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Sermons universitaires. Quinze sermons prêchés devant l'université d'Oxford de 1826 à 1843
Newman John Henry ; Renaudin Paul ; Nédoncelle Mau
AD SOLEM
40,40 €
Épuisé
EAN :9782970055914
Entre 1826 et 1843, John Henry Newman développa dans une série de sermons universitaires les grands thèmes de sa pensée : le lien entre la foi et la raison, la tradition et l'Église, la Révélation et sa transmission dans le temps, la conscience de l'homme et la vérité, le dogme et son développement. En arrière-fond de ses sermons apparaît le Mouvement d'Oxford et la réflexion que ses acteurs menaient alors sur la Révélation chrétienne face à la science et sa prétention de donner l'explication ultime de la réalité. Tout au long des quinze sermons qui forment ce recueil, c'est l'itinéraire intellectuel et spirituel de Newman qui se dessine, une quête de la vérité dont le pape Paul VI a pu dire qu'il ne s'en est trouvé aucune comparable sinon celle de saint Augustin. D'abord imprégnée par un calvinisme méfiant envers la raison, la pensée de Newman aboutira progressivement à un chef-d'?uvre d'équilibre, où la Révélation divine, telle que la transmet et l'interprète l'Église, vient parfaire de l'intérieur les exigences d'une authentique rationalité. Une pensée dont l'actualité apparaît dans toute sa lumière sous le pontificat de Benoît XVI.
Résumé : Les sermons de ce volume sont ordonnés selon le calendrier liturgique, de l'avent à l'entrée en carême, ceux de la deuxième partie de l'année formant le volume suivant. Les thèmes de prédication sont accordés aux différentes saisons liturgiques. Le titre choisi, La Sainteté chrétienne, en résume le thème majeur : la présence de Dieu en chaque baptisé, présence de l'Esprit saint qui accomplit en chacun l'?uvre du Christ. Pour entretenir cette présence qui suscite crainte et respect, mais aussi sérénité, joie et paix, Newman invite ses paroissiens à rester assidus à la prière et à la participation régulière, au repas du Seigneur, à entretenir en eux le recueillement et à éviter le péché. Dans les sermons de Noël, il prêche que cette présence est contenue en gage dans le mystère du Verbe incarné, dans les sermons pour le temps de l'Epiphanie et celui de la Septuagésime, il prêche l'efficacité de cette présence, c'est-à-dire de la grâce, pour la pratique des ?uvres. Il renvoie ainsi, dos à dos les tenants de la suffisance de la foi et ceux qui défendent la suffisance de nos mérites, à la suite de Pélage. Prédicateur et pasteur, Newman exhorte ses paroissiens et leur enseigne les mystères de la foi : de façon originale, il appuie sur les exemples donnés par le Christ la conduite qu'il propose. En dédiant ce tome, publié à la fin de l'année 1840, à Joshua Watson, il rendait hommage à l'action d'un laïc chrétien pour son Eglise.
1864. Newman est seul, ignoré, presque dédaigné dans l'Eglise catholique qu'il a rejointe vingt ans plus tôt. Profitant de ces circonstances, un intellectuel anglican, Charles Kingsley, défie l'ancien leader du Mouvement d'Oxford en mettant en cause l'honnêteté intellectuelle de sa conversion. Kingsley croyait enterrer un moribond. En réalité il venait de réveiller un lion. Newman répliqua immédiatement. Fouillant sa mémoire, réunissant lettres et documents, il produisit en quelques semaines l'histoire des raisons qui le conduisirent à devenir catholique: l'Apologia pro vita sua. Le livre retourna l'opinion de l'Angleterre. Dans la prose majestueuse de l'Apologia, le catholicisme rayonnait de cette "splendeur de la quitté en 1845. Mais ce rayonnement ne voulait pas être aveuglant.""Pour aller jusqu'au bout de ce qu'il jugeait la vérité, écrivait le pape PaulVI, Newman a renoncé à l'Eglise d'Angleterre non pas pour se séparer d'elle, mais pour l'accomplir. Il ne cessait pas de croire ce qu'il avait cru, mais il le croyait davantage encore, il avait porté sa foi anglicane jusqu'à sa plénitude. Une conversion est un acte prophétique. Newman a vécu l'histoire de la réunion future, de cette récapitulation en Jésus-Christ dont le moment nous est encore caché, mais à laquelle nous aspirons tous."
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert