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Saint Philippe Neri
Newman John Henry ; Beaumont Keith ; Veyriras Paul
AD SOLEM
40,40 €
Épuisé
EAN :9782940402656
John Henry Newman était âgé de quarante quatre ans lorsqu'il entra dans l'Eglise catholique. Quelle forme allait-il donner à sa nouvelle vie ? La culture qu'il avait reçue dans l'Anglicanisme le poussait à chercher un environnement où la liberté personnelle pourrait s'épanouir dans un cadre à la fois religieux et humaniste, comme celui qui avait été le sien à Oxford. Où retrouver un tel cadre dans le catholicisme ? La congrégation de l'Oratoire fondée par saint Philippe Neri, par la place qu'elle accordait à la culture, lui sembla être la forme la plus proche de ce qu'il avait voulu vivre dans l'Anglicanisme avec le Mouvement d'Oxford. Dans l'humanisme spirituel de saint Philippe, Newman voyait de manière vivante, incarnée - " réelle ", pour reprendre une expression qui lui était chère - la culture transfigurée par l'amour de charité infusé en nous par l'Esprit du Christ. En 1848, après avoir été ordonné prêtre à Rome, Newman rentra pour fonder le premier Oratoire d'Angleterre, qu'il installa à Birmingham. Ce livre réunit tous ses essais, articles et prières ayant pour thème saint Philippe Neri. Il donne les éléments indispensables pour comprendre l'itinéraire de sainteté de Newman dans l'Eglise catholique. John Henry Newman (1801-1890). Principal acteur du Mouvement d'Oxford. Son étude des Pères de l'Eglise le conduit au catholicisme en 1845. Il fonde l'Oratoire d'Angleterre en 1848 et est créé cardinal par Léon XIII en 1879. Benoît XVI l'a béatifié en septembre 2010.
Résumé : Les sermons de ce volume sont ordonnés selon le calendrier liturgique, de l'avent à l'entrée en carême, ceux de la deuxième partie de l'année formant le volume suivant. Les thèmes de prédication sont accordés aux différentes saisons liturgiques. Le titre choisi, La Sainteté chrétienne, en résume le thème majeur : la présence de Dieu en chaque baptisé, présence de l'Esprit saint qui accomplit en chacun l'?uvre du Christ. Pour entretenir cette présence qui suscite crainte et respect, mais aussi sérénité, joie et paix, Newman invite ses paroissiens à rester assidus à la prière et à la participation régulière, au repas du Seigneur, à entretenir en eux le recueillement et à éviter le péché. Dans les sermons de Noël, il prêche que cette présence est contenue en gage dans le mystère du Verbe incarné, dans les sermons pour le temps de l'Epiphanie et celui de la Septuagésime, il prêche l'efficacité de cette présence, c'est-à-dire de la grâce, pour la pratique des ?uvres. Il renvoie ainsi, dos à dos les tenants de la suffisance de la foi et ceux qui défendent la suffisance de nos mérites, à la suite de Pélage. Prédicateur et pasteur, Newman exhorte ses paroissiens et leur enseigne les mystères de la foi : de façon originale, il appuie sur les exemples donnés par le Christ la conduite qu'il propose. En dédiant ce tome, publié à la fin de l'année 1840, à Joshua Watson, il rendait hommage à l'action d'un laïc chrétien pour son Eglise.
Ecrit en 1945 à Littlemore, près d'Oxford, l'Essai sur le développement de la doctrine chrétienne a été pour Newman le moyen de résoudre le problème qui l'empêchait de rejoindre l'Eglise catholique: comment justifier les dogmes dont l'origine ne semble attestée ni dans l'Ecriture ni dans la tradition apostolique? Face à l'anglicanisme et à sa prétention d'avoir préservé la pureté de la doctrine primitive, Newman va élaborer une philosophie des formes de pensée qui est aussi une philosophie de l'histoire, car avec la Révélation, l'histoire est en quelque sorte devenue doctrine. Newman montre que les idées, comme les êtres vivants, demandent un temps de maturation. Le processus qui les conduit à leur forme achevée ne relève pas d'une évolution, mais d'un développement. Celui-ci implique que la forme finale soit conforme au type primitif. Ce qui requiert un principe d'homogénéité agissant à chaque phase du développement. Cette identité d'être à travers les changements de forme est précisément ce que Newman perçoit dans le motif que dessinent et la Révélation et l'élaboration de la doctrine. Avec les dogmes, l'Eglise n'ajoute rien à l'Evangile. Elle permet à la Révélation de nous parvenir aujourd'hui avec la même radicalité illuminative qu'à l'origine, intacte de toute hérésie. C'est là la raison d'être de l'Eglise catholique, que Newman rejoignit le 9 octobre 1845, alors qu'il achevait l'Essai sur le développement.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).