Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un don doit-il être gratuit ? Solidarité et philanthropie
Nestor Jean
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753543508
Pourquoi continuons-nous à donner dans des sociétés sans cesse plus soumises aux règles de l'échange marchand ? Serions-nous fondamentalement altruistes ou refuserions-nous d'admettre que seul l'intérêt du donnant-donnant nous guide ? Ces questions sont au coeur du débat intellectuel ouvert par l'Essai sur le don de Marcel Mauss. Celui-ci a révélé que la question de la nature du don, chose offerte ou geste d'amitié, était en relation directe avec les capacités anthropologiques de manier des symboles et agir intentionnellement qui organisent notre rapport aux autres. A partir d'une présentation de ces enjeux complexes, l'auteur montre qu'on confond souvent deux gestes différents sous la même appellation de " don ". L'un consiste à sacrifier quelque chose que l'on possède pour répondre aux besoins d'un autre ; l'autre est l'offre spontanée d'ouverture d'une relation d'humain à humain sans attente d'une contrepartie matérielle obligée. Le premier pose les questions de la possibilité et de la signification de l'altruisme ; le second, que l'auteur caractérise comme " don performatif ", n'a rien de désintéressé mais exprime un refus de rabattre les rapports humains sur l'échange des choses. Leur confusion conduit à occulter cette réalité plus profonde dont l'auteur s'attache à montrer qu'elle peut déboucher sur une conception pratique du don caractérisée par une subjectivité ouverte aux évènements du monde, une relation participative à la société et à la politique. La philanthropie, forme moderne du don sacrificiel, peut s'intégrer à cette conception pratique lorsqu'on la comprend comme geste d'irrespect des droits acquis.
Nestor Ivanovitch Makhno (1888-1934) est issu de la paysannerie pauvre d'Ukraine orientale, berceau des Cosaques zaporogues. Sous son impulsion, entre 1917 et 1921, le groupe communiste libertaire de Gouliaï-Polié prit la tête du formidable mouvement insurrectionnel paysan dont l'intervention contre les troupes d'occupation austro-allemandes, puis contre les armées blanches, infléchit de manière décisive le cours de la guerre civile russe. Mais l'épopée de la guerre des partisans ne constitue qu'un aspect de l'histoire de la Makhnovchtchina. Makhno et les siens se battaient pour un nouvel ordre social "où il n'y aurait ni esclavage ni mensonge, ni honte, ni divinités méprisables, ni chaînes, où l'on ne pourrait acheter ni l'amour ni l'espace, où il n'y aurait que la vérité et la sincérité des hommes". Sur un territoire de deux millions et demi d'habitants affranchi de tout pouvoir d'État, ils formèrent des communes agraires autonomes dotées des organes d'une démocratie directe: soviets libres et comités de base. Les insurgés makhnovistes croyaient sauver la révolution russe et mondiale - car ils ne luttaient pas seulement pour leur compte - et s'aperçurent trop tard qu'ils faisaient le jeu de la dictature d'un Parti-État dont les objectifs s'opposaient radicalement aux leurs. Malentendu tragique, non seulement pour eux-mêmes mais pour le projet révolutionnaire du xxe siècle - jusqu'à nos jours.
2011, au large de Kalamata, Grèce - James Nestor assiste aux championnats du monde d'apnée dans le cadre d'un reportage pour le magazine Outside. C'est un choc. Ce qu'il découvre l'effraie et le fascine. Avec une seule inspiration, des humains peuvent descendre jusqu'à cent mètres de fond et remonter, trois minutes plus tard, le sourire aux lèvres... Tout cela grâce à un héritage ancestral, le réflexe d'immersion, que nous partageons avec d'autres mammifères marins. Durant deux ans, le journaliste, qui a passé sa vie sur l'océan, mais ignore tout de ce qui se trouve sous la surface, va parcourir le globe et partir en quête des secrets des apnéistes, pour comprendre ce qui nous connecte physiologiquement, spirituellement à l'océan et aux créatures qui l'habitent. Il va rencontrer des personnages hors-norme, qui révolutionnent les connaissances sur l'océan en marge des laboratoires et de la recherche académique. Avec eux, il va "se mouiller", et apprendre l'apnée pour pouvoir étudier la communication des dauphins, résoudre le problème des requins mangeurs d'homme de la Réunion, ou se retrouver nez à nez avec le plus grand prédateur de la planète, le grand cachalot. Dans sa descente au coeur des mystères de l'océan, de la surface aux abysses où a pu apparaître la vie sur Terre, il partagera aussi le quotidien de chercheurs qui étudient les coraux en vivant dans des habitats sous-marins et explorer les grands fonds pour découvrir ses habitants bioluminescents à bord d'un sous-marin bricolé avec des pièces de plomberie... Un périple aux frontières de la science à couper le souffle qui transforme notre vision de l'océan.
Ponce Néstor ; Blanca Antoine ; Mérian Jean-Yves ;
Il est des périodes charnières dans l'histoire de l'humanité qui marquent l'avenir et suscitent des interrogations sur le passé. Tel est le cas de l'Amérique latine des années 70, qui a été la scène d'affrontements violents et généralisés comme on en avait rarement vu au cours des siècles. Dans un monde encore partagé entre l'Est et l'Ouest, dans lo prolongation des effets de la Guerre Froide, les pays latino-américains cherchaient des voies politiques originales. Une répression sans précédent s'est alors abattue sur ces sociétés. L'autoritarisme s'y est imposé. Le discours autoritaire, la vision unilatérale et sans partage ont tenté d'étouffer toute voix discordante. Comment ce discours a-t-il pu s'imposer ? Quels sont les mécanismes qui ont permis sa reproduction ? De quelle manière les médias, les artistes, la société en générale ont-ils contré cette parole omniprésente ? A travers un regard transversal et pluridisciplinaire qui associe la sociologie, l'histoire, la linguistique et les études culturelles et littéraires, les spécialistes des questions latino-américaines du Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches sur les Amériques (LIRA/ERILAR, Rennes 2) proposent des réponses et rappellent qu'il faut des générations pour reconstruire la mémoire, pour revisiter les couloirs de l'histoire cachée, pour faire émerger la vérité, avant que la reconstruction de l'être humain ne soit possible. . . Néstor Ponce est professeur de littérature hispano-américaine à l'université Rennes 2. Il a publié une dizaine d'essais et anthologies en Argentine, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Mexique.
Le Guide pour la déclaration des prix de transfert au Gabon est le premier ouvrage du genre publié et couvrant cette problématique de fiscalité internationale pour le cas spécifique du Gabon. Cette obligation est assez récente et le Gabon fait figure de pays disposant d'un des corpus fiscaux les plus drastiques en matière des prix de transfert, notamment au regard des principes directeurs et standards de l'OCDE. Cet ouvrage traite dans un style simple et illustré les enjeux fondamentaux rattachés à ce sujet qui mobilise des organismes internationaux et les administrations fiscales à l'échelle mondiale. Le guide fournit une démarche pas à pas pour la compréhension des obligations gabonaises en matière de prix de transfert, l'identification des risques et points d'attention fiscaux, ainsi que des commentaires lignes à lignes sur le processus de préparation des formulaires fiscaux. Il est adapté à la fois aux professionnels aguerris en matière fiscale, aux responsables d'entreprises, aux professionnels désireux de découvrir la matière et même aux contrôleurs fiscaux.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour