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Les deux Républiques françaises
Nemo Philippe
PUF
16,23 €
Épuisé
EAN :9782130558880
La gauche française a lancé une OPA sur la République, ce qui lui permet de dire que la droite, quand elle n'est pas socialisante et étatiste, est anti-républicaine. Pourtant, la République n'a pas été fondée en 1875 par les républicains socialistes et communistes, mais par des monarchistes constitutionnels constatant qu'aucune des trois dynasties ayant régné en France ne pouvait désormais s'imposer, et par des républicains modérés qui avaient approuvé l'écrasement de la Commune et étaient hostiles à tout collectivisme. Si l'OPA a plus ou moins réussi, c'est que la gauche détient l'école depuis des décennies. Elle a donc pu diffuser un catéchisme " républicain " largement fondé sur des mythes : que la gauche jacobine aurait été l'origine de l'État de droit et de la démocratie, alors qu'en réalité elle a toujours usé de violences et n'a jamais pratiqué de bonne foi les élections ; qu'elle aurait été laïque, alors qu'elle a été laïciste, c'est-à-dire fanatique d'une religion de substitution, le révolutionnarisme ; qu'elle aurait été seule à défendre Dreyfus et donc les droits de l'homme, alors que c'est elle qui a fourni les gros bataillons de l'antidreyfusisme et de l'antisémitisme avant de s'amender, au dernier moment, par tactique politicienne ; enfin qu'elle aurait seule lutté contre le nazisme, alors qu'en réalité des radicaux, des socialistes et des communistes ont joué un rôle moteur à Vichy et dans la collaboration. Si l'on veut que la République redevienne le bien commun de tous les Français, il convient donc d'analyser et de rectifier ces mythes. C'est ce que fait ici Philippe Nemo, à la faveur d'un examen critique de la vie politique française depuis deux siècles
Résumé : La gauche a lancé une OPA sur la République, ce qui lui permet de dire que la droite, quand elle n?est pas socialisante et étatiste, est anti-républicaine. Si l?OPA a plus ou moins réussi, c?est que la gauche détient l?école depuis des décennies. Elle a donc pu diffuser un catéchisme "républicain" fondé sur des mythes : que la gauche jacobine aurait été l?origine de l?Etat de droit et de la démocratie, alors qu?en réalité elle a toujours usé de violences et n?a jamais pratiqué de bonne foi les élections ; qu?elle aurait été laïque, alors qu?elle a été laïciste, fanatique d?une religion de substitution, le millénarisme ; qu?elle aurait été seule à défendre Dreyfus, alors que c?est elle qui a fourni les gros bataillons de l?antidreyfusisme et de l?antisémitisme avant de s?amender par tactique politicienne ; enfin, qu?elle aurait seule lutté contre le nazisme, alors qu?en réalité des radicaux, des socialistes et des communistes ont joué un rôle moteur à Vichy et dans la collaboration.
Résumé : Depuis quelque deux siècles, un mélange de recherches intellectuelles sincères et de propagande avait voulu nous convaincre des erreurs et des fautes du christianisme et, ultimement, de son insignifiance. Or il se trouve que cet effort est aujourd?hui épuisé. L?athéisme est mort de sa belle mort, en ce qu?il n?a su mener à leur terme les programmes de recherche qu?il s?était assignés et pour lesquels il a pourtant disposé de tout le temps nécessaire. Il n?a su proposer de philosophie valide donnant sens à l?existence humaine. Probablement entraînera-t-il sous peu dans sa chute le nihilisme, cet autre triste produit de la culture européenne des derniers siècles. Dans ce silence de l?athéisme, la voix du christianisme peut de nouveau se faire entendre. Le christianisme redevient le grand enjeu intellectuel de notre époque.
Présentation de l'éditeur Dans la fable de La Fontaine « Le chien et le loup », la vie du loup est présentée comme plus belle que celle du chien, parce que l'un est libre, alors que l'autre est attaché. Le propos du livre est de savoir si La Fontaine a raison. Beauté et liberté sont-elles indissociables ? Si tel est le cas, quelles conclusions politiques peut-on en tirer ? Existe-t-il un enjeu plus profond, métaphysique, dans l'alternative d'être « chien » ou « loup » ? Le livre esquisse d'abord les contours d'une anthropologie philosophique où les places respectives de la beauté et de la liberté dans la structure de l'esprit humain sont précisées sont interrogés à cet égard de nombreux auteurs, de Platon à Plotin, de Grégoire de Nysse à Pic de la Mirandole, de Kant à Proust. Puis il montre comment la servitude enlaidit les existences humaines, ce qui n'est pas vrai seulement de la servitude absolue des totalitarismes, mais aussi de la demi-servitude instaurée par les socialismes dits modérés. Il examine ensuite ce qu'est une vie libre et créatrice de beautés, en soulignant le rôle qu y jouent la contingence, l'imprévu, et la possibilité qu'y survienne du nouveau, comme dans un voyage. Sur ces bases, il montre que seule une vie libre peut avoir un sens.
Qu"est-ce que la musique? A-t-elle un sens, exprime-t-elle des sentiments, des pensées, ou n" est-elle qu"un jeu formel sur les notes? À ces questions, philosophes et esthéticiens n" ont apporté jusqu"à présent que des réponses imprécises et contradictoires. Le présent ouvrage propose donc un détour méthodologique: narrer une vie musicale entière afin qu" on puisse comprendre quels liens concrets la musique entretient avec l"environnement humain, social, physique d un sujet, et quelle est la relation entre la maturation spirituelle de ce sujet et les différents types de musique qu" il découvre et savoure à chaque étape de son « chemin ». Ce qui permet d"esquisser, dans une seconde partie, une philosophie de la musique où sont analysées les régions de l" être auxquelles la musique nous donne accès: vie, monde, psychologie, grandes questions métaphysiques. La conclusion est que la musique est un logos à part entière ayant vocation à « montrer » ce que, selon Wittgenstein, le langage verbal doit « taire ». La musique est partie intégrante de la pensée humaine.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein