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Judaïsme et franc-maçonnerie. Histoire d'une fraternité
Nefontaine Luc ; Schreiber Jean-Philippe
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226117373
Par sa volonté d'être le " Centre de l'Union " entre les hommes, mais aussi par sa symbolique fondée sur le modèle du Temple de Salomon ou par les hébraïsmes qui foisonnent dans ses rituels, la franc-maçonnerie ne pouvait qu'entrer en sympathie naturelle avec le monde du judaïsme. Pourtant, les premiers francs-maçons, protestants ou catholiques, n'ont pas accepté immédiatement d'initier des " frères " juifs dans leurs loges. Et les trois siècles d'histoire de la maçonnerie ne sont pas vierges de tout préjugé antisémite, notamment en Allemagne. Luc Nefontaine et Jean-Philippe Schreiber, enseignants de l'Université libre de Bruxelles, spécialistes respectivement de la franc-maçonnerie et du judaïsme, retracent ici le parcours complexe qui conduisit juifs et francs-maçons de la défiance au dialogue, en passant par le difficile exercice de la tolérance. Ils étudient aussi l'émergence d'un certain discours de haine qui, à partir de la fin du XIXe siècle, s'en est pris au prétendu " complot judéo-maçonnique ". A travers cette fresque passionnante, la franc-maçonnerie se révèle une extraordinaire école de fraternité, qui aura été pour les juifs le creuset social et philosophique où se préparait leur émancipation.
Luc Nefontaine, Docteur en Philosophie et Lettres (ULB), historien des religions, est un spécialiste renommé de l'étude du fait religieux. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la symbolique, l'initiation, les sociétés dites secrètes, la franc-maçonnerie, l'Opus Dei, etc.
Rassembler autour d'un idéal spirituel et d'un besoin de solidarité, en dehors de l'Eglise et des corps constitués, dans le secret et la liberté de la loge, tel est le projet maçonnique. Née au XVIIIe siècle en Angleterre, la free masonry a essaimé en France puis en Europe. Teintée d'ésotérisme, spiritualiste, ou au contraire athée, cette fraternité discrète a connu en trois siècles des persécutions, des schismes, mais aussi, dans son combat pour la liberté et le progrès social, ses heures de gloire. L'institution des origines est aujourd'hui morcelée en de multiples obédiences. Luc Nefontaine restitue l'épaisseur historique et la complexité d'un mouvement de pensée mal connu, qui, au-delà du goût du secret et du symbolisme dont il est empreint, trace la voie d'une certaine forme d'humanisme et d'altruisme.
Un recueil de sentences remâchées par un auteur un peu zinzin, cynique, anar et franc-mac de surcroît. Bref, peu recommandable... Avec son ami Didier Casten, il signe ici un petit ouvrage qui marquera peut-être la première moitié du 21e siècle. Un livre à lire au premier degré, au deuxième degré, au troisième degré parfois. Pas plus. C'est déjà pas mal.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin