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La connaissance mystique. Emergences et frontières
Nef Frédéric
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204113816
La mystique occidentale, qui comporte à la fois la théologie négative et les techniques de contemplation, est généralement considérée comme une expérience au-delà de toute expérience, une connaissance par-dessus toute connaissance. Frédéric Nef montre que la mystique obéit, au contraire, aux normes habituelles de toute expérience, même si son objet "l'union avec le divin", dépasse les horizons de l'expérience commune. L'auteur ne refuse pas d'appliquer à la connaissance mystique les normes de la connaissance, en ce qui concerne notamment la justification des croyances et le rôle premier de la perception. Cette thèse va donc à contre-courant de la manière traditionnelle de concevoir la mystique "un territoire perdu de l'ineffabilité" , en rapatriant la connaissance mystique sous l'autorité rectrice de l'épistémologie, et en favorisant des comparaisons fructueuses avec la science et la philosophie. Un maître-ouvrage.
L'objet en général, le x kantien, le quelque chose en général, l'objet comme tel apparaissent comme des concepts ultimes de l'ontologie. Cette dernière peut-elle être identifiée à une théorie de l'objet ? Qu'en est-il des relations conceptuelles et historiques entre théorie de l'objet et ontologie formelle ? La réponse à ces questions passe par une série de recherches : une réévaluation du projet bolzanien et husserlien d'ontologie formelle, une discussion des problèmes épineux posés par la théorie meinongienne de l'objet, problèmes qui l'ont exposé aux critiques de Brentano, Husserl et Russell, et enfin une enquête sur les apophatismes sémantiques (Wittgenstein), les réductions physicalistes (Quine).Si l'objet a pu être dit un mythe, la destruction de ce mythe, laisse intacte la question de l'objet quelconque. Toute réflexion sur la variable, les objets mathématiques, les individus possibles ou futurs rend urgente sa discussion. C'est ce qui est débatu ici, en distinguant soigneusement les types ontologiques d'objets, comme les objets incomplets, arbitraires et quelconques.Le présent ouvrage qui examine de manière détaillée la problématique de l'objet quelconque, propose un état des lieux de l'ontologie formelle en tant que projet intellectuel complémentaire des sciences cognitives et une histoire métaphysique de l'objet ; il contient en outre, avec une explication de l'ontologie de la variable envisagée dans le cadre des nouvelles ontologies formelles, une introduction à la métaphysique du réalisme modal.
La réalité est pensée métaphysiquement sous les concepts d'essence, de propriété et de chose. Si le sens commun affirme que les choses ont des propriétés, certains philosophes ont soutenu qu'il existe des choses dépourvues de propriétés. Si le sens commun est attentif à la singularité du sensible, la science, elle, exige la nécessité des lois et use d'universaux. L'étude de la perception, renouvelée par les sciences de la nature pose la question de son objet: situations? universaux? propriétés? La question est donc posée de la nature des propriétés: concepts, prédicats, particuliers concrets ou abstraits. Individuelles ou universelles? Frédéric Nef développe une réponse détaillée, en confrontant science, perception et langage. Il admet deux catégories fondamentales, l'objet et la propriété, dans une ontologie réaliste de la perception. A la question de l'universel et du particulier se substitue celle de l'abstrait et du concret. Il s'interroge sur la double nature abstraite et concrète des propriétés individuelles et soutient que le concret est composé ultimement de particuliers abstraits. En ce sens, cet ouvrage s'inscrit dans le courant d'essentialisme scientifique qui prend le risque de développer un réalisme métaphysique normatif. Biographie de l'auteur Frédéric Nef, philosophe et historien de la philosophie, est directeur d'études à l'E.H.E.S.S. Il est membre de l'Institut Jean-Nicod et de l'Institut Marcel-Mauss.
Résumé : En physique (ensemble vide, vide quantique, etc.), en philosophie mais aussi en mystique et même dans la vie courante, le terme de vide occupe une place centrale. Le terme lui-même, dans la langue française, reste très équivoque, alors qu?il existe, en anglais, au moins trois mots pour le désigner : emptiness, void, vacuum. Cet ouvrage commencera donc par dégager les différents sens du vide et analyser le concept de manière rigoureuse dans les domaines où il est employé et à la lumière de sa longue histoire. La thèse qui accompagne cette analyse est qu?il existe un lien entre les changements dans le domaine de la physique et les mutations de la réflexion politique. On peut voir ce lien à l?oeuvre dans l?atomisme antique, la naissance de la physique moderne au XIVe siècle et chez Pascal où la ruine du cosmos va de pair avec l?émergence d?un machiavélisme chrétien renouvelant les thèmes de l?augustinisme politique. Mais ce qui est visible dans le passé l?est moins dans le présent. Cet ouvrage s?efforcera de montrer que, dans la théorie politique contemporaine, le totalitarisme, qui est une manifestation du nihilisme, est en fait à la fois une affirmation du vide et un refus du vide, ce qui conduit à réfléchir sur le sens du " rien " ou du " néant " à l?oeuvre ici. Toutes les figures du totalitarisme nihiliste sont des figures du plein : sujet plein, apologie des frontières, refus de la surface, fusion des relations sociales dans la plénitude de la masse etc. Il ne s?agit pas d?opposer mécaniquement à cette plénitude du néant un vide fondé sur le dynamisme et la liberté du rien, mais de discerner l?importance du concept de vide. Il ne s?agit pas de faire du vide un opérateur critique dans la théorie politique, mais de montrer que l?ontologie de la physique contemporaine est un abandon du plein sous toutes ses formes, et que cela confère peut-être les moyens de construire une métaphysique critique, radicalement critique.
Comment les coquillages ramassés sur le sable à marée basse peuvent-ils nous aider à penser le lien entre l'esprit et la matière ? Voici un livre essentiel qui, de Thalès à Whitehead en passant par Kepler et Leibniz, renoue avec un pan déterminant de la pensée occidentale afin d'explorer à nouveaux frais ce que sont la perception et la conscience, l'émergence et le panpsychisme, ces concepts-clés pour qui se soucie aujourd'hui de réinterpréter la relation entre matérialité et spiritualité. La nature est vivante ! Tel est le constat en apparence évident que pose ici Frédéric Nef. Mais c'est autrement qu'attendu qu'il nous invite à réfléchir aux fondements philosophiques qui, loin des a priori militants de tous bords, légitiment cet énoncé. Et qu'il nous propose de plonger dans une contemplation méditative du monde qui nous entoure, seule à même de nous en faire percer l'énigme. Afin que, ouvrant les yeux sur la renversante vitalité qui embrasse les formes du règne animal et, au-delà, jusqu'au plus simple des végétaux ou des minéraux, nous redécouvrions qu'il est merveille. Un livre qui allie écologie profonde et profondeur de la pensée, par un des grands philosophes contemporains.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.