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LES PROPRIETES DES CHOSES EXPERIENCE ET LOGIQUE
NEF
VRIN
37,00 €
Épuisé
EAN :9782711618224
La réalité est pensée métaphysiquement sous les concepts d'essence, de propriété et de chose. Si le sens commun affirme que les choses ont des propriétés, certains philosophes ont soutenu qu'il existe des choses dépourvues de propriétés. Si le sens commun est attentif à la singularité du sensible, la science, elle, exige la nécessité des lois et use d'universaux. L'étude de la perception, renouvelée par les sciences de la nature pose la question de son objet: situations? universaux? propriétés? La question est donc posée de la nature des propriétés: concepts, prédicats, particuliers concrets ou abstraits. Individuelles ou universelles? Frédéric Nef développe une réponse détaillée, en confrontant science, perception et langage. Il admet deux catégories fondamentales, l'objet et la propriété, dans une ontologie réaliste de la perception. A la question de l'universel et du particulier se substitue celle de l'abstrait et du concret. Il s'interroge sur la double nature abstraite et concrète des propriétés individuelles et soutient que le concret est composé ultimement de particuliers abstraits. En ce sens, cet ouvrage s'inscrit dans le courant d'essentialisme scientifique qui prend le risque de développer un réalisme métaphysique normatif. Biographie de l'auteur Frédéric Nef, philosophe et historien de la philosophie, est directeur d'études à l'E.H.E.S.S. Il est membre de l'Institut Jean-Nicod et de l'Institut Marcel-Mauss.
Cet ouvrage porte sur les modalités spécifiques de l'islamisation au Maghreb. Dans une première partie, l'accent est mis sur l'orientalisation que supposaient l'imitation et l'adaptation de modèles nés en Orient, qu'ils soient religieux, culturels ou politiques. Dans la seconde, sont livrés les résultats d'une enquête sur la construction de légitimités politiques propres : on y voit comment, d'une légitimation importée (délégation du calife, appropriation de doctrines d'origine orientale, adoption massive de l'orthodoxie par le biais du malikisme), les gouvernements et les mouvements religieux du Maghreb sont progressivement passés à une légitimation émancipée de l'Orient.
Kant, nous a-t-on appris, a signé la condamnation de la métaphysique. Désormais réduite à un corpus de textes à jamais clos, il nous reviendrait de l'analyser, voire de la déconstruire. Place, sur la scène philosophique actuelle, à l'herméneutique, à la phénoménologie, aux sciences cognitives, toutes choses qui ont rompu leurs amarres d'avec la métaphysique. Déclarée morte, de l'ancienne "Reine des Sciences" il ne reste que son anatomie spectrale - à savoir l'histoire de ses grands moments (Duns Scot et l'ontologie médiévale, Kant et l'ambiguïté de sa critique). Frédéric Nef, qui reformule la question posée par Heidegger en 1929, montre l'inverse: la métaphysique est parmi nous. Nombreux sont les philosophes modernes et contemporains qui s'en réclament ou la relancent - de Russell à McTaggart, de Whitehead à Armstrong, de Kripke à Lewis: ils prennent pour objet la structure ultime du monde grâce aux concepts fondamentaux d'essence, d'existence, de propriété, d'objet, de monde et de possibilité. Vivante, la métaphysique connaît à l'heure actuelle une mutation de son histoire et de son concept, qui éclaire rétrospectivement ses différents moments. Frédéric Nef, dans ce traité - genre abandonné depuis un demi-siècle -, permet au lecteur de découvrir des oeuvres trop souvent méconnues et d'ouvrir sa fenêtre sur un autre monde.
Ce volume est le fruit d'une enquête collective portant sur la construction d'un espace économique ou d'espaces économiques en Méditerranée dans la seconde moitié du Moyen Age (XIe-XVIe siècle), une question peu abordée jusqu'ici en tant que telle. En effet, trop souvent ces unités sont conçues comme des espaces quasi naturels ou, au mieux, politiques, au sein desquels les activités économiques se développent et les stratégies se déploient. Mais peut-on entendre ces espaces seulement comme des cadres géographiques et écologiques plus ou moins favorables et mis en valeur ou bien comme les lieux d'un investissement politique plus ou moins complexe et théorisé ? Les auteurs ont entrepris d'examiner la question depuis l'économie. Comment s'est construit et a été perçu l'espace économique au sein de la Méditerranée ? Quels sont les instruments, les pratiques et les acteurs qui l'ont structuré ? Telles sont quelques-unes des interrogations qui les ont guidés dans cette enquête. Il s'agit donc moins ici de retracer les échanges et les flux afin de dessiner une géographie économique, et surtout commerciale, que de mettre en lumière les institutions mobilisées pour structurer cette dernière, ainsi que les conceptions et représentations de l'espace qui l'accompagnaient.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.