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L'esprit vivant de la nature. Lâme et la matière
Nef Frédéric
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204171632
Comment les coquillages ramassés sur le sable à marée basse peuvent-ils nous aider à penser le lien entre l'esprit et la matière ? Voici un livre essentiel qui, de Thalès à Whitehead en passant par Kepler et Leibniz, renoue avec un pan déterminant de la pensée occidentale afin d'explorer à nouveaux frais ce que sont la perception et la conscience, l'émergence et le panpsychisme, ces concepts-clés pour qui se soucie aujourd'hui de réinterpréter la relation entre matérialité et spiritualité. La nature est vivante ! Tel est le constat en apparence évident que pose ici Frédéric Nef. Mais c'est autrement qu'attendu qu'il nous invite à réfléchir aux fondements philosophiques qui, loin des a priori militants de tous bords, légitiment cet énoncé. Et qu'il nous propose de plonger dans une contemplation méditative du monde qui nous entoure, seule à même de nous en faire percer l'énigme. Afin que, ouvrant les yeux sur la renversante vitalité qui embrasse les formes du règne animal et, au-delà, jusqu'au plus simple des végétaux ou des minéraux, nous redécouvrions qu'il est merveille. Un livre qui allie écologie profonde et profondeur de la pensée, par un des grands philosophes contemporains.
Résumé : La mystique occidentale, qui comporte à la fois la théologie négative et les techniques de contemplation, est généralement considérée comme une expérience au-delà de toute expérience, une connaissance par-dessus toute connaissance. Frédéric Nef montre que la mystique obéit, au contraire, aux normes habituelles de toute expérience, même si son objet "l'union avec le divin", dépasse les horizons de l'expérience commune. L'auteur ne refuse pas d'appliquer à la connaissance mystique les normes de la connaissance, en ce qui concerne notamment la justification des croyances et le rôle premier de la perception. Cette thèse va donc à contre-courant de la manière traditionnelle de concevoir la mystique "un territoire perdu de l'ineffabilité" , en rapatriant la connaissance mystique sous l'autorité rectrice de l'épistémologie, et en favorisant des comparaisons fructueuses avec la science et la philosophie. Un maître-ouvrage.
Est-elle insulaire, britannique, anticontinentale, extra-européenne, frontalement antimétaphysique, résolument rivée au langage et traçant pour seul horizon possible l?unique vérité des propositions logiques non contradictoires? Est-elle d?origine européenne, plus précisément austro-allemande, donc née au coeur même des terres de la métaphysique dont elle serait une dérivation appauvrie car refusant toute réalité transcendante? Le débat, nourri depuis plus d?un demi-siècle, se poursuivra dans les mêmes termes le siècle prochain, comme tout dialogue entre philosophes qui s?abreuvent de clichés au Dictionnaire des idées reçues. Le débat révèle son inanité, en revanche, si l?approche de la philosophie analytique se fait non plus en termes géographiques, mais en contrastes dans le temps. Car la philosophie analytique est d?abord en dialogue avec les autres courants de la philosophie, en échange de thèmes et de perspectives, portée par des générations quirenouvellent leurs objets, questions et préoccupations.
Résumé : En physique (ensemble vide, vide quantique, etc.), en philosophie mais aussi en mystique et même dans la vie courante, le terme de vide occupe une place centrale. Le terme lui-même, dans la langue française, reste très équivoque, alors qu?il existe, en anglais, au moins trois mots pour le désigner : emptiness, void, vacuum. Cet ouvrage commencera donc par dégager les différents sens du vide et analyser le concept de manière rigoureuse dans les domaines où il est employé et à la lumière de sa longue histoire. La thèse qui accompagne cette analyse est qu?il existe un lien entre les changements dans le domaine de la physique et les mutations de la réflexion politique. On peut voir ce lien à l?oeuvre dans l?atomisme antique, la naissance de la physique moderne au XIVe siècle et chez Pascal où la ruine du cosmos va de pair avec l?émergence d?un machiavélisme chrétien renouvelant les thèmes de l?augustinisme politique. Mais ce qui est visible dans le passé l?est moins dans le présent. Cet ouvrage s?efforcera de montrer que, dans la théorie politique contemporaine, le totalitarisme, qui est une manifestation du nihilisme, est en fait à la fois une affirmation du vide et un refus du vide, ce qui conduit à réfléchir sur le sens du " rien " ou du " néant " à l?oeuvre ici. Toutes les figures du totalitarisme nihiliste sont des figures du plein : sujet plein, apologie des frontières, refus de la surface, fusion des relations sociales dans la plénitude de la masse etc. Il ne s?agit pas d?opposer mécaniquement à cette plénitude du néant un vide fondé sur le dynamisme et la liberté du rien, mais de discerner l?importance du concept de vide. Il ne s?agit pas de faire du vide un opérateur critique dans la théorie politique, mais de montrer que l?ontologie de la physique contemporaine est un abandon du plein sous toutes ses formes, et que cela confère peut-être les moyens de construire une métaphysique critique, radicalement critique.
Yves Simon est médecin psychiatre, François Nef est psychologue. Tous deux sont spécialistes des conduites alimentaires et de la thérapie comportementale et cognitive. Le Dr Simon est directeur du progamme anorexie/boulimie à L'Université Libre de Bruxelles. Tous les deux travaillent aux "Cliniques Universitaires de Bruxelles - Hopital Erasme" et au "Domaine - ULB - Erasme" à Braine l'Alleud en Belgique. Ils enseignent à l'Université.