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L'identité culturelle itón. Essai anthropo-philosophique sur le groupe Etón - Manguissa - Batsenga
Ndzomo-Molé Joseph
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782343235110
Cet ouvrage porte sur l'identité culturelle des trois principales composantes tribales de la Lékié, ici appelées E-M-B (Etón-Manguissa-Batsenga). En fait, il s'agit de trois composantes principales, parce qu'il y en a une minoritaire, les Tsinga, qu'il ne faut précisément pas confondre avec les Batsenga, leurs voisins : ils sont tout aussi distincts dans le Mbam-et-Kim, d'où ils sont originaires comme la plupart des "Lékiésiens" précoloniaux. Ce travail, animé de bout en bout par l'esprit critique, n'a pas vocation à se satisfaire de "la raison paresseuse" (Kant), qui rattacherait les tribus à la descendance d'un ancêtre éponyme, par exemple Etóno ou Itóno, ou encore Itóno-Bëti, pour la tribu de ce nom. La légende du Serpent, le pont mystérieux opportunément apparu devant les Bëti talonnés par des ennemis victorieux, grâce auquel les fuyards auraient traversé le Fleuve (Dzom), la Sanaga, est l'objet d'une interprétation rationnelle empruntant à la psychanalyse : c'était "le rêve ancestral de la modernité". Les autres composantes, Etón et Manguissa, se sont formées après la Traversée ; l'explication emprunte à l'idée épicurienne du "clinamen" - le hasard : il y a eu agrégation de nouvelles entités à partir d'une émigration-explosion, Móli ou Móle, qui a eu lieu sur la rive droite de la Sanaga. Le livre tire donc toutes les conséquences possibles d'une idée suggérée par ces images d'explosion et d'agrégation, une idée dont la formule est empruntée à Descartes et à Sartre : il n'y a pas d'essence E-M-B ; on ne naît pas Bëti ou Bamiléké, on le devient. De là les réflexions sur le multiculturalisme.
L'objectif de cet ouvrage est de montrer que la philosophie de Descartes, le penseur de la pensée, n'a rien perdu de son actualité, et notamment que l'Africain gagnerait à penser avec lui, à revisiter avec lui des problématiques actuelles comme celles de l'altérité, de la mondialisation ou du langage philosophique. Aussi l'auteur soutient-il que si la maxime cogito, ergosum est effectivement quelque chose de nouveau, de révolutionnaire, de moderne, c'est parce que, par ce retour à la pensée comme instance normative, Descartes a en réalité réhabilité l'homme, rendant ainsi intellectuellement possible tout le mouvement qui s'est traduit par la révolution industrielle et le mouvement des Lumières, auxquels le monde contemporain est redevable de ce qu'il a de mieux.
Dans cet essai philosophique et dialectique, le professeur Marcien Towa esquisse une odyssée de la raison: il croit fermement à la puissance de la raison humaine et, par le fait même, démontre la spécificité de la philosophie: elle est, par essence, critique de la raison et sa mise en oeuvre effective pour ouvrir de nouveaux horizons de liberté, d'autonomie personnelle, sociale, politique et économique. La primauté et l'universalité de l'intelligence comme principes dynamiques de changement, de dépassement jusqu'à l'infini, sont affirmés. Aussi l'auteur, qui a marqué la pensée africaine dans les années 1970 et 1980, porte-t-il, en tant que philosophe, une critique radicale à tout ce qui frise l'ethnophilosophie, la superstition, le racialisme et les mouvements culturalistes de la négritude.
Ndzomo-Molé Joseph ; Njoh Mouelle Ebénézer ; Mono-
Le néologisme "ploutomanie" désigne le désir immodéré de la richesse et des honneurs publics, et la "mentalité digesto-festive" renvoie à l'éthique du jouisseur, à la tournure d'esprit du "goinfro-fêtard". A l'échelle de l'individu, ces deux pathologies représentent deux maladies qui vont ensemble, comme le diabète et l'hypertension artérielle... A l'échelle sociale, elles apparaissent comme des phénomènes de société, des types de comportement global que les individus d'une société croient devoir ratifier, une mode à laquelle l'homme soi-disant ou prétendument normal a tendance à adhérer. Ce sont des formes liées de délinquance et de déviance, des avatars de la société de consommation, des sous-produits d'une communauté minée par la corruption, allergique à la pensée, dominée par l'éthique du banquet, diminuée par l'anomie, et où seul le riche a pignon sur rue et voix au chapitre. Ce livre propose une réforme des mentalités, un retour à la pensée et à la morale.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.