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Autopsie de la "ploutomanie" et de l'esprit de jouissance. Critique de la mentalité "digesto-festive
Ndzomo-Molé Joseph ; Njoh Mouelle Ebénézer ; Mono-
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343021232
Le néologisme "ploutomanie" désigne le désir immodéré de la richesse et des honneurs publics, et la "mentalité digesto-festive" renvoie à l'éthique du jouisseur, à la tournure d'esprit du "goinfro-fêtard". A l'échelle de l'individu, ces deux pathologies représentent deux maladies qui vont ensemble, comme le diabète et l'hypertension artérielle... A l'échelle sociale, elles apparaissent comme des phénomènes de société, des types de comportement global que les individus d'une société croient devoir ratifier, une mode à laquelle l'homme soi-disant ou prétendument normal a tendance à adhérer. Ce sont des formes liées de délinquance et de déviance, des avatars de la société de consommation, des sous-produits d'une communauté minée par la corruption, allergique à la pensée, dominée par l'éthique du banquet, diminuée par l'anomie, et où seul le riche a pignon sur rue et voix au chapitre. Ce livre propose une réforme des mentalités, un retour à la pensée et à la morale.
En observant Mamoudou Gassama, jeune Malien immigré clandestin à Paris, escaladant un immeuble pour sauver un petit Français suspendu au quatrième étage et passant subitement, grâce à cet acte héroïque, du statut de quidam à celui d'une célébrité reçue par des chefs d'états, on est amené à réfléchir sur le courage, l'héroïsme et le phénomène migratoire en Europe, qui est sans doute un signe des temps de la mondialisation. L'auteur propose l'organisation de sommets sur la migration : à l'échelle de l'Afrique, qui perd en cerveaux et en bras rentabilisables pour son propre compte et à l'échelle de l'Europe, grande plaignante.
Le "Yes, we can" de Barack Obama ne s'adresse pas aux seuls Noirs américains, mais à tous les déshérités du monde. C'est un message dont nous devons nous saisir pour cesser de nous complaire dans la paresse, les consciences rassérénées par l'excuse facile d'être maudits. Il est temps de valoriser le mérite au détriment des considérations tribales, afin qu'émergent d'autres Barack Obama, non pas aux Etats-Unis, mais dans une Afrique. démocratique, libre, tolérante et prospère. Le "cas Obama", né d'un père kenyan dont le grand-père est vraisemblablement né à Womkoa, dans l'actuel département de la Lékié au Cameroun, mais qui devient le chef de l'Etat le plus ; puissant de la planète, montre donc que le modèle américain est exemplaire, et : incite à l'optimisme historique ; ou plutôt le réalisme historique invite à savoir qu'avec les hommes, qu'avec l'Homme, rien n'est impossible, excepté ce qui n'est pas naturel, qu'il n'y a pas de scénario historique a priori absurde, que l'histoire en cours est le domaine auquel conviennent le moins les déclarations de type apodictique ou oraculaire.
Dans cet essai philosophique et dialectique, le professeur Marcien Towa esquisse une odyssée de la raison: il croit fermement à la puissance de la raison humaine et, par le fait même, démontre la spécificité de la philosophie: elle est, par essence, critique de la raison et sa mise en oeuvre effective pour ouvrir de nouveaux horizons de liberté, d'autonomie personnelle, sociale, politique et économique. La primauté et l'universalité de l'intelligence comme principes dynamiques de changement, de dépassement jusqu'à l'infini, sont affirmés. Aussi l'auteur, qui a marqué la pensée africaine dans les années 1970 et 1980, porte-t-il, en tant que philosophe, une critique radicale à tout ce qui frise l'ethnophilosophie, la superstition, le racialisme et les mouvements culturalistes de la négritude.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.