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VOILIERS DU RAIL. Aux bons soins d'Eole : Death Valley, Réunion, Ile Maurice, Mauritanie, Bolivie, B
Nau Christian
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738485779
Death valley, Réunion, île Maurice, Mauritanie, Bolivie, Botswana, Sibérie Arctique, Chine, Iles Falkland... "aux bons soins d'Eole". Le char à voile et le voilier sont parmi les premiers véhicules construits par l'homme, presque aussi ancien que la roue. Un vieux rêve d'autonomie réalisé dans l'harmonie avec la complicité du vent. Pas de moteur, de gâchis d'énergie ou de pollution... et pourtant, ils peuvent naviguer à travers des océans de sables, d'eau et de glaces. Christian Nau, 55 ans, marié, 3 enfants, est ingénieur à RFO, Chef du Département Equipement. Son métier l'envoie très régulièrement en mission dans les DOM-TOM. Deux semaines tous les deux ans, en moyenne, il profite d'une partie de ses congés pour parcourir aussi le monde à bord de ses "voiliers sur sables, sur glaces ou sur rails". Dans ce troisième livre, il vous emmènera "aux bons soins d'Eole" à travers la Death-Valley, l'île de la Réunion et l'île Maurice en "tricycle à voile". Vous traverserez ensuite avec lui en "train à voile", la Mauritanie, la Bolivie et le Botswana sur des voies ferrées en service, et vous vibrerez lors de son record mondial de vitesse (71,41 km/h) sur la prestigieuse voie ferrée du TGV nord. Puis, vous suivrez ses raids en "vélo à voile" en Sibérie Arctique, en Chine le long du désert dit Takla-Makan et aux îles Falkland... Un appel à l'aventure, aux voyages, grâce à ces sports passionnants, où risques et techniques se côtoient sans arrêt.
Quelle place accorder, dans la peinture de paysage de Nicolas Poussin, aux tempêtes, déluges, infortunes tragiques et orages allégoriques qui perturbent violemment l'ordre de la représentation "classique"? Comment articuler la face solaire et bien connue de cette peinture faite d'unité, à la face plus obscure, plus mouvante et plus méconnue, du sublime? Pourquoi Poussin inquiète-t-il sciemment la clarté de ses compositions en prenant le risque de l'altérer? Peut-être à cause de son obstination à vouloir éprouver, repenser et recréer son art à partir de ce qui est le plus susceptible d'en ébranler les fondements. C'est ainsi, en recueillant l'héritage du Traité du sublime de Longin redécouvert à la fin de la Renaissance, que Poussin ira jusqu'à cette radicalité que l'on ne trouve que chez les grands artistes. Pour Longin et Poussin en effet, la composition est sublime quand elle agence dans l'instabilité et qu'elle assemble dans le déséquilibre: quand l'espace de l'?uvre possède le mouvement et le tremblement du temps.
Mon conte. Un rat, un bernard-l'ermite, une sterne et un râle. Ils ont fabriqué leur pirogue avec une feuille de bananier, puis ils s'en vont se promener en mer. " Que va-t-il advenir de cette fragile embarcation et du petit rat sur le grand océan pacifique ? (Illustations en noir et blanc).
Il faut mettre à part Les Trois amours de Benigno Reyes qui nous montre Nau dans toute la richesse de son génie de romancier et qui me parait un véritable chef-d'oeuvre. C'est l'histoire sentimentale (mais écrite sans aucun sentimentalisme) d'un Canarien qui vit dans un petit port de la côte du Chili, Toboadango, lequel, nous dit Nau dans une note, "n'existe pas et est un mélange d'Iquique, de Pisagua et d'Antofogasta". Il aurait pu le présenter comme une traduction de l'espagnol et l'attribuer à un écrivain sud-américain : toutes les conversations entre les personnages semblent avoir été pensées en espagnol (et avec des nuances "insulaires"), - chose qui se voyait pour la première fois dans notre littérature dans laquelle abondent les "espagnolades" invraisemblables. Il y a aussi une connaissance extraordinaire des conditions dans lesquelles vivent et pensent les personnages. Les petits détails qui révèlent que l'écrivain connaît bien les choses dont il parle et qu'il sait les utiliser, abondent. L'histoire de Benigno Reyes ne peut se raconter : elle est trop subtile, elle atteint trop profondément les mystères du coeur. Elle est d'un pessimisme presque hallucinatoire, et cependant on y remarque l'idéal de Nau, son aspiration, son hymne à la femme. Les Trois amours de Benigno Reyes est un roman sud-américain et il faut espérer qu'un jour il sera traduit en espagnol et publié en Amérique. Car John-Antoine Nau fut un des rares écrivains qui ont annoncé la littérature des temps futurs, lorsque le poète pourra visiter facilement toute la planète, se faisant citoyen de tous les pays qu'il préférera, les chantant, expliquant un peuple aux autres peuples, unifiant la conscience de l'humanité."
La vache folle angoisse, intrigue et bouleverse les comportements alimentaires de nos contemporains. Quinze ans bientôt après son émergence sur le sol anglais elle a gagné l'espèce humaine, envahi l'Europe, et menace désormais le monde. Comment parler de la dernière en date des maladies émergentes, de cette formidable zoonose à l'origine d'une crise hors du commun ? Cet ouvrage réunit les chroniques tenues chaque semaine sur ce thème depuis janvier 2000 dans les colonnes de la revue suisse " Médecine & Hygiène ". Etonnant voyage qui nous conduit des mystérieux prions aux corridas espagnoles désormais en péril, des méchouis tricolores du jardin du Luxembourg à Paris aux coulisses de la Commission européenne, des brouillards de Londres aux élevages helvètes. Ce Journal raconte aussi la montée de l'angoisse collective, la modification des comportements alimentaires, l'avancée irrésistible d'une nourriture moins carnassière, plus proche du végétal, d'une nouvelle harmonie.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.