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Le temps du sublime. Longin et le paysage poussinien
Nau Clélia
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753500679
Quelle place accorder, dans la peinture de paysage de Nicolas Poussin, aux tempêtes, déluges, infortunes tragiques et orages allégoriques qui perturbent violemment l'ordre de la représentation "classique"? Comment articuler la face solaire et bien connue de cette peinture faite d'unité, à la face plus obscure, plus mouvante et plus méconnue, du sublime? Pourquoi Poussin inquiète-t-il sciemment la clarté de ses compositions en prenant le risque de l'altérer? Peut-être à cause de son obstination à vouloir éprouver, repenser et recréer son art à partir de ce qui est le plus susceptible d'en ébranler les fondements. C'est ainsi, en recueillant l'héritage du Traité du sublime de Longin redécouvert à la fin de la Renaissance, que Poussin ira jusqu'à cette radicalité que l'on ne trouve que chez les grands artistes. Pour Longin et Poussin en effet, la composition est sublime quand elle agence dans l'instabilité et qu'elle assemble dans le déséquilibre: quand l'espace de l'?uvre possède le mouvement et le tremblement du temps.
Mauritanie, Réunion, îles Kerguelen, traversée de l'Atlantique Nord et Groenland... " aux bons soins d'Eole ". Le char à voile et le voilier sont parmi les premiers véhicules construits par l'homme, presque aussi anciens que la roue. Un vieux rêve d'autonomie réalisé dans l'harmonie avec la complicité du vent. Pas de moteur, de gâchis d'énergie ou de pollution... et pourtant, ils peuvent naviguer à travers des océans de sables, d'eau et de glaces. Christian NAU, 54 ans, marié, 3 enfants, est ingénieur à RFO, Chef du Département Equipement. Son métier l'envoie très régulièrement en mission dans les DOM-TOM. Deux semaines tous les deux ans, en moyenne, il profite d'une partie de ses congés pour parcourir aussi le monde à bord de ses " voiliers sur sables, sur glaces ou sur rails ". Dans ce deuxième livre, il vous emmènera " aux bons soins d'Eole " à travers le Sahara à l'occasion de sa troisième expédition insensée en " char à voile ". Avec lui, vous vous rendrez aux îles Kerguelen par 49° de latitude sud au milieu des manchots... Puis ce sera la traversée de l'Atlantique nord jusqu'au Groenland à bord du voilier RFO. Vous vivrez l'aventure humaine et sportive de 9 coéquipiers confinés dans un voilier de 38 pieds : chavirage, un homme et une femme à la mer, le froid, les icebergs, la banquise... Au Groenland, vous remonterez des fjords en " planche à voile " et en " nautiski "... Un appel à l'aventure, aux voyages, grâce à ces sports passionnants, où risques et techniques se côtoient sans arrêt.
Mon conte. Un rat, un bernard-l'ermite, une sterne et un râle. Ils ont fabriqué leur pirogue avec une feuille de bananier, puis ils s'en vont se promener en mer. " Que va-t-il advenir de cette fragile embarcation et du petit rat sur le grand océan pacifique ? (Illustations en noir et blanc).
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?