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Comment devient-on psychanalyste ?
Nassif Jacques
ERES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782865867202
Quelle mouche le pique donc, celui-là qui pense à devenir psychanalyste ? Et quand il a pris sa décision, que doit-il faire ? S'il est vrai que la première formation qu'il se donne, c'est la psychanalyse qu'il entreprend pour lui-même, il est aussi nécessaire qu'il se procure des connaissances théoriques et des occasions de confrontation clinique qui sortent le psychanalyste débutant du huis clos de son analyse, et qui fondent, par le dispositif qu'elles impliquent, la nécessité de l'institution. Mais de quelle institution s'agit-il ? Car le mouvement analytique n'est plus homogène. Il existe diverses écoles et une pléiade d'associations. Comment choisir ? Les questions matérielles dont personne ne parle (s'installer, trouver et savoir garder les patients, s'inscrire dans la société et payer ses impôts) ne sont pas sans incidences. Choisissant le modèle de la correspondance entre une jeune fille désirant venir à Paris "pour devenir psychanalyste" et un psychanalyste immergé dans les remous de l'histoire du mouvement analytique, Jacques Nassif n'hésite pas à aborder toutes les questions épineuses et à tracer des pistes neuves pour les résoudre.
A plus d'un siècle de sa naissance, la psychanalyse est devenue un précieux héritage que certains disciples du maître qui l'a créée, puis de celui qui l'a refondée, continuent de transmettre à des analysants qui la font revivre. Mais elle n'est toujours pas parvenue à atteindre son troisième temps, celui où elle se serait rendue autonome par rapport à ce type de transmission où c'est par l'acte que se soutient un discours. Or que nous disent aujourd'hui les analysants, et surtout, parmi eux, les femmes ? Que la psychanalyse devrait se permettre, si elle veut survivre, de reconnaître que son acte doit accomplir un nouveau renversement copernicien. Alors que sa recherche a eu pour centre le couple que forme la mère avec son enfant, si prématuré et désemparé que son désir ne peut être qu'incestueux ou pervers, le discours psychanalytique devrait aujourd'hui se recentrer sur cet autre désir qui parvient à enfanter ce couple, si problématique et fragile, que le féminin en nous, qu'on soit homme ou femme, parvient à former avec un Autre, au nom de l'amour. Dès lors, au lieu de toujours ramener ses échecs aux méprises, engendrées dans la sexualité par les confusions entre le désir et l'amour où tombe nécessairement un enfant avec l'un ou l'autre de ses parents, il importera de ne plusse contenter d'interpréter ce malheur comme une conséquence de l'après-coup malencontreux de la sexualité humaine, vécue une première fois dans l'enfance. Le féminin qu'il s'agit de retrouver à cet effet 9 d'autres tours dans son sac et son exploration, à fleur de langage, à laquelle ne se sont jusqu'ici consacrés que les poètes, est précisément ce à quoi devra s'employer ce troisième type de couple que forment un analysant avec son analyste, aux fins d'accomplir l'écriture, la lecture et l'oubli de ce livre que, selon Proust, chacun porte en soi.
Proposer un écrit sur "la règle fondamentale" de Freud, qui touche la parole, confine au paradoxe. Pour le soutenir, il m'a fallu tenter d'expliciter l'ensemble des recommandations non écrites qui accompagnent l'exercice de cette règle dans la psychanalyse d'aujourd'hui, qu'elles concernent le lieu, le temps ou l'argent. L'entreprise, jamais tentée, n'était-elle pas un peu folle ? En m'y risquant, j'ai pu découvrir que toutes ces règles visent à contraindre la parole analysante à faire le sacrifice de l'écrit, en passant par les nécessités d'un praticable où se met en scène le couple de l'analysant et de l'analyste, devenu le véritable moteur de la cure. Une conclusion pouvait facilement s'en tirer : c'est bien la situation théâtrale qui offre le contrepoint le plus précis de l'acte analytique. Elle n'était pas annexe puisque, grâce à la lecture de deux pièces de Shakespeare et de Goldoni, il est possible de démontrer l'inexplicité de Freud. Il se situe dans la dichotomie entre "théorie" et "technique", et la conception d'un appareil de la psychanalyse, que je présente, peut permettre peut-être d'en surmonter les effets.
Entre Genève et Paris, puis à présent entre Rome et Buenos Aires, les questions fusent entre une jeune fille qui voudrait devenir psychanalyste, puis une jeune femme qui l?est devenue, mais en Amérique Latine, et un psychanalyste, témoin avisé de l?Histoire du mouvement psychanalytique et qui s?essaye à le rester, malgré tous les soubresauts de l?Histoire actuelle et les puissances du refoulement de la psychanalyse qu?elle met en oeuvre.
La psychanalyse, a-t-on coutume de dire, serait née de l'abandon de l'hypnose, donc du renoncement au pouvoir de la voix. Pour Freud, lui succède le texte du rêve qui, déchiffré dans la cure, fait de l'inconscient une chose qui s'écrit. Lacan dénude la voix comme cause du désir, le dire comme seul avènement de la vérité; mais, à son tour, il refoule sa propre découverte en rêvant d'un langage sans parole: l'écrit. Pourtant, comme l'atteste le retour à la voix qui s'annonce dans ce livre, c'est bien elle seule qui, dans la cure, ouvre l'accès à l'inconscient. C'est elle seule qui se fait entendre dans toute lecture, que ce soit celle du rêve, de la séance ou de ces ?uvres littéraires qui, loin d'effacer le pouvoir de la voix, comme l'ont toujours fait les récits de cas cliniques (impossible d'entendre la voix de l'Homme aux rats ou de l'Homme aux loups), restituent l'effet de la voix même, comme révélation du monde et de la vie. L'enjeu est de taille, on le voit, puisqu'il s'agit de rien moins que du fondement de la psychanalyse elle-même et de la possibilité de sa transmission
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.