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Adana. D'après Antigone de Sophocle
Narèce Francine
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343197968
On peut rêver qu'une île peuplée d'hommes, de femmes et d'enfants dont les ancêtres ont été capturés en Afrique, conquière sa liberté mais que les anciens maîtres puissent mater à jamais ces fiers mutins. Dans le théâtre que propose Francine Narèce, le rêve continue d'exister et elle persiste à démontrer que la malédiction de Cham qui hante les esprits des peuples Africains-Antillais, peut et doit être effacée à jamais. Dans cette nouvelle pièce, une réécriture de l'Antigone de Sophocle, elle reprend cette indispensable idée de la désobéissance et de la révolte. Mais elle va plus loin : les désobéissants, les indignés, les mutins, les rebelles, les révoltés sortent vainqueurs parce que le mot justice se pare de l'or de la vérité et de la magnificence de la promesse du jour nouveau.
La parole ne s'enferme pas. Quand bien même on chercherait à l'emprisonner, elle se libérerait derrière le paravent de la folie. Elle se clamerait encore plus fort dans la rue. Quand il n'existe plus rien, le retour aux origines devient cathartique : au commencement était le verbe. Les personnages que Francine Narèce dépeint dans cette pièce n'attendent plus rien de la vie. Pilone, Ligote et Dédicace se sont installés dans la rue où ils vont reconstruire une existence en se racontant, en s'écoutant, en prenant le temps qui s'évanouit aussi léger que les mots. Ils ne supporteraient pas d'être emprisonnés entre les cloisons protectrices d'une maison, mais accueillent comme un nouvel épiderme cet ultime refuge, où chaque fou y trouve son compte, que leur offre l'oeuvre de Maxime Jean-Baptiste. S'ils portent un masque, ce sont les autres qui les voient, c'est leur regard qui les rend fous. Ce n'est pas rien de ne plus s'accommoder des lambeaux crasseux d'un monde qui foule au pied les valeurs de la justice et de prendre, d'accaparer la parole en pleine rue. Pièce pour 4 personnages.
A l'heure où les paysages de cannes à sucre ont laissé la place aux champs de bananes, ou aux immeubles, combien parmi nous ont entendu parler de la grève de 1900 ? Combien savent que contre des hommes se battant pour donner de quoi manger à leurs enfants, "pour deux francs", des soldats ont tiré à bout portant ? Cela s'est passé chez nous en février 1900, et en février 1974, à nouveau des hommes sont tombés. Le mérite de cette pièce en deux parties est de se souvenir de ces luttes qui ont jalonné le XXe siècle. La grève de février 1900 s'inscrit dans un contexte économique dur marqué par la baisse des cours du sucre et du rhum. La prospérité de la Martinique n'était pas factice, mais elle était fragile non seulement parce ce qu'elle n'émit fondée que sur la culture de la canne, mais surtout parce que les façons culturales, un demi-siècle après l'abolition de l'esclavage étaient restées rudimentaires. Une main-d'oeuvre nombreuse et mal payée, des habitations sucreries dépendant des Usines centrales, dans ce contexte, les mots d'ordre des organisations ouvrières trouvèrent un écho favorable chez les travailleurs de la canne. Pour nous faire comprendre tour cela, le théâtre devient alors pour l'auteure un outil précieux. Dans une pièce en six marches et quatre stations, elle parvient à établir un échange émotionnel si puissant que l'on se surprend à entonner les refrains avec les comédiens ! Sans pour autant reprendre les techniques du théâtre de l'opprimé, Francine Narèce nous entraîne dans les pas de ceux qui donnèrent leur vie pour lutter contre l'injustice, on a presque envie de se lever avec eux et de reprendre leur slogan "Yo armé, nou pa armé". S'agit-il des Armes Miraculeuses promises jadis par le Poète ?
Un visiteur à qui l'on n'a pas grand-chose à dire et qui ne veut pas s'en aller ! C'est la situation à laquelle Justine et ses filles sont confrontées tout au long de cette pièce de théâtre. Le visiteur, le cousin Bèbert, est un personnage naïf, un peu lourdaud, un peu maladroit, un peu macho que l'on croirait d'un autre temps et qui suscite malgré tout notre sympathie. Il se heurte au regard des jeunes femmes et de leur mère qui vivent une vie totalement différente. Elles sont en vacances. Les filles sont musiciennes de formation classique. Admiratives de Ti-Emile et Eugène Mona, deux monuments de la musique traditionnelle martiniquaise, elles vont tenter de partager leur passion avec ce fameux cousin et sa jeune mariée obnubilée par les objets clinquants et inutiles. Pendant toutes ces situations, Justine est souvent proche de la crise de nerfs.
Nos pères, la plupart, en tout cas, ne décrocheront pas la médaille du meilleur papa ! Il y aurait tellement à dire, à leur dire. Mais ils étaient presque tous, pour des raisons diverses, inaccessibles. Nous avons voulu, avec ces témoignages de femmes et d'hommes, apporter notre contribution à un débat que peu ont le courage d'aborder : celui du père martiniquais. Les personnes qui ont accepté d'écrire ont entre trente et soixante-cinq ans. Ce sont des sportifs, oeuvrant dans des associations, des enseignants, une infirmière, un principal de collège à la retraite, des artistes, une cuisinière, une inspectrice de l'éducation, un bibliothécaire, tous martiniquais. Aucune contrainte n'a été imposée, chacun a été libre de la forme et de la longueur de son propos. Certains ont été prolixes, d'autres brefs. [un a écrit de la poésie, les autres ont choisi la prose. Ils nous ont livré des témoignages effarants et ont confirmé pour la plupart ce que nous avions déjà constaté : le père martiniquais est transparent comme la bouteille de rhum blanc présente par son inévitable transparence.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.