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Le mariage de cousin Bébert
Narèce Francine
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343116761
Un visiteur à qui l'on n'a pas grand-chose à dire et qui ne veut pas s'en aller ! C'est la situation à laquelle Justine et ses filles sont confrontées tout au long de cette pièce de théâtre. Le visiteur, le cousin Bèbert, est un personnage naïf, un peu lourdaud, un peu maladroit, un peu macho que l'on croirait d'un autre temps et qui suscite malgré tout notre sympathie. Il se heurte au regard des jeunes femmes et de leur mère qui vivent une vie totalement différente. Elles sont en vacances. Les filles sont musiciennes de formation classique. Admiratives de Ti-Emile et Eugène Mona, deux monuments de la musique traditionnelle martiniquaise, elles vont tenter de partager leur passion avec ce fameux cousin et sa jeune mariée obnubilée par les objets clinquants et inutiles. Pendant toutes ces situations, Justine est souvent proche de la crise de nerfs.
Nos pères, la plupart, en tout cas, ne décrocheront pas la médaille du meilleur papa ! Il y aurait tellement à dire, à leur dire. Mais ils étaient presque tous, pour des raisons diverses, inaccessibles. Nous avons voulu, avec ces témoignages de femmes et d'hommes, apporter notre contribution à un débat que peu ont le courage d'aborder : celui du père martiniquais. Les personnes qui ont accepté d'écrire ont entre trente et soixante-cinq ans. Ce sont des sportifs, oeuvrant dans des associations, des enseignants, une infirmière, un principal de collège à la retraite, des artistes, une cuisinière, une inspectrice de l'éducation, un bibliothécaire, tous martiniquais. Aucune contrainte n'a été imposée, chacun a été libre de la forme et de la longueur de son propos. Certains ont été prolixes, d'autres brefs. [un a écrit de la poésie, les autres ont choisi la prose. Ils nous ont livré des témoignages effarants et ont confirmé pour la plupart ce que nous avions déjà constaté : le père martiniquais est transparent comme la bouteille de rhum blanc présente par son inévitable transparence.
A l'heure où les paysages de cannes à sucre ont laissé la place aux champs de bananes, ou aux immeubles, combien parmi nous ont entendu parler de la grève de 1900 ? Combien savent que contre des hommes se battant pour donner de quoi manger à leurs enfants, "pour deux francs", des soldats ont tiré à bout portant ? Cela s'est passé chez nous en février 1900, et en février 1974, à nouveau des hommes sont tombés. Le mérite de cette pièce en deux parties est de se souvenir de ces luttes qui ont jalonné le XXe siècle. La grève de février 1900 s'inscrit dans un contexte économique dur marqué par la baisse des cours du sucre et du rhum. La prospérité de la Martinique n'était pas factice, mais elle était fragile non seulement parce ce qu'elle n'émit fondée que sur la culture de la canne, mais surtout parce que les façons culturales, un demi-siècle après l'abolition de l'esclavage étaient restées rudimentaires. Une main-d'oeuvre nombreuse et mal payée, des habitations sucreries dépendant des Usines centrales, dans ce contexte, les mots d'ordre des organisations ouvrières trouvèrent un écho favorable chez les travailleurs de la canne. Pour nous faire comprendre tour cela, le théâtre devient alors pour l'auteure un outil précieux. Dans une pièce en six marches et quatre stations, elle parvient à établir un échange émotionnel si puissant que l'on se surprend à entonner les refrains avec les comédiens ! Sans pour autant reprendre les techniques du théâtre de l'opprimé, Francine Narèce nous entraîne dans les pas de ceux qui donnèrent leur vie pour lutter contre l'injustice, on a presque envie de se lever avec eux et de reprendre leur slogan "Yo armé, nou pa armé". S'agit-il des Armes Miraculeuses promises jadis par le Poète ?
Résumé : Mandy François-Elie, médaillée d'or aux Jeux Paralympiques de Londres 2012 et double championne du monde handisport à Lyon en 2013, nous entraîne dans les coulisses d'un voyage d'une autre nature, prélude à ses performances autrement. Lorsqu'elle subit un AVC en décembre 2008, à 19 ans seulement, sa vie bascule. Finis les rêves de victoires et de médailles d'or qui remplissaient déjà son quotidien d'athlète de haut niveau, pensionnaire de L'Equipe de France Jeune d'athlétisme. Ce récit nous décrit les multiples épisodes et nombreux rebondissements de ce combat épique pour revivre. Il nous fait partager la détermination, le courage qui, de la froideur d'une salle de réanimation d'où elle a vu la mort lui dire "je ne veux pas de toi", la mènera à fouler de nouveau les pistes d'athlétisme, jusqu'à nous convaincre définitivement que de l'olympisme au handisport, toutes les médailles sont d'or.
La départementalisation de 1946 devait établir l'égalité sociale et économique dans les anciennes colonies de la France. Hélas, les rêves virèrent très rapidement au cauchemar et les plus pauvres ne tirèrent aucun profit de ce changement de statut. Bien au contraire, les maigres salaires des ouvriers et des amarreuses des champs de canne, authentiques témoins de l'ère esclavagiste, ne furent pas indexés sur l'inflation galopante entraînée par la chute du cours du sucre. En mars 1951, la tradition de la grève marchante générait, entre des milliers d'hommes et de femmes, un incroyable égrégore qui devait les porter jusqu'à l'habitation La Chassaing à Ducos. Etaient-ils nourris par la conviction que les industriels békés, protégés par le premier préfet que la IVe république avait nommé en Martinique, auraient entendu leurs doléances ? Ou avaient-ils accepté, comme beaucoup avant eux, d'offrir, dans une inimaginable hardiesse, leur sang en sacrifice ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.