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Au nom du père et du fils et de la fille aussi
Narèce Francine
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782343120157
Nos pères, la plupart, en tout cas, ne décrocheront pas la médaille du meilleur papa ! Il y aurait tellement à dire, à leur dire. Mais ils étaient presque tous, pour des raisons diverses, inaccessibles. Nous avons voulu, avec ces témoignages de femmes et d'hommes, apporter notre contribution à un débat que peu ont le courage d'aborder : celui du père martiniquais. Les personnes qui ont accepté d'écrire ont entre trente et soixante-cinq ans. Ce sont des sportifs, oeuvrant dans des associations, des enseignants, une infirmière, un principal de collège à la retraite, des artistes, une cuisinière, une inspectrice de l'éducation, un bibliothécaire, tous martiniquais. Aucune contrainte n'a été imposée, chacun a été libre de la forme et de la longueur de son propos. Certains ont été prolixes, d'autres brefs. [un a écrit de la poésie, les autres ont choisi la prose. Ils nous ont livré des témoignages effarants et ont confirmé pour la plupart ce que nous avions déjà constaté : le père martiniquais est transparent comme la bouteille de rhum blanc présente par son inévitable transparence.
Le théâtre, riche de tragédies dans sa tradition antique est un genre littéraire peu prisé à ce jour par les auteurs sous nos latitudes. Très peu ont osé le "théâtre de combat", le marronnage dans l'écriture. Francine Narèce relève ce défi. Cette ambition la pousse à planter sa plume dans l'encre sombre de notre histoire. Elle veut sublimer nos héros oubliés, ces combattants morts pour rien qui ont marqué notre histoire en lettres de sang. Notre histoire regorge de tragédies : que reste-t-il de tous ces sacrifices, celui de Lumina, celui d'Ignace et de tant d'autres encore, de tous ces anonymes qui ont donné leur vie pour ceux qui aujourd'hui attendent ? Serait-ce la peur qui annihile les plumes ? La peur de déplaire aux nouveaux maîtres, la peur d'échouer comme le roi Christophe ou encore Lumumba ? Dans cette réécriture de la tragédie de William Shakespeare, Hamlet, Francine Narèce porte un coup fatal. Ce sont les femmes qui sont mises en avant. Ce sont elles qui ont toujours fièrement porté en secret les ferments de la liberté. Justice leur est rendue avec Chimamanda. Arthur Briand
Irena, une jeune femme originaire de l'île de Sainte Lucie, se réfugie en Martinique avec ses deux enfants pour fuir un mari violent. Les obstacles à franchir sont légion. Mais elle parvient à les surmonter, car seules comptent pour elle l'éducation et la réussite de Bryanna et Dereck. Si l'équilibre mental et affectif de la famille se renforce au quotidien, matériellement, il demeure fragile. Dereck poursuit son rêve de trouver rapidement du travail pour alléger le fardeau de sa mère. Mais sa détermination sera ébranlée par des camarades de lycée qui décident d'enfermer cet élève étranger, dans la nasse infernale du harcèlement.
A l'heure où les paysages de cannes à sucre ont laissé la place aux champs de bananes, ou aux immeubles, combien parmi nous ont entendu parler de la grève de 1900 ? Combien savent que contre des hommes se battant pour donner de quoi manger à leurs enfants, "pour deux francs", des soldats ont tiré à bout portant ? Cela s'est passé chez nous en février 1900, et en février 1974, à nouveau des hommes sont tombés. Le mérite de cette pièce en deux parties est de se souvenir de ces luttes qui ont jalonné le XXe siècle. La grève de février 1900 s'inscrit dans un contexte économique dur marqué par la baisse des cours du sucre et du rhum. La prospérité de la Martinique n'était pas factice, mais elle était fragile non seulement parce ce qu'elle n'émit fondée que sur la culture de la canne, mais surtout parce que les façons culturales, un demi-siècle après l'abolition de l'esclavage étaient restées rudimentaires. Une main-d'oeuvre nombreuse et mal payée, des habitations sucreries dépendant des Usines centrales, dans ce contexte, les mots d'ordre des organisations ouvrières trouvèrent un écho favorable chez les travailleurs de la canne. Pour nous faire comprendre tour cela, le théâtre devient alors pour l'auteure un outil précieux. Dans une pièce en six marches et quatre stations, elle parvient à établir un échange émotionnel si puissant que l'on se surprend à entonner les refrains avec les comédiens ! Sans pour autant reprendre les techniques du théâtre de l'opprimé, Francine Narèce nous entraîne dans les pas de ceux qui donnèrent leur vie pour lutter contre l'injustice, on a presque envie de se lever avec eux et de reprendre leur slogan "Yo armé, nou pa armé". S'agit-il des Armes Miraculeuses promises jadis par le Poète ?
Telle ces fleurs qui ont mûri dans l'infini de la nuit sans qu'aucun oeil n'ait pu en saisir ni l'éclosion ni la transformation que seules les palettes de couleurs nouvelles révéleront dans le reflet du jour suivant. C'est ainsi que Francine Narèce se dit. Elle trace en suivant sa musique, sans note assourdissante, dans la cadence du défroissement joyeux de pétales qui s'ouvrent au temps : le temps de la lecture d'une plume bavarde qui danse l'envolée de petites histoires phosphorescentes ou moirées, fines et ambiguës à la fois. Complexité de l'être en quête de compréhension du dire et du conter qui dans leur essence accouchent de variétés d'orchidées aux teintes apaisantes et qui, dans un geste parfois inexpliqué, engendrent une amanite tue-mouche. Mé tou sa sé la vi-a ! Lydie Bétis.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.