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Actualité du Saint-Simonisme. Colloque de Cerisy
Musso Pierre
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130536369
La philosophie de Saint-Simon (1760-1825) est une pensée carrefour qui demeure d'une grande actualité. Fabrique d'utopies, fondation épistémologique, projet systématique ? Cette oeuvre, dont l'interprétation reste ouverte, est une source très riche dont le mouvement saint-simonien constitua une des premières actualisations. Comment analyser ce mouvement qui prit place dans la France des années 1830, à travers des figures aussi originales que Prosper-Barthélemy Enfantin, Emile Barrault, Claire Bazard ou Pierre Leroux, et sa diffusion en Italie, en Espagne en Belgique en Allemagne et en Algérie, où, à l'initiative d'Enfantin et d'Ysmaïl Urbain, il suscita de nombreuses actions ? Le colloque " Actualité du saint-simonisme ", qui s'est déroulé du 21 au 28 juin 2003 à Cerisy, sous la direction de Pierre Musso, a tenté une approche critique, interdisciplinaire et internationale de ce mouvement. Il a réuni des philosophes, des sociologues, des économistes et des historiens dont les contributions sont ici rassemblées.
Nicolas Sarkozy a lancé une "réforme historique" de la télévision publique, en supprimant la publicité et en nommant, de l'Élysée, son président. En Italie, Silvio Berlusconi concentre tous les pouvoirs, confond politique et télévision, et a même créé un "télé-parti". Pour Pierre Musso, ces deux évolutions sont à rapprocher, la réforme française et l'anomalie italienne illustrant les nouveaux liens entre pouvoir et télévision. Pour comprendre ces évolutions, il faut admettre que les mises en scène du talk-show et de la télé-réalité sont en train de coloniser la théâtralisation politique. La captation émotionnelle du public l'emporte dorénavant sur sa brutale "manipulation", et ainsi s'impose la télé-politisation, à l'heure où la néo-télévision est devenue la servante et la maîtresse du politique. Cet ouvrage questionne les relations renouvelées du politique et du télévisuel à partir de l'analyse comparée des deux pays. Réfutant les approches simplificatrices du télé-populisme ou de la télécratie, il offre au lecteur une réflexion approfondie sur le sarkoberlusconisme et sur l'évolution, et la nature, de la télévision. Une réflexion essentielle pour l'avenir même de nos démocraties.
Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence de leur pays, perçus comme des "politiques" improbables, Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés "populistes", "élitistes", "néo-libéraux". Si ces trois figures, pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c'est qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation du phénomène qu'ils représentent. Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des figures pionnières de l'Etat-Entreprise. Cette institution double se manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'Etat est plus affaibli que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation. L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation), triomphe. Elle est à l'apogée de sa puissance. Ce livre met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan, entre l'Etat (institution de la religion du politique) et l'Entreprise (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation de l'Etat qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle et semble tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise... A tout le moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie. Le temps de l'Etat-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.
Claude-Henri de Saint-Simon (1760-1825) est à l'origine de la plupart des grandes idéologies modernes. Il est un fondateur. Son oeuvre est une source et une "pensée carrefour": elle synthétise le savoir du siècle des Lumières et pose les fondements philosophiques de notre temps. Parce qu'il revendique une "philosophie inventive", l'auteur crée des mots, tels les substantifs "industriel", "industrialisme" ou "intellectuel". Son vocabulaire est l'expression de son audace de création intellectuelle: "J'écris parce que j'ai des choses neuves à dire".
Claude-Henri de Saint-Simon (1760-1825) est connu comme un des fondateurs du socialisme. Il fut classé par Marx parmi les "utopistes". Sa pensée est à l'origine de la plupart des grandes idéologies, à commencer par le positivisme de son secrétaire, Comte, et le saint-simonisme de ses disciples. Il envisage le dépérissement de l'État et le licenciement des armées. Proudhon le considère comme un des précurseurs de l'anarchisme. Il invente le concept d'industrialisme pour désigner les sociétés industrielles. James Burnham et Daniel Bell font de lui le père du technocratisme et du management. Pour Durkheim, il est l'inventeur de la sociologie. Inclassable, l'oeuvre de Saint-Simon est un creuset pour penser la modernité des sociétés techniciennes. A l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Saint-Simon, cet ouvrage trace les lignes de force de sa pensée politique. Il livre une interprétation originale de cette oeuvre qui éclaire la crise actuelle de l'État-nation, l'émergence d'une religion industrielle et le triomphe de l'industrialisme planétaire.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.