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SAINT-SIMON, L'INDUSTRIALISME CONTRE L'ETAT
MUSSO PIERRE
DE L AUBE
18,30 €
Épuisé
EAN :9782815900805
Claude-Henri de Saint-Simon (1760-1825) est connu comme un des fondateurs du socialisme. Il fut classé par Marx parmi les "utopistes". Sa pensée est à l'origine de la plupart des grandes idéologies, à commencer par le positivisme de son secrétaire, Comte, et le saint-simonisme de ses disciples. Il envisage le dépérissement de l'État et le licenciement des armées. Proudhon le considère comme un des précurseurs de l'anarchisme. Il invente le concept d'industrialisme pour désigner les sociétés industrielles. James Burnham et Daniel Bell font de lui le père du technocratisme et du management. Pour Durkheim, il est l'inventeur de la sociologie. Inclassable, l'oeuvre de Saint-Simon est un creuset pour penser la modernité des sociétés techniciennes. A l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Saint-Simon, cet ouvrage trace les lignes de force de sa pensée politique. Il livre une interprétation originale de cette oeuvre qui éclaire la crise actuelle de l'État-nation, l'émergence d'une religion industrielle et le triomphe de l'industrialisme planétaire.
Si l"importance de la rupture artistique apportée par Yves Klein (1928-1962) avec sa « révolution bleue », est largement reconnue, les interprétations de sa démarche se multiplient et se perdent bien souvent dans les méandres de la psychologie, de la religion voire de l" obscurantisme. Alors que le projet de l"artiste s éclaire si on veut bien analyser son oeuvre fulgurante et ses écrits multiples, et les inscrire dans leurs rapports à l" histoire de l'art. Cet ouvrage défend une thèse forte, à savoir que l"oeuvre de Yves Klein achève la déconstruction du dispositif de la représentation et de la perspective héritée du Quattrocento et dont la déconstruction avait commencé avec l" impressionnisme. Yves Klein clôture cette critique en abandonnant le tableau, cette « geôle » des couleurs et cette prison de la sensibilité. Du même coup, il abandonne la structure ternaire (modèle/toile/regard) qui soutient tout le dispositif de la représentation, au profit d une structure binaire, celle du Vide et de la Vie ou de la Nature et du Sujet; ou encore celle du Vide de Klein et du Plein d Arman mis en scène en 1958 à Paris. En mettant fin de façon radicale à la représentation, Klein inaugure l"ère de l" a-représentation, de la post-représentation. Il invite à la construction d une nouvelle forme symbolique en art, voire au-delà, et en explore les multiples potentialités avec le théâtre du Vide, l'immatérialisation ou l"architecture de l" air et du feu. En clôturant l"ère de la représentation picturale inaugurée et théorisée par Brunelleschi, Yves Klein « remonte » en amont de la perspective, et se libère de cette boite à illusions et de ce grillage de lignes et de dessins qui avaient servi eux-mêmes à se défaire de l" art religieux du Moyen âge. Klein libère le spectateur de la relation spéculaire et spectaculaire établie entre le point de fuite et le point de vue. Klein y substitue d une part, l"infini, le Vide et l Immatériel et d une autre, la sensibilité, le Sujet et la Vie. Ces couples réordonnent l espace de l'art contemporain et sans doute de la civilisation d" Occident.Cet ouvrage sous titré « Fin de représentation », présente une analyse du dispositif de la représentation, le processus de sa liquidation chez Yves Klein et les possibles ouverts par cette « libération ». Représentation/ Dissolution/Libération, ce mouvement ternaire a été nécessaire au triomphe de la relation duelle Vie/Vide. Abandonner le « tableau-prison » (Klein) ou le « tableau-tombeau » (Louis Marin), c"est ouvrir la boîte de Pandore des espaces illimités de création dont se sont déjà emparés de nombreux artistes ou courants, tels le Body art, le Land art et bien d" autres, depuis la disparition prématurée de Yves Klein.
La notion moderne de réseau a été inventée par Saint-Simon, par la suite les saint-simoniens ont transformé cette notion de réseau en culte des réseaux de communication. Cette dégradation du concept s'est amplifiée actuellement de nos jours, tout est devenu "réseau" chargé d'une symbolique indiquant un futur social meilleur, promettant à tous une société transparente et égalitaire. Inventé pour penser le changement social, ce concept est devenu une prothèse technique d'un changement social à venir.
Résumé : Une nouvelle divinité s'installe, une divinité technicienne dont Internet n'est qu'une des lumineuses apparitions : le Réseau. Partout la figure du réseau s'impose pour réenchanter la vie quotidienne et réinterpréter le monde contemporain. Objet fétiche pour le culte contemporain du mouvement, du passage et de la connexion, le réseau relie le présent et l'avenir. Le parcours dans l'invention du réseau, auquel ce livre invite, permet de suivre le travail de formalisation du réseau, considéré comme une forme artificielle, celle du filet et du tissu, avant d'envahir toutes les représentations au siècle des Lumières, et de devenir aujourd'hui un mode de représentation de l'ensemble de la société. L'invention du réseau introduit à la recherche de structures réticulées observées ou imaginées, pour expliquer le corps humain, notamment le cerveau, éclairer la nature, ou analyser la société.
2008 : Les formes de conquête et d?exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy en France et par Silvio Berlusconi en Italie suscitent bien des interrogations. Elles présentent des similitudes identifiant un phénomène original : le « sarkoberlusconisme ». Ce nouveau modèle politique euro-méditerranéen, de type bonapartiste, combine l?autorité de l?Etat, la révérence à la catholicité et la référence à l?entreprise. Il manie les technologies du néo-management et de la néo-télévision, pour déréguler l?Etat-providence et le politique. Le Centaure sarkoberlusconien, figure symbolique étrange, à la fois « anti » et « néo » politique, prétend même renouveler « l?esprit du capitalisme » en le moralisant.Fin 2010 : Qu?en est-il de cette nouvelle forme de pouvoir ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi semblent en fin de règne. Leur capital confiance est au plus bas, la crise les a rattrapés et les « affaires » qu?elles soient de moeurs, judiciaires ou d?argent semblent prendre plus d?importance que la politique menée. Est-ce pour autant la fin du « sarkoberlusconisme ».
Pour en finir avec notre déni ! Mes critiques s'adressent à ma "Famille", celle des intellectuels de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni : de peur de "faire le jeu de la réaction", nous avons nié l'existence des camps soviétiques, la barbarie du maoïsme, la tyrannie des régimes du tiers-monde dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche. Aujourd'hui, face au fanatisme islamiste, de peur d'être taxés d'islamophobie, nous replongeons dans le déni..." André Versaille. "Votre texte est un vrai régal. J'y ai trouvé mille choses passionnantes ! On ne pouvait mieux dire la crétinerie de nos "idiots utiles". La légèreté est très sûrement la meilleure façon de parler de leur lourdeur mortifère. Je suis sûr que ce livre va faire sensation dans le contexte d'aujourd'hui. Il apportera beaucoup au débat actuel ; en fait, il dit tout ce qui ne se dit pas, ne se dit plus. Il sera accueilli avec enthousiasme, mais certains, très agissants, lui feront la guerre ou l'ignoreront avec force pour le faire disparaître dans le silence." Boualem Sansal.
"Marx et ça repart ! " Lire ou relire Marx, c'est porter un regard aiguisé sur les nouvelles inégalités qui mènent le monde, avec la crainte justifiée qu'elles le mènent avant tout vers le chaos social. Le fossé continue d'augmenter entre les revenus du capital et les revenus du travail, entre la rente et la sueur. Le fossé entre riches et pauvres, très riches et très pauvres, n'est pas près d'être comblé. Marx pas mort. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. Des idées du vieux monde peuvent surgir celles du nouveau..." Eric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1
Nous sommes en 1910. Quarante ans ont passé depuis la défaite de la France et l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne. Pourtant le père Morestal rêve toujours de revanche et surveille assidûment la frontière, prêt à en découdre. La visite de son fils Philippe, pacifiste convaincu, vient bouleverser l'équilibre familial, d'autant que Philippe est très attiré par la jolie Suzanne, la meilleure amie de sa femme. Lorsqu'une nuit Morestal disparaît en patrouillant à la frontière, l'incident prend rapidement un tour aussi dramatique qu'imprévu... Paru en 1911, à la veille de la Grande Guerre, voilà ce qu'on peut appeler un roman prémonitoire !
Initiateur de nombreuses actions vouées à l'écologie, Pierre Rabhi participe à l'indispensable conciliation de l'histoire humaine avec la réalité naturelle, seule garante de la survie de tous. Selon lui, la crise qui affecte la planète n'est pas structurelle, économique, écologique ou politique, mais avant tout profondément humaine. Il pense que notre modèle d'existence est erroné et qu'un nouveau paradigme replaçant l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations - et l'économie, la technologie, la science à leur service - est indispensable et urgent. Après avoir mis sa propre vie en conformité avec ses convictions, il personnifie à travers ce texte l'homme public qu'il est devenu chemin faisant, en sensibilisant, en témoignant, mais aussi en incarnant les alternatives qu'il propose.