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Yves Klein. Fin de représentation
Musso Pierre
MANUCIUS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782845781092
Si l"importance de la rupture artistique apportée par Yves Klein (1928-1962) avec sa « révolution bleue », est largement reconnue, les interprétations de sa démarche se multiplient et se perdent bien souvent dans les méandres de la psychologie, de la religion voire de l" obscurantisme. Alors que le projet de l"artiste s éclaire si on veut bien analyser son oeuvre fulgurante et ses écrits multiples, et les inscrire dans leurs rapports à l" histoire de l'art. Cet ouvrage défend une thèse forte, à savoir que l"oeuvre de Yves Klein achève la déconstruction du dispositif de la représentation et de la perspective héritée du Quattrocento et dont la déconstruction avait commencé avec l" impressionnisme. Yves Klein clôture cette critique en abandonnant le tableau, cette « geôle » des couleurs et cette prison de la sensibilité. Du même coup, il abandonne la structure ternaire (modèle/toile/regard) qui soutient tout le dispositif de la représentation, au profit d une structure binaire, celle du Vide et de la Vie ou de la Nature et du Sujet; ou encore celle du Vide de Klein et du Plein d Arman mis en scène en 1958 à Paris. En mettant fin de façon radicale à la représentation, Klein inaugure l"ère de l" a-représentation, de la post-représentation. Il invite à la construction d une nouvelle forme symbolique en art, voire au-delà, et en explore les multiples potentialités avec le théâtre du Vide, l'immatérialisation ou l"architecture de l" air et du feu. En clôturant l"ère de la représentation picturale inaugurée et théorisée par Brunelleschi, Yves Klein « remonte » en amont de la perspective, et se libère de cette boite à illusions et de ce grillage de lignes et de dessins qui avaient servi eux-mêmes à se défaire de l" art religieux du Moyen âge. Klein libère le spectateur de la relation spéculaire et spectaculaire établie entre le point de fuite et le point de vue. Klein y substitue d une part, l"infini, le Vide et l Immatériel et d une autre, la sensibilité, le Sujet et la Vie. Ces couples réordonnent l espace de l'art contemporain et sans doute de la civilisation d" Occident.Cet ouvrage sous titré « Fin de représentation », présente une analyse du dispositif de la représentation, le processus de sa liquidation chez Yves Klein et les possibles ouverts par cette « libération ». Représentation/ Dissolution/Libération, ce mouvement ternaire a été nécessaire au triomphe de la relation duelle Vie/Vide. Abandonner le « tableau-prison » (Klein) ou le « tableau-tombeau » (Louis Marin), c"est ouvrir la boîte de Pandore des espaces illimités de création dont se sont déjà emparés de nombreux artistes ou courants, tels le Body art, le Land art et bien d" autres, depuis la disparition prématurée de Yves Klein.
Claude-Henri de Saint-Simon (1760-1825) est connu comme un des fondateurs du socialisme. Il fut classé par Marx parmi les "utopistes". Sa pensée est à l'origine de la plupart des grandes idéologies, à commencer par le positivisme de son secrétaire, Comte, et le saint-simonisme de ses disciples. Il envisage le dépérissement de l'État et le licenciement des armées. Proudhon le considère comme un des précurseurs de l'anarchisme. Il invente le concept d'industrialisme pour désigner les sociétés industrielles. James Burnham et Daniel Bell font de lui le père du technocratisme et du management. Pour Durkheim, il est l'inventeur de la sociologie. Inclassable, l'oeuvre de Saint-Simon est un creuset pour penser la modernité des sociétés techniciennes. A l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Saint-Simon, cet ouvrage trace les lignes de force de sa pensée politique. Il livre une interprétation originale de cette oeuvre qui éclaire la crise actuelle de l'État-nation, l'émergence d'une religion industrielle et le triomphe de l'industrialisme planétaire.
La notion moderne de réseau a été inventée par Saint-Simon, par la suite les saint-simoniens ont transformé cette notion de réseau en culte des réseaux de communication. Cette dégradation du concept s'est amplifiée actuellement de nos jours, tout est devenu "réseau" chargé d'une symbolique indiquant un futur social meilleur, promettant à tous une société transparente et égalitaire. Inventé pour penser le changement social, ce concept est devenu une prothèse technique d'un changement social à venir.
Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence de leur pays, perçus comme des "politiques" improbables, Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés "populistes", "élitistes", "néo-libéraux". Si ces trois figures, pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c'est qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation du phénomène qu'ils représentent. Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des figures pionnières de l'Etat-Entreprise. Cette institution double se manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'Etat est plus affaibli que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation. L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation), triomphe. Elle est à l'apogée de sa puissance. Ce livre met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan, entre l'Etat (institution de la religion du politique) et l'Entreprise (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation de l'Etat qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle et semble tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise... A tout le moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie. Le temps de l'Etat-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.
2008 : Les formes de conquête et d?exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy en France et par Silvio Berlusconi en Italie suscitent bien des interrogations. Elles présentent des similitudes identifiant un phénomène original : le « sarkoberlusconisme ». Ce nouveau modèle politique euro-méditerranéen, de type bonapartiste, combine l?autorité de l?Etat, la révérence à la catholicité et la référence à l?entreprise. Il manie les technologies du néo-management et de la néo-télévision, pour déréguler l?Etat-providence et le politique. Le Centaure sarkoberlusconien, figure symbolique étrange, à la fois « anti » et « néo » politique, prétend même renouveler « l?esprit du capitalisme » en le moralisant.Fin 2010 : Qu?en est-il de cette nouvelle forme de pouvoir ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi semblent en fin de règne. Leur capital confiance est au plus bas, la crise les a rattrapés et les « affaires » qu?elles soient de moeurs, judiciaires ou d?argent semblent prendre plus d?importance que la politique menée. Est-ce pour autant la fin du « sarkoberlusconisme ».
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"
Résumé : Le redoutable chantage qui tient Paris sous sa coupe est en passe de réussir (Les Esclaves de Paris, tome 1). L'exécution du plan machiavélique ourdi par les trois malfaiteurs, Mascarot, Hortebize et Catenac se déroule si bien que seul un miracle semble maintenant pouvoir sauver les victimes de la catastrophe finale. Peu à peu avec une minutie et une précision d'orfèvre, l'étau s'est resserré sur les divers protagonistes qui, insensiblement et dans la plus parfaite ignorance, semblent s'acheminer vers un désastre annoncé. Dans Le secret des Champdoce, la machination arrive à son terme. Devant une telle maestria dans le crime, il faudra alors toute la clairvoyance et le génie du premier des détectives, Monsieur Lecoq, pour apporter des lumières à tant de ténèbres.