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TELE-POLITIQUE, LE SARKOBERLUSCONISME A L'ECRAN
MUSSO PIERRE
DE L AUBE
18,30 €
Épuisé
EAN :9782815900072
Nicolas Sarkozy a lancé une "réforme historique" de la télévision publique, en supprimant la publicité et en nommant, de l'Élysée, son président. En Italie, Silvio Berlusconi concentre tous les pouvoirs, confond politique et télévision, et a même créé un "télé-parti". Pour Pierre Musso, ces deux évolutions sont à rapprocher, la réforme française et l'anomalie italienne illustrant les nouveaux liens entre pouvoir et télévision. Pour comprendre ces évolutions, il faut admettre que les mises en scène du talk-show et de la télé-réalité sont en train de coloniser la théâtralisation politique. La captation émotionnelle du public l'emporte dorénavant sur sa brutale "manipulation", et ainsi s'impose la télé-politisation, à l'heure où la néo-télévision est devenue la servante et la maîtresse du politique. Cet ouvrage questionne les relations renouvelées du politique et du télévisuel à partir de l'analyse comparée des deux pays. Réfutant les approches simplificatrices du télé-populisme ou de la télécratie, il offre au lecteur une réflexion approfondie sur le sarkoberlusconisme et sur l'évolution, et la nature, de la télévision. Une réflexion essentielle pour l'avenir même de nos démocraties.
Si l"importance de la rupture artistique apportée par Yves Klein (1928-1962) avec sa « révolution bleue », est largement reconnue, les interprétations de sa démarche se multiplient et se perdent bien souvent dans les méandres de la psychologie, de la religion voire de l" obscurantisme. Alors que le projet de l"artiste s éclaire si on veut bien analyser son oeuvre fulgurante et ses écrits multiples, et les inscrire dans leurs rapports à l" histoire de l'art. Cet ouvrage défend une thèse forte, à savoir que l"oeuvre de Yves Klein achève la déconstruction du dispositif de la représentation et de la perspective héritée du Quattrocento et dont la déconstruction avait commencé avec l" impressionnisme. Yves Klein clôture cette critique en abandonnant le tableau, cette « geôle » des couleurs et cette prison de la sensibilité. Du même coup, il abandonne la structure ternaire (modèle/toile/regard) qui soutient tout le dispositif de la représentation, au profit d une structure binaire, celle du Vide et de la Vie ou de la Nature et du Sujet; ou encore celle du Vide de Klein et du Plein d Arman mis en scène en 1958 à Paris. En mettant fin de façon radicale à la représentation, Klein inaugure l"ère de l" a-représentation, de la post-représentation. Il invite à la construction d une nouvelle forme symbolique en art, voire au-delà, et en explore les multiples potentialités avec le théâtre du Vide, l'immatérialisation ou l"architecture de l" air et du feu. En clôturant l"ère de la représentation picturale inaugurée et théorisée par Brunelleschi, Yves Klein « remonte » en amont de la perspective, et se libère de cette boite à illusions et de ce grillage de lignes et de dessins qui avaient servi eux-mêmes à se défaire de l" art religieux du Moyen âge. Klein libère le spectateur de la relation spéculaire et spectaculaire établie entre le point de fuite et le point de vue. Klein y substitue d une part, l"infini, le Vide et l Immatériel et d une autre, la sensibilité, le Sujet et la Vie. Ces couples réordonnent l espace de l'art contemporain et sans doute de la civilisation d" Occident.Cet ouvrage sous titré « Fin de représentation », présente une analyse du dispositif de la représentation, le processus de sa liquidation chez Yves Klein et les possibles ouverts par cette « libération ». Représentation/ Dissolution/Libération, ce mouvement ternaire a été nécessaire au triomphe de la relation duelle Vie/Vide. Abandonner le « tableau-prison » (Klein) ou le « tableau-tombeau » (Louis Marin), c"est ouvrir la boîte de Pandore des espaces illimités de création dont se sont déjà emparés de nombreux artistes ou courants, tels le Body art, le Land art et bien d" autres, depuis la disparition prématurée de Yves Klein.
Résumé : L'industrie est une vision du monde et pas seulement un phénomène historique. Avant d'être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les "Révolutions industrielles" qui se multiplient depuis deux siècles. Cet ouvrage porte un regard anthropologique et philosophique de l'Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle. L'industrie absorbe tout. Elle fait tenir l'architecture culturelle de l'Occident. Car l'Occident a bien une religion. Il ne s'est produit aucune "sécularisation". La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la "Révolution industrielle", un "nouveau christianisme" technoscientifique a été formulé. Cet ouvrage donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur. Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l'entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.
Résumé : La philosophie de Saint-Simon (1760-1825) est une pensée carrefour qui demeure d'une grande actualité. Fabrique d'utopies, fondation épistémologique, projet systématique ? Cette oeuvre, dont l'interprétation reste ouverte, est une source très riche dont le mouvement saint-simonien constitua une des premières actualisations. Comment analyser ce mouvement qui prit place dans la France des années 1830, à travers des figures aussi originales que Prosper-Barthélemy Enfantin, Emile Barrault, Claire Bazard ou Pierre Leroux, et sa diffusion en Italie, en Espagne en Belgique en Allemagne et en Algérie, où, à l'initiative d'Enfantin et d'Ysmaïl Urbain, il suscita de nombreuses actions ? Le colloque " Actualité du saint-simonisme ", qui s'est déroulé du 21 au 28 juin 2003 à Cerisy, sous la direction de Pierre Musso, a tenté une approche critique, interdisciplinaire et internationale de ce mouvement. Il a réuni des philosophes, des sociologues, des économistes et des historiens dont les contributions sont ici rassemblées.
2008 : Les formes de conquête et d?exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy en France et par Silvio Berlusconi en Italie suscitent bien des interrogations. Elles présentent des similitudes identifiant un phénomène original : le « sarkoberlusconisme ». Ce nouveau modèle politique euro-méditerranéen, de type bonapartiste, combine l?autorité de l?Etat, la révérence à la catholicité et la référence à l?entreprise. Il manie les technologies du néo-management et de la néo-télévision, pour déréguler l?Etat-providence et le politique. Le Centaure sarkoberlusconien, figure symbolique étrange, à la fois « anti » et « néo » politique, prétend même renouveler « l?esprit du capitalisme » en le moralisant.Fin 2010 : Qu?en est-il de cette nouvelle forme de pouvoir ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi semblent en fin de règne. Leur capital confiance est au plus bas, la crise les a rattrapés et les « affaires » qu?elles soient de moeurs, judiciaires ou d?argent semblent prendre plus d?importance que la politique menée. Est-ce pour autant la fin du « sarkoberlusconisme ».
Résumé : La Terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies?
Pour en finir avec notre déni ! Mes critiques s'adressent à ma "Famille", celle des intellectuels de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni : de peur de "faire le jeu de la réaction", nous avons nié l'existence des camps soviétiques, la barbarie du maoïsme, la tyrannie des régimes du tiers-monde dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche. Aujourd'hui, face au fanatisme islamiste, de peur d'être taxés d'islamophobie, nous replongeons dans le déni..." André Versaille. "Votre texte est un vrai régal. J'y ai trouvé mille choses passionnantes ! On ne pouvait mieux dire la crétinerie de nos "idiots utiles". La légèreté est très sûrement la meilleure façon de parler de leur lourdeur mortifère. Je suis sûr que ce livre va faire sensation dans le contexte d'aujourd'hui. Il apportera beaucoup au débat actuel ; en fait, il dit tout ce qui ne se dit pas, ne se dit plus. Il sera accueilli avec enthousiasme, mais certains, très agissants, lui feront la guerre ou l'ignoreront avec force pour le faire disparaître dans le silence." Boualem Sansal.
Résumé : Voici un roman historique consacré à l'un des princes les plus célèbres de son temps : Gaston III de Foix-Béarn (1331-1391), dit Gaston Phoebus. Un personnage puissant et haut en couleur : à la fois fin diplomate et chef de guerre redoutable, chasseur et écrivain, grand amateur d'art et de musique. Alexandre Dumas ne s'y est pas trompé en choisissant de s'emparer de ce destin si particulier. Il en a tiré une remarquable "chronique", à la fois dramatique, pittoresque, fantastique, foisonnant en détails historiques.