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De la liberté ou des questions éthiques en éducation aujourd'hui. Ebauche de réponses par le truchem
Mushipu Mbombo Dieudonné
P.I.E. P. LANG
95,85 €
Épuisé
EAN :9783034305976
Tout au long de l'histoire de la philosophie et de l'éducation, les modernes ont plus ou moins bien abordé les questions qui se posent par rapport à la liberté en éducation. Ce livre invite les éducateurs actuels à revisiter ces philosophes pour trouver des ébauches de réponses à ces questions. Il ne s'agit pas d'un retour, mais plutôt d'un recours aux modernes, tels Rousseau, Locke, Kant, Fichte, Hegel et Pestalozzi. La crise que connaît la société actuelle mondialisée depuis Mai 68 a incité l'auteur à soulever les questions éthiques possibles autour de l'autonomie de l'éduqué en se demandant comment ce dernier devrait vivre sa liberté vis-à-vis de la société qui a ses lois, vis-à-vis de ses éducateurs ainsi que des personnes qui constituent son cercle restreint de vie. L'éduqué se trouve aussi confronté à d'autres réalités qui éprouvent sa liberté : la nature avec ses priorités écologiques actuelles, la mondialisation, le multiculturalisme, et enfin la spiritualité. Sa liberté doit tenir compte de l'existence et de la présence de l'autre dans son espace vital ; ainsi, l'autorité, en éducation, se vivrait autrement. Sur la base de l'éthique habermasienne, l'auteur fonde dans cette étude une pédagogie du dialogue entre éduqué et éducateur.
Africains, vous êtes désormais vos propres missionnaires" Paul VI ; "...un pluralisme est légitime, même souhaitable (...). En ce sens, vous pouvez et vous devez avoir un christianisme africain" Paul VI ; "Non seulement le christianisme est important pour l'Afrique, mais le Christ lui-même dans les membres de son corps, est africain." Jean Paul II ; "Quelles sont les tâches qui attendent la théologie africaine ? (...) : une réflexion doctrinale sur l'identité africaine, et une lecture des données fondamentales du christianisme" Jean Paul II ; "Il ne faut pas oublier que l'Esprit Saint est l'authentique protagoniste de l'inculturation, c'est lui qui préside (...) au dialogue entre la Parole de Dieu (...) et les requêtes (...) qui jaillissent de la multiplicité des hommes et des cultures "Benoit XVI ; "Chaque portion du Peuple de Dieu, en traduisant dans sa vie le don de Dieu selon son génie propre, rend témoignage à la foi reçue et l'enrichit de nouvelles expressions qui sont éloquentes" François. Toutes ces allégations fortes de nos Saints-Pères venus sur le siège de Saint-Pierre après le Concile Vatican Il sont souvent citées d'une façon disparate dans les textes et les réflexions des africains. Le souci de cette recherche est de les rendre visibles. Au lieu qu'ils soient perdus au milieu d'autres textes, que l'on puisse les repérer facilement pour se rendre compte de la considération que les plus hauts responsables de l'Eglise réservent non seulement à la théologie africaine d'inculturation mais aussi au peuple africain en tant que tel.
Avoir la peau claire et des cheveux défrisés " - C'est à ce standard de beauté que longtemps la femme noire a dû se conformer. Présentées comme culturelles, ces pratiques reflètent en réalité un trauma qui se transmet de génération en génération. Cette étude sociologique se penche sur l'origine de cette représentation stéréotypée et les douleurs du passé qui ont amené la femme noire à renier son apparence. Documenté et érudit, cet essai déconstruit les mécanismes à l'oeuvre derrière les injonctions esthétiques faites aux femmes noires. Il démontre comment des objets anodins sont devenus des emblèmes de discrimination. L'auteure cite ainsi le Brown Paper Bag Test mis en place dans la première moitié du siècle dernier en Louisiane : toute personne dont la peau était plus foncée que la teinte du papier kraft était interdite d'accès. Une plongée sans concession dans l'imagerie raciste et son inventivité sans complexe.
Le pullulement des sectes en Afrique devient un défi devant lequel on ne peut plus être indifférent. En même temps qu'il interpelle les grandes Eglises par rapport à leurs méthodes pastorales d'évangélisation, qui se rapprochent encore difficilement de la culture du peuple africain dans certains coins de ce continent, ce foisonnement des sectes inquiète. Les sectes non seulement tirent l'homme africain vers le sous-développement, mais elles le manipulent. Elles exploitent les gens, surtout ceux qui sont pauvres spirituellement, intellectuellement et matériellement. Que fait-on ? Il serait irresponsable de ne rien faire pour endiguer ce fléau. La responsabilité de la théologie comme instance rationnelle de ceux qui ont la foi se trouve engagée ici. Elle a le devoir de dénoncer cette manipulation s'il en existe une, et de porter cette question de la manière la plus sérieuse possible, en tâchant d'y apporter des réponses qui convainquent et qui éclairent rationnellement ces pauvres fidèles plongés dans une caverne obscure. Il faut les en sortir. La théologie africaine ne peut y parvenir que si elle le fait dans la concertation et le dialogue. C'est dans un élan d'échange et de débat qu'une théologie commune peut s'élaborer afin de procéder à l'encadrement des "Eglises" qui naissent en Afrique, et d'éradiquer ces mésaventures manipulatrices qui rongent les pauvres et les maintiennent dans leur pauvreté. Cet ouvrage propose plusieurs solutions en ce sens.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.