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La réprobation de l'Allemagne ou les vraies raisons du nouveau ressentiment anti-allemand. Quel aven
Münster Arno
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343081007
Le nazisme et ses horreurs sont-ils la vraie raison de la présence persistante, dans la mémoire collective française, de la germanophobie, de ce sentiment de rejet anti-germanique qui s'est évidemment amplifié après la réunification de l'Allemagne ? Quelles sont les raisons profondes de la renaissance, ces dernières années et en dépit de tous les progrès dans le processus de construction européenne, d'un ressentiment antiallemand, partagé par des secteurs de plus en plus larges de la société française ? Pourquoi une partie de la gauche radicale et "lucide" est-elle devenue germanophobe ? C'est à ce questionnement que ce livre, écrit par un philosophe franco-allemand, résidant en France depuis quarante-cinq ans, tente de trouver une réponse, en reconstruisant l'historique de l'anti-germanisme français des cent dernières années et en analysant aussi les discours politiques "populistes" récents de certains hommes politiques français. Convaincu que c'est notre devoir en tant qu'Européens, attachés à l'idée du progrès, de combattre de toutes nos forces le nationalisme, le racisme, le souverainisme et la xénophobie, qui connaissent ces derniers temps une montée spectaculaire en France, et de résister à la contagion du discours nationaliste et souverainiste de la "haine", de l'exclusion et du repli sur soi, l'auteur de ce livre nous invite aussi, à travers une lecture des écrits des sociologues allemands Ulrich Beck et Jürgen Habermas, à repenser le projet européen, en tirant les leçons de certaines erreurs commises par les instances européennes (pendant la crise de la dette grecque notamment), et en appelant à une mobilisation citoyenne pour faire respecter les valeurs fondamentales et les idéaux de l'Union européenne (liberté d'expression, droits de l'homme, dignité humaine, laïcité, sécurité sociale), pour que l'Europe, si aimée et si détestée en même temps par certains, enfin libérée des entraves de l'Etat national, puisse enfin devenir cette grande fédération de citoyens libres des vingt-huit nations, unis par le même engagement moral et la même solidarité humaine.
Fruit d'une lecture à la fois critique et sympathique de L'Homme révolté (1951), cet ouvrage, consacré à l'un des essais les plus célèbres mais aussi les plus controversés de Camus, s'efforce de cerner l'un des motifs centraux de sa pensée : la révolte. La révolte est-elle un acte de résistance individuelle, opposé au collectif, voire à la société tout entière, ou peut-elle et doit-elle, sous certaines conditions, déborder du "Je suis" vers le "Nous sommes" ? En quoi est-elle distincte de la révolution ? N'est-elle pas antagonique à la révolution, vu que les révolutions, nées de la synergie des révoltes respectives, ont en général tendance à étouffer la révolte, une fois arrivées au pouvoir ? La révolte ne tire-t-elle pas sa force morale avant tout du fait qu'elle "assigne à l'oppression une limite en deçà de laquelle commence la dignité commune à tous les hommes, en définissant une "première valeur"" (Camus) ? Le révolté fait-il le procès de la "liberté totale" (Sartre) ? Tels sont les questionnements que l'auteur de cet essai s'efforce de tirer au clair, en saluant Camus, pour son 100e anniversaire, en tant que prophète d'une insurrection morale contre la servitude et l'oppression défiant toutes les formes de pouvoir tyrannique et totalitaire.
L'auteur de cette Esquisse d'une autobiographie politique s'est proposé de reconstruire l'itinéraire d'un intellectuel critique, lucide et "rebelle", celui d'un enfant de guerre, né en Silésie, en 1942, et jeté dans un monde brutal et inhumain, celui de l'Allemagne de l'après-guerre. Il décrit le drame d'une enfance malheureuse, encore ombragée par le nazisme, dans un milieu caractérisé par le refoulement collectif des crimes nazis, par l'anticommunisme et par la restauration, sur les ruines du IIIe Reich, en Allemagne de l'Ouest, d'une société bourgeoise parlementaire "démocratique", ayant conservé les mentalités autoritaires du passé. Il raconte aussi comment cette rupture affective et politique avec la société allemande fera de lui assez tôt un homme "révolté", politiquement engagé pour la vraie démocratie et le progrès social et pour une société égalitaire et fraternelle, sans maître et esclave et sans domination de l'homme sur l'homme. Arrivé à Paris, en septembre 1967, il se jettera "corps et âme" dans la révolte de Mai 68, vécue par lui-même comme "le plus grand mouvement anti-autoritaire d'émancipation du XXe siècle". C'est ce même intérêt pour les mouvements politiques d'émancipation qui le conduira aussi au Chili, à l'époque de "L'Unité populaire" de Salvador Allende (1970-1973), et au Portugal, pendant la révolution des "oeillets" (1974-1975), où il sera le témoin d'une révolution démocratique antifasciste dont il analysera les raisons et les contradictions dans un de ses livres. L'émancipation sera aussi le leitmotiv de sa propre philosophie sociale critique très orientée vers l'écosocialisme, vers un marxisme "ouvert" non dogmatique et un cosmopolitisme citoyen rejetant le racisme, l'antisémitisme, le souverainisme et le nationalisme, sous ses diverses variantes, et dont le mot d'ordre inspiré d'Ernst Bloch est : osons l'utopie de la construction d'un monde meilleur !
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
L'émergence de Jean Jaurès (1859-1914) à l'horizon politique français et européen de la fin du XIXe et au début du XXe siècle était incontestablement celle d'une figure emblématique dont le charisme faisait de lui la véritable incarnation d'un mouvement socialiste en plein essor et d'un combat inlassable pour la République, l'école laïque publique et obligatoire, la séparation des Eglises et de l'Etat, la justice sociale et la paix. C'était aussi, comme il sera mis en évidence dans cet essai, le combat permanent d'un philosophe, journaliste et député extrêmement courageux, dont le républicanisme et le patriotisme défiaient, avec ses convictions socialistes et pacifiques et ses grands discours, rassemblant dans ses meetings politiques des milliers de travailleurs, non seulement tous les conservatismes mais aussi et surtout le nationalisme qui risquait bientôt de précipiter l'Europe tout entière dans la catastrophe de la Première Guerre mondiale. La vie était celle d'un lutteur infatigable pour la justice, la fraternité et la paix entre les nations qui, jusqu'au dernier jour de sa vie, hélas écourtée par l'ignoble assassinat dont il a été la victime, le 31 juillet 1914 à Paris, avait tenté d'empêcher cette guerre, en appelant les travailleurs de toute l'Europe à s'opposer, par tous les moyens pacifiques, y compris la grève générale politique, à la guerre et à la mobilisation qui le préparait. Le présent ouvrage s'efforce de reconstruire l'itinéraire philosophique et politique du grand homme, philosophe, journaliste, député et "tribun du peuple", panthéonisé en novembre 1924, dans toutes ses étapes.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.