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Jean Jaurès : un combat pour la laïcité, la République, la justice sociale et la paix. Quelques réfl
Münster Arno
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343061948
L'émergence de Jean Jaurès (1859-1914) à l'horizon politique français et européen de la fin du XIXe et au début du XXe siècle était incontestablement celle d'une figure emblématique dont le charisme faisait de lui la véritable incarnation d'un mouvement socialiste en plein essor et d'un combat inlassable pour la République, l'école laïque publique et obligatoire, la séparation des Eglises et de l'Etat, la justice sociale et la paix. C'était aussi, comme il sera mis en évidence dans cet essai, le combat permanent d'un philosophe, journaliste et député extrêmement courageux, dont le républicanisme et le patriotisme défiaient, avec ses convictions socialistes et pacifiques et ses grands discours, rassemblant dans ses meetings politiques des milliers de travailleurs, non seulement tous les conservatismes mais aussi et surtout le nationalisme qui risquait bientôt de précipiter l'Europe tout entière dans la catastrophe de la Première Guerre mondiale. La vie était celle d'un lutteur infatigable pour la justice, la fraternité et la paix entre les nations qui, jusqu'au dernier jour de sa vie, hélas écourtée par l'ignoble assassinat dont il a été la victime, le 31 juillet 1914 à Paris, avait tenté d'empêcher cette guerre, en appelant les travailleurs de toute l'Europe à s'opposer, par tous les moyens pacifiques, y compris la grève générale politique, à la guerre et à la mobilisation qui le préparait. Le présent ouvrage s'efforce de reconstruire l'itinéraire philosophique et politique du grand homme, philosophe, journaliste, député et "tribun du peuple", panthéonisé en novembre 1924, dans toutes ses étapes.
Résumé : Le nazisme et ses horreurs sont-ils la vraie raison de la présence persistante, dans la mémoire collective française, de la germanophobie, de ce sentiment de rejet anti-germanique qui s'est évidemment amplifié après la réunification de l'Allemagne ? Quelles sont les raisons profondes de la renaissance, ces dernières années et en dépit de tous les progrès dans le processus de construction européenne, d'un ressentiment antiallemand, partagé par des secteurs de plus en plus larges de la société française ? Pourquoi une partie de la gauche radicale et "lucide" est-elle devenue germanophobe ? C'est à ce questionnement que ce livre, écrit par un philosophe franco-allemand, résidant en France depuis quarante-cinq ans, tente de trouver une réponse, en reconstruisant l'historique de l'anti-germanisme français des cent dernières années et en analysant aussi les discours politiques "populistes" récents de certains hommes politiques français. Convaincu que c'est notre devoir en tant qu'Européens, attachés à l'idée du progrès, de combattre de toutes nos forces le nationalisme, le racisme, le souverainisme et la xénophobie, qui connaissent ces derniers temps une montée spectaculaire en France, et de résister à la contagion du discours nationaliste et souverainiste de la "haine", de l'exclusion et du repli sur soi, l'auteur de ce livre nous invite aussi, à travers une lecture des écrits des sociologues allemands Ulrich Beck et Jürgen Habermas, à repenser le projet européen, en tirant les leçons de certaines erreurs commises par les instances européennes (pendant la crise de la dette grecque notamment), et en appelant à une mobilisation citoyenne pour faire respecter les valeurs fondamentales et les idéaux de l'Union européenne (liberté d'expression, droits de l'homme, dignité humaine, laïcité, sécurité sociale), pour que l'Europe, si aimée et si détestée en même temps par certains, enfin libérée des entraves de l'Etat national, puisse enfin devenir cette grande fédération de citoyens libres des vingt-huit nations, unis par le même engagement moral et la même solidarité humaine.
En s'opposant rigoureusement aux nationalistes et aux souverainistes de tout bord, Jürgen Habermas, disciple d'Adorno et fondateur de la "seconde génération" de l'Ecole de Francfort, a pendant les dernières décennies et surtout depuis le Traité de Maastricht, enrichi les débats de la philosophie politique contemporaine par un grand nombre de contributions et de réflexions sur l'Europe et l'idée européenne qui sont l'objet de la première partie de cet ouvrage. Dans ces écrits, il esquisse non seulement l'utopie concrète d'une Europe d'Etats post-nationaux, reliés entre eux par une Constitution européenne garantissant les libertés, la justice et l'Etat de droit, mais il plaide aussi en même temps pour une "conscience européenne" ayant la vocation de substituer les traditionnelles convictions et consciences identitaires des nations. Il s'agit de substituer progressivement, l'Etat-nation traditionnel républicain, devenu de plus en plus "obsolète", par une Union européenne devenue une union d'Etats "post-nationaux". Simultanément, Habermas se fait aussi l'avocat d'un renouveau de la démocratie, de plus en plus menacée par les populismes et les régressions anti-démocratiques constatées dans les pays néo-libéraux à représentation parlementaire indirecte, qui ne peut se faire que par la participation directe des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Dans la seconde partie de l'ouvrage, l'auteur analyse en profondeur, en les résumant, les travaux et recherches récents consacrés par Habermas, ce penseur rationaliste et cosmopolite très inspiré par Emmanuel Kant, à la pensée post-métaphysique, à la philosophie de la religion et aux effets produits, dans l'histoire de l'Occident, par la tension permanente entre foi et savoir.
Composé de plusieurs conférences récentes, cet ouvrage s'efforce de jeter un pont de l'utopie concrète, comprise comme projection des désirs et des rêves de l'avènement d'un monde meilleur dans le champ de réalisation du possible, vers l'utopie écologiste prônant la transformation du rapport de l'homme à la nature et à l'environnement. L'écosocialisme est défini comme refondation du socialisme, à l'entrecroisement d'un marxisme-socialisme rénové, avec le paradigme écologique.
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.