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Emancipation (de Marx à Marcuse). Historique et actualité d'un concept
Münster Arno
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343201283
Nous nous efforçons de montrer dans cet ouvrage qu'à la différence du concept canonisé d'émancipation du XVllle siècle (celui de Condorcet, de Rousseau et de Kant), identifiant l'émancipation à l'éga-liberté, à la raison et au combat contre la tyrannie de l'absolutisme monarchique et pour une République constitutionnelle garantissant les droits du citoyen, au XXe siècle, le concept d'émancipation devient synonyme de toutes les formes de résistance, de résilience et de libération des contraintes, de l'oppression, des discriminations (ethniques et raciales) et de toutes les formes de pouvoir liberticide et totalitaire privant l'homme de son autonomie et de sa dignité. Est-il en effet devenu, comme le suggère André Tosel, "auto-émancipation et auto-libération de soi du sujet, comme auto-positionnement du soi, dans son autonomie, en tant qu'auto-législation du soi en soi"? C'est dans la pleine conscience de la mémoire historique de toutes les luttes de l'humanité pour l'émancipation, de toutes les révoltes et révolutions guidées et portées par ce combat, de la révolte de Spartacus jusqu'aux luttes féministes contemporaines, que l'auteur de cet ouvrage s'efforce de reconstruire la trajectoire de ce concept, de ses métamorphoses et de ses multiples facettes et expressions, à travers les siècles, sans oublier qu'il s'agit là a priori d'un concept-clé d'une philosophie sociale critique visant, à partir du XIXe et au XXe siècle, dans le sillage de Marx, de Horkheimer, d'Ernst Bloch, de Jean-Paul Sartre et de Herbert Marcuse, non seulement la libération du genre humain, des hommes et des femmes, de l'oppression et de l'aliénation, de la discrimination et de la servitude, mais aussi de la transformation du monde vers le meilleur, dans l'horizon de l'espérance active et de la prise de conscience des possibilités de réaliser "l'utopie concrète" d'une société libre, non-répressive, égalitaire et fraternelle.
Fruit d'une lecture à la fois critique et sympathique de L'Homme révolté (1951), cet ouvrage, consacré à l'un des essais les plus célèbres mais aussi les plus controversés de Camus, s'efforce de cerner l'un des motifs centraux de sa pensée : la révolte. La révolte est-elle un acte de résistance individuelle, opposé au collectif, voire à la société tout entière, ou peut-elle et doit-elle, sous certaines conditions, déborder du "Je suis" vers le "Nous sommes" ? En quoi est-elle distincte de la révolution ? N'est-elle pas antagonique à la révolution, vu que les révolutions, nées de la synergie des révoltes respectives, ont en général tendance à étouffer la révolte, une fois arrivées au pouvoir ? La révolte ne tire-t-elle pas sa force morale avant tout du fait qu'elle "assigne à l'oppression une limite en deçà de laquelle commence la dignité commune à tous les hommes, en définissant une "première valeur"" (Camus) ? Le révolté fait-il le procès de la "liberté totale" (Sartre) ? Tels sont les questionnements que l'auteur de cet essai s'efforce de tirer au clair, en saluant Camus, pour son 100e anniversaire, en tant que prophète d'une insurrection morale contre la servitude et l'oppression défiant toutes les formes de pouvoir tyrannique et totalitaire.
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
Bien que L'Etre et le Néant annonçât, déjà en 1943. l'esquisse d'une morale répondant aux critères d'une ontologie de la liberté et d'une psychanalyse existentielle. il a fallu attendre l'année 1983 pour que soient enfin publiés, à titre posthume. trois ans après la mort de Sartre, les Cahiers pour une Morale rédigés en 1947-1948. L'objet du présent ouvrage est non seulement l'analyse synthétique de l'approche sartrienne consistant à esquisser les fondements théoriques d'une nouvelle morale, conformes aux exigences philosophiques de l'existentialisme, mais aussi la reconstruction théorique de la morale sartrienne en sa totalité, en menant en évidence son évolution constante d'une approche ontologico-phénoménologique vers une morale existentialo-marxiste qui marque notamment les Conférences de Sartre à Rome (1964) ainsi que les textes que le philosophe avait préparés pour son cycle de conférences prévu à l'université Cornell (Etats-Unis, 1965). L'ouvrage aborde également, dans cette même perspective, le problème d'une "troisième morale" sartrienne émergeant dans les entretiens de Sartre avec Benny Lévy (1979-1980).
Le changement climatique et ses conséquences dramatiques pour des millions d'habitants de notre globe peut-il, éventuellement, ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable mais meilleur et plus juste ? Annonce-t-il peut-être déjà un véritable changement de civilisation signifiant la fin du productivisme, de l'extravisme, de la croissance, du consumérisme et du mode de vie actuel ? La fin du capitalisme a-t-elle déjà commencé (Andre Gorz) ? L'alternative est-elle " changer maintenant ou disparaître " (Naomi Klein) ? Le Pape François a-t-il raison de lancer, dans sa Lettre encyclique Laudato si', en prenant conscience du défi environnemental que nous vivons, son appel à tous " à prendre soin et de la maison commune et de chacun de ceux qui l'habitent ", pour construire une alternative plus juste et plus vivable, à savoir "un monde de bonheur et de cohabitation non consumériste" ? Avec sa défense du "bien commun", de la justice, des pauvres du Tiers Monde et d'un système normatif assurant la protection de l'écosphère, le Pape est-il devenu "éco-socialiste" ? Les projets utopiques peuvent-ils, éventuellement, renaître ? La raison ne nous invite-t-elle pas plutôt à repenser et à défendre, dans le contexte actuel de la crise écologique et de la montée dangereuse de l'extrême-droite nationaliste et populiste, une République laïque et "fraternelle", à savoir une République sociale, démocratique, écologique, conviviale et européenne ?
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.