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Les oeuvres d'art dans le cinéma de fiction
Fiant Antony ; Frangne Pierre-Henry ; Mouëllic Gil
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753532618
Comment penser un film de fiction à partir des oeuvres d'art qui s'y trouvent sous la forme d'objet, de représentation, de projet. de performance ou d'événement? A l'inverse. comment penser les oeuvres et les arts non filmiques à partir du cinéma qui les met en .scène, en images et en récit? C'est à ces deux questions reliées circulairement qu'est consacré cet ouvrage collectif où dialoguent historiens. théoriciens, critiques et esthéticiens du cinéma. Dans ce dialogue ouvert et pluridisciplinaire. le lecteur cernera d'abord les principales opérations, fonctions, modalités et portées de ce jeu baroque - souvent fascinant - d'emboîtements et de citations par lequel le film de fiction se laisse nourrir, creuser. perturber, altérer, hanter par d'autres oeuvres d'art que les oeuvres cinématographiques elles-mêmes. Il verra ensuite, et en retour, comment les oeuvres littéraires. plastiques, musicales. chorégraphiques, architecturales. théâtrales que les fictions filmiques utilisent, se laissent éclairer par la lumière propre du cinéma.
Au-delà de l'emplacement d'une caméra et d'un micro produisant ce qu'on appelle communément un point de vue et un point d'écoute, la technique ne pourrait-elle pas participer activement à la production du sens d'un film ? Le point de vue n'est en effet pas seulement une question de positionnement dans l'espace imaginaire que produit le cinéaste, pas plus que la technique ne se limite à la manière dont les techniciens manipulent et placent leurs appareils de prise de vues et de prise de son au sein d'une scène filmée. Partant de ce constat, l'ambition des textes ici réunis est de proposer une approche liant ouvertement la technique à la désignation et aux implications du point de vue/point d'écoute au cinéma. Cette approche est bien sûr plurielle, variée, se révélant d'une extrême richesse, la réflexion concernant à la fois la question des formats, du son, des caméras, de la couleur, du montage, de la 3D relief, des objectifs, etc., c'est-à-dire de tout ce qui a trait à la dimension technique de la création cinématographique. Les divers dispositifs sont ici abordés sous des angles esthétique, historique, théorique ou encore sociologique à partir d'exemples très variés.
Littéraire, fictionnel, documentaire, poétique, politique, court, long, en couleurs, en noir et blanc, le cinéma d'Agnès Varda est de ceux qui incitent aux adjectifs, aux qualificatifs, par amour du mot ou du jeu mais surtout en raison de sa multiplicité et de sa complexité. Depuis 1954, avec près de quarante films, la cinéaste manifeste une liberté créatrice témoignant d'une démarche toujours innovante, d'une volonté d'explorer le cinéma dans toute sa richesse et de lui donner un prolongement par ses récentes installations. Ainsi, dès le début, si La Pointe Courte fut une tentative pré-Nouvelle Vague d'aller à la rencontre de la vie telle qu'elle est, cette intrusion dans le monde réel n'a jamais constitué une fin en soi pour Varda. L'originalité et l'imagination de la cinéaste l'inciteront toujours à dépasser les apparences pour leur préférer sa vérité. Ses films et installations font alors la part belle aux sentiments des protagonistes à travers lesquels elle nous convie à appréhender des univers divers et variés, quels qu'en soient les difficultés ou les drames: celui de Cléo comme en suspens durant une heure et demie d'une attente douloureuse dans Cléo de 5 à 7, celui, utopique et finalement tragique, de François dans Le Bonheur, celui de Mona si réfractaire aux autres dans Sans toit ni loi, celui, forcément cloisonnant, de Quelques veuves de Noirmoutier, celui, ludique et autobiographique, de L'Île et Elle ou bien celui de la France occupée dans son Hommage aux Justes de France. Ce volume est issu d'un colloque international organisé à l'université Rennes 2 en novembre 2007. Il réunit une vingtaine de textes qui mettent en évidence la richesse et la cohérence du cinéma d'Agnès Varda ainsi que ses prolongements et saluent ce parcours unique, d'une liberté jamais démentie.
Le court métrage occupe une place à part dans le cinéma français, assurant non seulement le renouvellement des générations, mais favorisant aussi les expérimentations formelles les plus diverses. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on lui doit un intérêt tout particulier pour le documentaire, genre très peu usité à l'époque dans le cadre du long métrage. Certes, la logique est encore souvent celle de la commande à l'initiative de groupes industriels ou d'institutions ministérielles par exemple, mais cette attention nouvelle portée au réel incite à un profond renouvellement des tendances dramaturgiques et esthétiques. Minoritaire par le nombre de films réalisés, la fiction offre aux réalisateurs un second terrain d'expérimentation qui trouve à s'exprimer dans le court métrage ou le film à sketches, notamment par le biais de la comédie, de l'animation et de l'adaptation littéraire. Ce volume entend non seulement explorer la production des documentaires et des fictions produits dans le court métrage entre 1945 et 1968 mais aussi montrer que la vivacité de la forme brève, sa modernité même, passe justement par sa capacité à s'émanciper des frontières traditionnellement dressées entre documentaire et fiction. D'un film à l'autre, mais aussi au sein d'un même film. Les études rassemblées dans cet ouvrage s'intéressent à des cinéastes parmi les plus importants de l'histoire du court métrage français: Jean Cocteau, Claude Chabrol, Jacques Demy, Robert Enrico, Pierre Etaix, Jean-Luc Godard, Paul Grimault, Pierre Kast, Roger Leenhardt, Eli Lotar, Jean Painlevé, Paul Paviot, Jean-Daniel Pollet, Pierre et Jacques Prévert, Jean Rouch, Eric Rohmer, Georges Rouquier, Jacques Tati, etc.
Johan van der Keuken (1938-2001) est l'auteur d'une oeuvre considérable traversée par une grande diversité de pratiques et de formes : la photographie, le cinéma (une soixantaine de films), l'installation et l'écriture théorique s'y côtoient dans un mouvement de perpétuel questionnement des formes et des techniques. Son parcours couvre près de cinquante années de cinéma, depuis l'émergence du cinéma direct jusqu'à l'avènement du numérique, et la diversité des propositions esthétiques qui s'y déploient font de lui un cinéaste inclassable, en perpétuelle lutte contre les grammaires et les conformismes. Construits autour d'un dialogue permanent entre l'intime et le politique - "on regarde le monde de l'intérieur de soi" a-t-il écrit - les films de Johan van der Keuken interrogent la complexité des interdépendances qui animent la société moderne ; le regard qu'il porte sur les relations entre le nord et le sud, entre l'économie et l'environnement, entre le local et le global travaille avec une étonnante pertinence les problèmes qui agitent notre actualité. Parmi les chercheurs en cinéma et cinéastes qui ont contribué à ce volume, certains ont été ses compagnons de route dans l'exercice d'une pensée du cinéma toujours en expansion et ouverte à l'échange, d'autres ont découvert plus tardivement l'importance de son oeuvre et témoignent par leurs travaux de sa fertilité et de sa pérennité. Ces contributions au vaste champ d'investigation que cette oeuvre nous tend explorent les nombreuses hybridations qui composent sa poétique - entre le cinéma et les arts, entre l'art et la technique, entre l'image et le texte, entre l'anthropologie et l'avant-garde - pour éclairer les tensions signifiantes qui sous-tendent sa puissance politique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?