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Johan van der Keuken. Documenter une présence au monde
Fiant Antony ; Mouëllic Gilles ; Zéau Caroline
YELLOW NOW
24,00 €
Épuisé
EAN :9782873404475
Johan van der Keuken (1938-2001) est l'auteur d'une oeuvre considérable traversée par une grande diversité de pratiques et de formes : la photographie, le cinéma (une soixantaine de films), l'installation et l'écriture théorique s'y côtoient dans un mouvement de perpétuel questionnement des formes et des techniques. Son parcours couvre près de cinquante années de cinéma, depuis l'émergence du cinéma direct jusqu'à l'avènement du numérique, et la diversité des propositions esthétiques qui s'y déploient font de lui un cinéaste inclassable, en perpétuelle lutte contre les grammaires et les conformismes. Construits autour d'un dialogue permanent entre l'intime et le politique - "on regarde le monde de l'intérieur de soi" a-t-il écrit - les films de Johan van der Keuken interrogent la complexité des interdépendances qui animent la société moderne ; le regard qu'il porte sur les relations entre le nord et le sud, entre l'économie et l'environnement, entre le local et le global travaille avec une étonnante pertinence les problèmes qui agitent notre actualité. Parmi les chercheurs en cinéma et cinéastes qui ont contribué à ce volume, certains ont été ses compagnons de route dans l'exercice d'une pensée du cinéma toujours en expansion et ouverte à l'échange, d'autres ont découvert plus tardivement l'importance de son oeuvre et témoignent par leurs travaux de sa fertilité et de sa pérennité. Ces contributions au vaste champ d'investigation que cette oeuvre nous tend explorent les nombreuses hybridations qui composent sa poétique - entre le cinéma et les arts, entre l'art et la technique, entre l'image et le texte, entre l'anthropologie et l'avant-garde - pour éclairer les tensions signifiantes qui sous-tendent sa puissance politique.
Ce livre rassemble plusieurs textes autour du cinéma du réalisateur portugais Pedro Costa. L'auteur évoque la démarche et les partis pris des films, pour la plupart réalisés dans le quartier de Fonthainas à Lisbonne. Le cadrage et la position de la caméra revêtent des rôles précis, inscrivant la fiction dans l'histoire des habitants et du Portugal (l'immigration au Cap Vert).
Cet ouvrage collectif questionne l'évolution du documentaire de création à consonance politique en ce début de XXIe siècle à travers l'analyse d'un grand nombre d'oeuvres proposant de nouvelles formes d'engagement. Avec l'avènement du numérique au XXIe siècle, l'art documentaire a, comme tant d'autres domaines, subit de très profondes transformations et se décline désormais dans différents lieux et sous divers formats, allant de la salle de cinéma aux plateformes du web en passant par les musées ou les galeries. Le présent ouvrage porte un regard sur cette évolution récente du documentaire de création à consonance politique. L'analyse d'un grand nombre d'oeuvres, diverses tant dans leurs modes de production que dans leurs propositions esthétiques, y révèle un profond renouvellement des pratiques et des formes artistiques qui ont en commun des modalités inédites d'engagement. Douze textes et trois rencontres avec des cinéastes (Maria Kourkouta, Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, Mila Turajlic), organisés en trois parties - respectivement axées sur la parole politique, le déracinement et l'exil, les processus d'appropriation d'images et de sons produits par d'autres - démontrent la grande vitalité de l'art documentaire qui, à défaut de changer le monde, l'inscrit et le réfléchit. Antony Fiant et Isabelle Le Corff sont professeurs en études cinématographiques, respectivement à l'Université Rennes 2 et à l'Université de Bretagne occidentale à Brest.
Fiant Antony ; Frangne Pierre-Henry ; Mouëllic Gil
Comment penser un film de fiction à partir des oeuvres d'art qui s'y trouvent sous la forme d'objet, de représentation, de projet. de performance ou d'événement? A l'inverse. comment penser les oeuvres et les arts non filmiques à partir du cinéma qui les met en .scène, en images et en récit? C'est à ces deux questions reliées circulairement qu'est consacré cet ouvrage collectif où dialoguent historiens. théoriciens, critiques et esthéticiens du cinéma. Dans ce dialogue ouvert et pluridisciplinaire. le lecteur cernera d'abord les principales opérations, fonctions, modalités et portées de ce jeu baroque - souvent fascinant - d'emboîtements et de citations par lequel le film de fiction se laisse nourrir, creuser. perturber, altérer, hanter par d'autres oeuvres d'art que les oeuvres cinématographiques elles-mêmes. Il verra ensuite, et en retour, comment les oeuvres littéraires. plastiques, musicales. chorégraphiques, architecturales. théâtrales que les fictions filmiques utilisent, se laissent éclairer par la lumière propre du cinéma.
En une vingtaine d'années et autant de films, Hong Sang-soo s'est imposé comme l'un des auteurs les plus singuliers du cinéma contemporain. Dépeignant avec acuité les affects et les atermoiements de ses "congénères" aux prises avec les affres de la passion amoureuse, ses films se sont constamment démarqués au sein de la production cinématographique sud-coréenne par une forme aisément identifiable et le choix de thématiques récurrentes. Son oeuvre, qui s'enrichit de nouveaux opus à un rythme toujours plus soutenu, n'en témoigne pas moins d'une évolution artistique certaine que viennent souligner de multiples récompenses et rétrospectives dans les festivals du monde entier. D'une exemplaire économie de moyens semblent découler une invention narrative et une esthétique toujours plus assurée dans sa discrétion même. Tenter d'appréhender les spécificités de cette oeuvre dont l'évidence est aussi admirable que déroutante, se présente ainsi comme une nécessité. Pour ce faire, Les Variations Hong Sang-soo, décliné en deux volumes, se propose de réunir les contributions d'une douzaine de critiques ou universitaires et de donner la parole à certains des proches collaborateurs du cinéaste, ou à ceux qui ont oeuvré à la diffusion de ses films en France et en Corée. Cette double approche doit permettre de dessiner les contours d'une poétique propre à cet artiste, de cerner la singularité de sa méthode, les spécificités de son style ou encore ses audaces dramaturgiques, tout en précisant le rôle de ceux qui accompagnent son processus de création.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.