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Indochine années vingt : le balcon de la France sur le Pacifique (1918-1928). Une page de l'histoire
Morlat Patrice
INDES SAVANTES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782846540063
La politique d'association proposée par la République impériale aux élites indochinoises au début des années vingt vise, par ce que l'on appelle alors la politique indigène, à faire partager aux populations colonisées le grand dessein assigné par la métropole à sa grande possession d'Asie: devenir le Balcon de la France, sur le Pacifique.La France, victorieuse militairement sur le continent européen, sort vaincue financièrement, démographiquement et économiquement de la Grande Guerre. Elle se retrouve de surcroît isolée diplomatiquement de ses alliés d'hier et confrontée à l'affirmation, dans le Pacifique extrême-oriental, de nouvelles puissances impérialistes comme le Japon et les Etats-Unis. A cela s'ajoute la crise des instituts bancaires qui devaient y soutenir ses intérêts: entre autres, le fameux krach de la Banque Industrielle de Chine.Aussi la France, qui n'a plus les moyens de tenir son rôle de grande puissance en Asie, doit-elle trouver un relais, une métropole seconde susceptible d'affirmer sa position dans les domaines politique, diplomatique, militaire et surtout économique. Dès lors, l'Indochine, joyau de l'Empire colonial français, appelée à pallier les difficultés de la République en Extrême-Orient, va s'efforcer de faire face aux nouveaux impérialismes ainsi qu'à la montée en puissance du Komintern, de la révolution chinoise et du militarisme japonais.Confrontée à ces bouleversements, l'Indochine se mue progressivement de balcon sur le Pacifique en bastion sur le Pacifique. Patrice Morlat, tout en brossant un tableau général de la présence française en Extrême-Orient, le démontre dans cet ouvrage magistral.
Résumé : Avec ce nouvel ouvrage, l'auteur poursuit son exploration de la pensée coloniale dans la République impériale. Cette dernière, couvrant ce qui est convenu d'appeler la IIIe République et qui s'étend de 1870 à 1940, est celle où la France se dote d'un empire colonial aux quatre coins du globe ; le deuxième après celui du Royaume-Uni. Comme pour mes précédents travaux - consacrés à la pensée au Grand Orient de France dans la République impériale - il ne s'agit pas ici d'une réflexion globale sur la colonisation, mais simplement d'une étude précise de la Ligue des droits de l'homme et du citoyen ; de ce que furent ses idées et son action aux colonies. La Ligue naît de facto durant le procès d'Emile Zola. Ce rassemblement se mue ensuite en une " Ligue des droits de l'homme et du citoyen ", qui est officiellement enregistrée le 4 juin 1898, soit quatre années après la condamnation du capitaine Dreyfus. L'Institution se dote dès les débuts, d'un solide groupe d'avocats et de juristes. La Ligue ne veut pas " créer du droit, mais protéger le droit ". Elle regroupe dans ses rangs des politiciens de premier plan, radicaux et socialistes mais également un grand nombre d'intellectuels et d'écrivains comme Anatole France, Marcel Proust et d'autres. Après la Grande Guerre, la réflexion des ligueurs va essentiellement se porter vers le statut politique et social des colonies. Le premier élan, en compagnies des Maçons et des socialistes, va les pousser à importer la République dans les colonies ; mais surtout pour les Européens ! Quel statut alors pour les indigènes ? La Ligue va mener un combat incessant en faveur de la définition d'un statut clair et le plus libéral possible en leur faveur. Que ce soit concernant les droits fonciers, ceux en matière de justice et de défense dans les tribunaux indigènes, mais aussi de la presse et ceux de vote, essentiellement en Algérie pour ce dernier point ! L'idéal pour elle aurait été de pouvoir assimiler les masses autochtones, par l'éducation et l'amélioration de leurs conditions de vie et de les rapprocher des conditions des citoyens. La Ligue évoluera ainsi vers la recherche d'un statut du " citoyen indigène ", habitant d'un " pays en devenirs ", au sein d'une sphère mondiale française, comparable au Commonwealth. Les colonisés enfin, les indigènes, que pensaient-ils de tout cela ? Voulaient-ils devenir Français ? Voulaient-ils devenir prospères en appartenant à une superpuissance mondiale francophone, ou bien vivre plus chichement, mais librement, dans un pays qui leur appartenait ? En fait, ils ne se levèrent pas en masse contre les partis indépendantistes ou communistes pour imposer leur volonté de rester ou devenir Français. Il est d'ailleurs important de signaler que ce sont les mouvements patriotiques qui se trouveront à l'origine des grandes réflexions réformistes coloniales de la métropole, comme pour le cas du Riff et de la Syrie en 1925 et de l'Indochine en 1930. Après cette date, le pouvoir colonial perdra l'initiative et le Front populaire, malgré la vaste enquête sur les colonies de la Commission Guernut, fille de la Ligue, ne pourra rien y changer.
L'Indochine, la "perle de l'Orient" de l'Empire colonial français, était, selon l'expression d'Alexandre Varenne, gouverneur général, comparable à une bijouterie située dans un quartier mal famé... En cette fin de 1927, la belle colonie va basculer dans la tempête de la crise politique puis économique. Des protagonistes vont alors s'y affronter de façon implacable, dans une lutte à mort : les patriotes vietnamiens qui, communistes ou nationalistes, las du joug colonial veulent s'en émanciper. Ensuite, les grands barons de la finance, regroupés autour de la Banque de l'Indochine et ses alliés, qui vont mener une guerre économique sans merci pour le contrôle des plantations, d'hévéas. Sont également en jeu les grandes manoeuvres politiques et diplomatiques, souvent nauséabondes, entre Hanoi, le Yunnan et Shanghai, face à la deuxième révolution chinoise du Guomindang et du Parti communiste chinois, qui vient menacer l'Indochine à ses portes. Plongée au sein de ce maelstrom d'une infinie complexité, l'équipe du commissaire de police spécial de sûreté indochinoise Ours Antoine Campanella, composée de son fidèle adjoint l'inspecteur principal Ange Mancini, deux "pays" de la belle Corse, d'Albert, le tueur vietnamien sadique et de Lang, le révolutionnaire retourné, nous entraîne dans les méandres de l'Indochine des années vingt. Ces flics de choc devront lutter à la fois contre les réseaux communistes de Nguyên Ai Quôc, le futur Hô Chi Minh, contre les faux-monnayeurs, les trafiquants d'opium et les proxénètes, de Saigon à Hanoi et à Shanghai. Truculent à l'image de San Antonio, épique à celle de Malraux, mais aussi policière à l'inspiration d'un Jean-Patrick Manchette ou d'un James Ellroy, L'Indochine des tempêtes est également un manuel d'histoire complet et véridique de cette période de l'histoire de France en Extrême-Orient.
Après Le Crime de la rue Barbier. Saigon 1929, l'auteur poursuit son exploration romanesque de l'Indochine et de la Chine des années 1920-1930 : évocation, haute en couleur, de la concession française de Shanghai où trafic de la piastre indochinoise et commerce de l'opium font bon ménage, entre policiers français compréhensifs - ou participants actifs - et la fameuse triade chinoise de la Bande verte. Les faits constituant ce récit sont authentiques, bien qu'ils puissent paraître invraisemblables car tellement " énormes ", de même que les personnages, à peine déguisés par l'auteur. Comme dans son ouvrage précédent, Patrice Morlat construit son récit sur de solides références tirées des archives coloniales françaises. La séparation entre histoire romancée et Histoire est bien ténue...
Le rôle du Grand Orient dans l'instauration et l'évolution de la IIIe République Plus ancienne obédience maçonnique française datant de 1773, le Grand Orient de France, sous la IIIe République, est engagé dans les principales luttes politiques de son temps - pour l'enseignement public, laïc et obligatoire ; pour la séparation des Eglises et de l'Etat ; contre le Concordat, etc. Les maçons oeuvrent alors à la naissance des grandes lois républicaines et laïques et se font en outre " architectes de l'Empire ", jouant un rôle essentiel dans l'expansion coloniale. Patrice Morlat, fort de sa grande connaissance du sujet et grâce à de nombreuses archives jusque-là inédites, examine le rôle et l'influence des loges dans l'évolution des possessions coloniales, leur mise en valeur et le sort des colonisés, mais aussi les relations privilégiées qu'elles entretenaient avec les autorités républicaines. Une somme originale sur un sujet qui continue de faire couler beaucoup d'encre.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".