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LE TEMPS DE L'ILE
MONSAINGEON/BESSE
PARENTHESES
36,00 €
Épuisé
EAN :9782863643495
Le temps est venu de restituer aux îles, intrigantes, obscures, désirées, leur complexité et leur ambivalence. Le temps d'aller au-delà de l'exotisme qu'elles incarnent, et d'atteindre leurs "effets" - ces effets-îles qui opèrent de la biologie à l'art contemporain, de la géopolitique à l'immensité mythologique, philosophique ou poétique. De l'Odyssée à Robinson Crusoé, de Venise à Koh-Lanta, de Lampedusa à L'Ile mystérieuse. Car l'île nourrit les sciences et aiguise les appétits territoriaux et économiques ; elle façonne les images et les rêveries romanesques, anticipe des phénomènes écologiques, inspire les artistes et aimante les utopies sociales. Laissant au large les certitudes et mêlant volontairement îles "imaginaires" et îles "réelles", Le Temps de l'île se propose comme un nouvel isolario, un atlas insulaire de notre temps.
On célèbre en 2007 le tricentenaire de la mort de Sébastien le Prestre de Vauban (1633-1707). Vauban est un nom célèbre et garde l'image d'une icône à laquelle on attribue de très nombreux forts. L'étude de ses innombrables voyages et « visites de places » fait apparaître un Vauban observateur des pays français. Il enquête, quantifie, compare les sites, les modes de vie et les pratiques. Peu à peu, il élabore une représentation numérique et arithmétique de l'espace, inventant au passage le recensement moderne.Voyageur, scientifique, auteur d'innombrables traités et mémoires, ami du roi, Vauban est un intellectuel avant la lettre. Ses « constructions de papier » constituent une source fondamentale de notre rapport moderne au territoire. Guillaume Monsaingeon, normalien et agrégé de philosophie, issu du monde des musées en France et en Italie, enseigne actuellement en classes préparatoires.
Résumé : "Je me suis imposé une règle : remplir quarante doubles pages d'un carnet, sans repentir, produire un flux régulier d'images, de "visions", tel le continuum de mots tracés sur le rouleau-parchemin de Sur la route de Kerouac, mais dans une immobilité tenace. Il s'agit de rester suffisamment longtemps sur un site pour capter toutes les subtilités du paysage, armé d'un feutre et d'un calepin. Les dessins surgissent des pages ouvertes, défilent comme une série d'instantanés de la ville, une empreinte urbaine tatouée sur le papier, le fruit d'un street art contemplatif et solitaire. Debout, le carnet tenu vertical à bout de bras, sans esquisse préparatoire, la composition s'impose d'elle-même ; elle se dégage progressivement des lignes qui s'entrecroisent et font coïncider deux structures : celle du dehors et celle de la feuille. La lenteur des poses permet de capter les changements de lumière. Au bout de quelque temps, certains bâtiments, invisibles dans l'ombre, apparaissent. " Après avoir consacré un Carnet à Montreuil, Mehdi Zannad investit les rues de Marseille durant plusieurs mois pour noircir l'intérieur de son Moleskine, format 9 ×14 cm. Le livre, qui restitue l'intégralité des vues, est également l'occasion pour l'artiste d'une réflexion sur ses techniques de dessin et de gravure. Le souvenir des influences qui l'ont nourri accompagne un panorama de précédents travaux consacrés à des sites urbains, industriels, paysagers ou architecturaux. Autant d'illustrations d'une "méthode", aussi personnelle que minutieuse, du croquis de paysage urbain.
Résumé : Stockés dans des décharges, éparpillés à la surface des océans ou dispersés en particules invisibles dans l'atmosphère, les déchets sont désormais des traces indélébiles de notre présence sur terre autant que des symptômes de la crise du monde contemporain. Après les avoir enfouis et brûlés, il est devenu impératif de les réduire, de les réutiliser, de les recycler. A l'heure de l'économie circulaire, cette promesse d'un monde sans restes rappelle un mensonge de la tribu Chagga, évoqué par l'anthropologue Mary Douglas : les mâles adultes de cette tribu affirment ne jamais déféquer ! De même, ce livre montre que la quête de pureté et de maîtrise technicienne du déchet dans nos sociétés industrielles fabrique un aveuglement collectif. Il raconte comment Homo detritus, face cachée d'Homo oeconomicus, a cru sauver la planète en " bien jetant ". Un livre fort sur les impasses des approches " gestionnaires " de notre société du déchet. Baptiste Monsaingeon est chercheur postdoctoral à l'Ifris. Membre du conseil scientifique de l'exposition Vies d'ordures au Mucem à Marseille, il a notamment participé à la première expédition dédiée à l'identification de concentrations de débris plastique en Atlantique Nord.
Résumé : Réalisateur prolifique, Bruno Monsaingeon a bâti une oeuvre filmée forte de 97 opus, mêlant concerts symphoniques et récitals, séries thématiques, masterclasses, portraits d'interprètes et de compositeurs. Une carrière émaillée de coups de foudre musicaux et amicaux, où virtuoses et personnalités musicales se sont succédés dans sa vie comme devant sa caméra. Constellation de rencontres marquée par deux grandes amitiés, Glenn Gould et Yehudi Menuhin, ses récits mettent en scène des figures majeures de notre époque, parmi lesquelles Nadia Boulanger, David Oïstrakh, Dietrich Fischer-Dieskau, Guennadi Rojdestvenski, Valeriy Sokolov, Gilles Apap, Sviatoslav Richter, Julia Varady, Viktoria Postnikova, les Quatuors Alban Berg et Artemis, et dernièrement Klaus Mäkelä. Mais quelle relation ce cinéaste entretient-il avec ses propres oeuvres ? Comment a-t-il forgé son style ? Et que cherche-t-il à documenter ? Menés par Guillaume Monsaingeon, ces entretiens au long cours qui se sont étirés sur une dizaine d'années tiennent à distance biographie, hagiographie, monographie et catalogue raisonné. Construits sur le lien entre image et musique, ils partent des films - ; choix des oeuvres et des lieux filmés, construction dramatique, nécessaire complicité avec l'interprète - ; pour nous conduire sur les terrains plus conceptuels du cinéma, du statut de l'image, de l'art comme aventure collective. Au fond, il s'agissait moins de s'entretenir avec le réalisateur que de donner la parole à ses documentaires, pour comprendre comment et au nom de quoi on peut filmer la musique.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.