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La recherche en contexte de vulnérabilité. Engagement du chercheur et enjeux éthiques
Mondain Nathalie ; Bologo Arzouma Eric ; Ouédraogo
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296996410
Cet ouvrage novateur est issu de plusieurs années de réflexion. Il est fondé sur une expérience concrète de terrain en Afrique de l'Ouest, qui a fait ressortir les décalages entre les intérêts des acteurs impliqués dans la recherche et ceux des populations pour qui la signification de ces travaux semble inaccessible. D'où ce questionnement : où se situe l'éthique de la recherche dans des contextes où le chercheur risque de rester détaché des préoccupations quotidiennes de ceux et celles à qui il est censé s'adresser, au-delà du respect des normes prescriptives posées par les comités d'éthique ? Les contributions présentes dans cet ouvrage, qui attestent de la vitalité d'un champ de recherche, développent une réflexion sur les enjeux éthiques, allant de la notion de consentement aux différentes dimensions de la restitution des résultats. Elles s'adressent à un public de chercheurs, d'universitaires et d'étudiants trop souvent démunis face à ces problématiques.
Résumé : Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles. "Cette réflexion est tout entière habitée par le souci du spectateur que nous sommes devenus aujourd'hui, otages apeurés et trop souvent consentants des productions spectaculaires. Si le spectateur naissant est l'homme même, la mort du spectateur est la mort de l'humanité. C'est la barbarie qui menace un monde sans spectateur."
Chaque attitude, chaque pas, chaque geste même le plus insignifiant, avaient trouvé leur juste place dans cet enchaînement maintes fois répété, au fil des jours qui font les mois et les années qui courent inexorablement." A rebours, on remonte le fil de l'histoire de Marius et de ses parents. Comme ses héros, Jean Mondin est issu d'une famille d'immigrés italiens. On découvre leurs racines, l'arbre, la généalogie. L'amour du bois. L'un est menuisier quand l'autre, Compagnon du Tour de France, devient ébéniste. Venus en France pour fuir le fascisme, ils doivent réécrire de nouvelles pages. La famille connaît la Seconde Guerre mondiale, puis celle d'Algérie. Ils vivent les déchirures, les séparations, les rêves brisés, mais surtout le bonheur d'être ensemble.
Résumé : L'efficacité des réseaux sociaux semble aujourd'hui se conjuguer avec la barbarie pour ouvrir un nouveau règne de l'image. Cette violence visualisée, répétée à l'infini, provoque l'effroi, quand ce n'est pas l'émulation chez les plus fragiles. Quel est donc ce pouvoir démultiplié de l'image et date-t-il en fait des récentes mutations technologiques ? Marie José Mondzain s'intéresse au pouvoir de l'image depuis son apparition sur les parois des grottes préhistoriques ou l'usage politique qui en est fait dès le début du christianisme, sa relation fondamentale à l'humanité comme sa force destructrice. Il s'agit de réfléchir aux conditions dans lesquelles l'image est salvatrice, celles dans lesquelles elle mène l'humanité à sa chute. Pour pouvoir affronter la difficile question des images de terreur actuelles, il faut en passer par cette réflexion sur le pouvoir de l'image en général, rétablir une distance qui, seule, peut nous sauver de l'hypnotisme. Ce n'est pas en chassant les images, ou même en les ignorant, que nous lutterons contre leur charge de violence, mais bien en apprenant à les regarder autrement.
Ces quelques pages racontent un voyage. Il s'agit d'un récit, rien de plus. Histoire d'une rencontre avec un monde que j'ai voulu approcher pour le comprendre. J'ai choisi de parcourir des villes et d'aller voir des peintres. Après de longues années, consacrées à l'étude des images dans notre monde, ou, plus précisément, aux doctrines qui les ont fondées, je crois pouvoir dire que j'ai découvert, en Chine, un régime de visibilité et de lecture des images radicalement différent du nôtre. Je pourrais illustrer ce que fut ma découverte par la parabole suivante : il est d'usage de citer un faux proverbe chinois selon lequel quand on montre la lune du doigt à un idiot, l'idiot regarde le doigt. Rien de plus faux et rien de moins chinois. Je transformerais volontiers ce propos en l'inversant : quand un chinois désigne la lune, c'est pour inviter à chercher le doigt. Que savons nous d'ailleurs de la lune qui soit libre de ce doigt-là ? Montrer la lune, c'est parler du doigt, car le doigt construit la lune et la lune devient signe du doigt. L'idiot ne voit que la lune.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.