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Homo spectator. Voir, faire voir
Mondzain Marie-José
BAYARD ADULTE
24,90 €
Épuisé
EAN :9782227486836
Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles. "Cette réflexion est tout entière habitée par le souci du spectateur que nous sommes devenus aujourd'hui, otages apeurés et trop souvent consentants des productions spectaculaires. Si le spectateur naissant est l'homme même, la mort du spectateur est la mort de l'humanité. C'est la barbarie qui menace un monde sans spectateur."
Résumé : Ne faut-il pas rendre au terme " radicalité " sa beauté virulente et son énergie politique ? Tout est fait aujourd'hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d'endoctrinement. La radicalité, au contraire, fait appel au courage des ruptures constructives et à l'imagination la plus créatrice. La véritable urgence est bien pour nous celle du combat contre la confiscation des mots, celle des images, et du temps. Les mots les plus menacés sont ceux que la langue du flux mondial de la communication verbale et iconique fait peu à peu disparaître après leur avoir fait subir torsion sur torsion afin de les plier à la loi du marché. Peu à peu c'est la capacité d'agir qui est anéantie par ces confiscations mêmes, qui veulent anéantir toute énergie transformatrice. Si ces propositions font penser que je crois dans la force révolutionnaire de la radicalité, on ne s'y trompe- ra pas, à condition de consentir à ce que la révolution ne peut exister qu'au présent. La lutte n'est et ne sera jamais finale, car c'est à chaque instant que nous sommes tenus d'être les hôtes de l'étrange et de l'étranger pour faire advenir ce qu'on nous demande justement de ne plus attendre et même de repousser. La radicalité n'est pas un programme, c'est, la figure de notre accueil face à tout ce qui arrive et ainsi continue de nous arriver.
Le choix de la peinture est question de vie ou de mort. La cause de la peinture est sacrée. A qui veut produire des tableaux immortels, la vraie vie d'étalon ou de taureau sans entrave est impossible... La parabole tauromachique se fait ici figure anticipatrice de la situation de Van Gogh et de la peinture dans le monde qui vient""
Résumé : L'efficacité des réseaux sociaux semble aujourd'hui se conjuguer avec la barbarie pour ouvrir un nouveau règne de l'image. Cette violence visualisée, répétée à l'infini, provoque l'effroi, quand ce n'est pas l'émulation chez les plus fragiles. Quel est donc ce pouvoir démultiplié de l'image et date-t-il en fait des récentes mutations technologiques ? Marie José Mondzain s'intéresse au pouvoir de l'image depuis son apparition sur les parois des grottes préhistoriques ou l'usage politique qui en est fait dès le début du christianisme, sa relation fondamentale à l'humanité comme sa force destructrice. Il s'agit de réfléchir aux conditions dans lesquelles l'image est salvatrice, celles dans lesquelles elle mène l'humanité à sa chute. Pour pouvoir affronter la difficile question des images de terreur actuelles, il faut en passer par cette réflexion sur le pouvoir de l'image en général, rétablir une distance qui, seule, peut nous sauver de l'hypnotisme. Ce n'est pas en chassant les images, ou même en les ignorant, que nous lutterons contre leur charge de violence, mais bien en apprenant à les regarder autrement.
Résumé : De 1974 à 2008, de différents postes de ministre à la présidence du Parlement européen et jusqu'au Conseil constitutionnel, Simone Veil a marqué la vie politique française de multiples façons. Cet ouvrage rassemble les grands discours qu'elle a écrits tout au long de son parcours politique. D'une force et d'une modernité étonnantes, qu'ils portent sur l'Europe, les droits des femmes ou la mémoire de la Shoah, ils révèlent une personnalité d'une intelligence aussi extrême que sa sensibilité, qui n'a jamais cessée d'être habitée par le souvenir obsédant des six millions de Juifs exterminés pendant la Seconde guerre mondiale. Des photos, dont beaucoup sont inédites, de Philippe Ledru, un photographe devenu ami de Simone Veil, complètent l'ouvrage.
Résumé : Dans ce témoignage exceptionnel, Michael Lonsdale revient sur son parcours personnel et évoque avec sensibilité, respect, admiration les grandes personnalités qui l'ont marqué à jamais. Il revoit sa vie de comédien ayant joué avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs et aussi sa vie d'homme ayant vécu seul avec sa mère jusqu'à ses derniers instants. Ils s'appellent Laurent Terzieff, Marguerite Duras, Jean Tardieu, Luis Bunuel, Georges Pérec, Aimé Césaire, tous ont eu une influence immense sur le cours de sa vie. Ce témoignage unique, où le grand comédien parle comme il ne l'a jamais fait de ces rencontres qui ont éclairé sa vie est illustré de ses propres peintures, elles aussi inédites. L'auteur : Michaël Lonsdale est comédien. Il a joué avec les plus grands metteurs en scène et cinéastes. Il a remporté un César pour son interprétation de frère Luc dans le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux. Il est l'une des voix chrétiennes appréciées du grand public.
Résumé : Nous sommes souvent sans mots devant la mort à venir d'un proche, ou face au départ d'un être que l'on a aimé. Nous voilà renvoyés silencieusement à nous-mêmes. Pourtant, en ces moments-là, plus que jamais, les mots nous sont indispensables pour dire la présence, l'inconnu, l'effroi, l'espérance, la foi, la prière. Seuls ou en famille, à la maison, lors d'une célébration à l'église ou au cimetière, nous sommes pris du vif désir de lire à haute voix un texte fort. Voici quarante beaux textes anciens et modernes issus de notre patrimoine culturel et spirituel, ou de diverses traditions et latitudes. Voici quarante auteurs qui mettent des mots sur notre douleur.