
Confiscation. Des mots, des images et du temps
Ne faut-il pas rendre au terme " radicalité " sa beauté virulente et son énergie politique ? Tout est fait aujourd'hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d'endoctrinement. La radicalité, au contraire, fait appel au courage des ruptures constructives et à l'imagination la plus créatrice. La véritable urgence est bien pour nous celle du combat contre la confiscation des mots, celle des images, et du temps. Les mots les plus menacés sont ceux que la langue du flux mondial de la communication verbale et iconique fait peu à peu disparaître après leur avoir fait subir torsion sur torsion afin de les plier à la loi du marché. Peu à peu c'est la capacité d'agir qui est anéantie par ces confiscations mêmes, qui veulent anéantir toute énergie transformatrice. Si ces propositions font penser que je crois dans la force révolutionnaire de la radicalité, on ne s'y trompe- ra pas, à condition de consentir à ce que la révolution ne peut exister qu'au présent. La lutte n'est et ne sera jamais finale, car c'est à chaque instant que nous sommes tenus d'être les hôtes de l'étrange et de l'étranger pour faire advenir ce qu'on nous demande justement de ne plus attendre et même de repousser. La radicalité n'est pas un programme, c'est, la figure de notre accueil face à tout ce qui arrive et ainsi continue de nous arriver.
| SKU: | 9791020904690 |
| wmi_id_distributeur: | 12707000 |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | 12707000 |
| Availability Value: | 1 |
| Availability Label: | 2-4 jours |
| Match Result: |
Array
(
[availability] => 1
[name] => 12707000
[active] => 1
)
|
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9791020904690 |
|---|---|
| Titre | Confiscation. Des mots, des images et du temps |
| Auteur | Mondzain Marie-José |
| Editeur | LIENS LIBERENT |
| Largeur | 146 |
| Poids | 266 |
| Date de parution | 20170919 |
| Nombre de pages | 224,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

K comme Kolonie. Kafka et la de´colonisation de l'imaginaire
Mondzain Marie-JoséLa question coloniale est interroge ? e avec une particulie`re insistance aujourd'hui en raison du retour des manifestations violentes du racisme et des diverses figures de l'exclusion. La de ? colo- nisation, loin de se re ? duire aux combats pour l'inde ? pendance et a` l'acce`s a` l'autonomie des anciennes colonies, pose un proble`me tre`s actuel qui s'e ? tend aux territoires re ? els et imagi- naires des colonise ? s mais surtout des colonisa- teurs eux-me^mes. L'abolition de l'esclavage n'a toujours pas mis fin aux haines, aux asservis- sements et aux crimes. C'est la cruelle vitalite ? d'une colonisation de l'imaginaire lui-me^me qui semble rester grave ? e dans la chair des victimes mais aussi de leurs bourreaux. La lecture d'une fiction visionnaire, La Colonie Pe ? nitentiaire de Kafka a ouvert le chemin d'une interroga- tion ge ? ne ? rale sur la relation de la machine qui soumet, qui torture et qui tue avec les strate ? gies de toute domination. Cette lecture a accompa- gne ? tout au long de ma re ? flexion le cheminement biographique et historique a` travers les signes de cette colonisation charnelle et passionnelle MARIE JOSE ? MONDZAIN K. comme Kolonie Kafka et la de ? colonisation de l'imaginaire 192 pages 11x16, 8 cm 14 euros 9782358721936 de l'imaginaire lui-me^me. Il s'agit d'analyser a` travers un certain nombre de te ? moignages, de textes et d'images le lien puissant, violent et toujours actif qui noue le colonialisme au capitalisme au coeur actuel d'un impe ? rialisme mondialise ? . Cependant cette courte me ? dita- tion cherche aussi a` reconnai^tre la puissance e ? mancipatrice de l'e ? criture fictionnelle et d'une fac ? on ge ? ne ? rale la place des gestes cre ? atifs dans l'expe ? rience de la liberte ? et de la joie qu'elle donne. J'ai donc essaye ? dans le me^me mouve- ment, toujours accompagne ? e par Kafka, d'envi- sager les conditions pre ? sentes de possibilite ? d'une de ? colonisation de l'imaginaire qui seule est en mesure de faire ope ? rer contre l'oppres- sion du re ? el les e ? nergies transformatrices et les gestes re ? volutionnaires. Marie Jose ? Mondzain est philosophe, directrice de recherche e ? me ? rite au CNRS. Dernier ouvrage paru : Confiscation des mots, des images et du temps (Les Liens qui Libe`rent, 2017 ; nouvelle e ? dition poche augmente ? e, 2019).ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Homo spectator. Voir, faire voir
Mondzain Marie-JoséRésumé : Homo spectator, c'est l'homme qui le premier, dans l'obscurité d'une caverne, a inscrit une trace hors de lui. Il a tendu le bras, s'est appuyé sur la paroi, a enduit sa main de pigments, l'a retirée. Il a vu alors l'image de sa main, la première image de lui-même. Le message de cette lointaine humanité est précieux. Sans séparation, il n'y a pas d'image et l'homme est sans regard. Le spectateur est l'oeuvre de nos mains. De cette naissance du sujet à notre société du spectacle, l'histoire du spectateur est longue et sinueuse. Elle est faite de courage et de peur, de langue et de deuil, de pouvoir et d'autorité. Elle se poursuit du monde chrétien jusqu'aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle exige de nous aujourd'hui de ne pas céder sur notre liberté face à la violence des industries audiovisuelles. "Cette réflexion est tout entière habitée par le souci du spectateur que nous sommes devenus aujourd'hui, otages apeurés et trop souvent consentants des productions spectaculaires. Si le spectateur naissant est l'homme même, la mort du spectateur est la mort de l'humanité. C'est la barbarie qui menace un monde sans spectateur."ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,90 € -

Le commerce des regards
Mondzain Marie-JoséQu'est-ce que voir ? Qu'est-ce que dire ce que l'on voit ? Qu'est-ce que faire voir ? Qui dit ce qu'il faut voir ? Cette étude tente de dégager l'économie propre à l'image dans le marché des visibilités auquel tout concourt aujourd'hui à la réduire. La passion de l'image est indissociable en Occident du destin iconique de la Passion christique. Cette passion ne s'est pas contentée d'articuler l'image à la doctrine de l'incarnation, elle a fait aussi l'objet d'un traitement institutionnel. Décider d'une image est l'affaire d'un commerce, celui des êtres de parole qui ne cessent de faire circuler tous les signes qui produisent un monde commun. L'économie du visible est un choix politique, celui du partage des goûts et des dégoûts, donc des formes sensibles où se jouent les figures de l'amour et de la haine, donc d'une humanité qui reste toujours à construire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,30 €
Du même éditeur
-
La fin des maladies ? Une approche révolutionnaire de la médecine
Schwartz Laurent ; Rosnay Joël deS'inspirant des travaux du Prix Nobel de médecine Otto Warburg, Laurent Schwartz analyse les mécanismes cellulaires et leur dérèglement. Ses recherches montrent que le développement des tumeurs passe par un changement du fonctionnement de ces petites usines à énergie qui vivent dans chacune de nos cellules : les mitochondries. En particulier, la décomposition du sucre par fermentation est identifiée comme centrale. Cet aspect du cancer, bien qu'il ait fait l'objet de nombreuses études, n'avait encore jamais donné lieu à des traitements. Cette découverte révolutionne l'approche du cancer et des maladies. Loin d'être un adversaire redoutablement intelligent ou d'incarner le combat du Bien et du Mal, le cancer serait une simple erreur d'aiguillage. Et ce sont des milliers de patients incurables qui font, aujourd'hui, le pari d'une approche différente de la maladie. Des points communs apparaissent d'ailleurs entre le cancer et la maladie d'Alzheimer, voire celle de Parkinson. Encore soignées par des spécialistes différents aujourd'hui, ces pathologies recevront demain les mêmes traitements. Pour des milliers de patients incurables, cette nouvelle manière de comprendre le vivant et les maladies constitue un pari et un formidable espoir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
La fin de la démocratie. Apogée et déclin d'une civilisation
Kaufmann Jean-ClaudeRésumé : Remontant dans l'histoire, Jean-Claude Kaufmann détaille la mécanique infernale qui nous a menés là, et annonce l'inéluctable approfondissement de la crise. Car nous ne vivons rien de moins que la fin d'une civilisation. Celle qui fut la nôtre, fille des Lumières, et qui disparaît sous nos yeux. Nombre d'observateurs ont déjà lancé des cris d'alarme. Sur la catastrophe climatique. Sur les dérives écoeurantes de l'économie financiarisée. Sur la montée des populismes, des nationalismes, des fondamentalismes et des enfermements communautaires. Sur l'emprise grandissante des GAFA. Sur la prolifération des fake nets et de la haine qui gangrènent Internet. Sur le peuple des territoires méprisé et oublié. Dans cet emai informé et solidement argumenté, Jean-Claude Kaufmamt relie ces éléments et les intègre dans un ensemble explicatif unifié. En ressort un tableau impressionnant de ce qui nous entraîne vers l'abîme. Catastrophisme exagéré ? Lisez sa démonstration, et vous verrez aussi pourquoi nous dénions les dangers qui nous guettent, en nous berçant d'illusions dans une bruyante exubérance démocratique qui n'est en fait qu'un chant du cygne...ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -
Lettre à nos petits-enfants
Keynes John Maynard ; Chemla Françoise ; Chemla PaEn janvier 2017, l'?uvre de J.M. Keynes entre dans le domaine public. C'est pourquoi nous avons décidé d'éditer ce petit texte devenu avec le temps un texte culte du célèbre économiste. C'est en 1930 que J. M. Keynes publie cet essai dans lequel il propose une réflexion prospective et philosophique sur le devenir du capitalisme. Il y défend vertement l'idée de la fin d'une société gouvernée par l'économie (et de la " science " économique), qui aura alors fini de jouer son rôle, ainsi que l'avènement d'une société de l'abondance. Il exhorte ses descendants à ne pas oublier les priorités humaines essentielles. Et les économistes, tout comme les sociologues ou les philosophes, à toujours s'interroger sur l'avenir des générations futures sans sombrer dans le pessimisme ambiant. Un texte toujours très actuel qui démontre la stupéfiante clairvoyance de Keynes?ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,00 € -
L'art d'être oisif... dans un monde de dingue
Hodgkinson Tom ; Smith CorinneRésumé : L'Art d'être oisif est un véritable manuel pratique de la paresse. Car l'oisiveté, loin d'un vulgaire abandon à ses propres instincts, est une discipline quotidienne. Tom Hodgkinson nous propose un traité du plaisir, en se nourrissant de réflexions à la fois historiques, métaphysiques et littéraires. 24 chapitres, un pour chaque heure de la journée, où s'élabore une véritable contre-hygiène de vie, aux antipodes des habitudes de labeur et de consommation de nos sociétés occidentales. La jouissance ne peut pas se limiter aux jours de fête : elle doit devenir l'alpha et l'oméga de nos existences. Que le plaisir soit à la source du bonheur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 €
De la même catégorie
-
Le Capital. Livre premier, Le procès de production du capital, 4e édition
Marx Karl ; Lefebvre Jean-PierreBiographie de l'auteur Cette traduction en français a été réalisée à partir de la quatrième édition allemande, qui prenait en compte les ultimes corrections de l'auteur. Les traducteurs se sont également efforcés de rendre la dimension littéraire et poétique d'une oeuvre qui, au-delà de la dénonciation du capital comme système économique, est aussi un grand livre de la littérature universelle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -
La guerre des philosophes
Berns ThomasEn parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain
Dupuy Jean-PierreCe livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci, devenue capable d'autodestruction, soit par l'arme nucléaire, soit par l'altération des conditions de survie, se doit de regarder avec sérieux les menaces qui pèsent sur elle. Il nous faut croire à la réalité de la catastrophe et non à sa simple éventualité pour la prévenir efficacement.L'impossible de demain, l'improbable futur, se font présent et la " précaution " ne suffit pas : elle décide pour le présent dans l'incertitude des conséquences futures, mais elle ne va pas jusqu'à penser l'impossible comme certain, jusqu'à nous en donner l'évidence.S'appuyant sur l'exemple de la dissuasion nucléaire, Jean-Pierre Dupuy donne ici une réflexion fondamentale sur le changement d'attitude vis-à-vis de l'avenir qui devrait être le nôtre si nous ne voulons pas sombrer dans la catastrophe.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,30 € -
Le Capital. Livre 1
Marx KarlJ'étudie dans cet ouvrage le mode de production capitaliste et les rapports de production et d'échange qui lui correspondent. II ne s'agit point ici du développement plus ou moins complet des antagonismes sociaux qu'engendrent les lois naturelles de la production capitaliste, mais de ces lois elles-mêmes, des tendances qui se manifestent et se réalisent avec une nécessité de fer. Au premier abord, la marchandise nous est apparue comme quelque chose à double face, valeur d'usage et valeur d'échange. Ensuite nous avons vu que tous les caractères qui distinguent le travail productif de valeurs d'usage disparaissent dès qu'il s'exprime dans la valeur proprement dite. J'ai le premier mis en relief ce double caractère du travail représenté dans la marchandise. Tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire tant qu'elle voit dans l'ordre capitaliste, non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'a condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolésEN STOCKCOMMANDER13,30 €








