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Mon producteur
Clech Thierry ; Leconte Patrice
INCERTAIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782488110037
Cérémonie des Césars 2015. Des visages défilent sur l'écran noir pour l'hommage aux disparus : actrices, acteurs, cinéastes, techniciens... Parmi eux, celui d'un producteur décédé un mois plus tôt d'une crise cardiaque : Thierry de Ganay, issu d'une des dernières familles de la noblesse française. Outre ses films (parmi lesquels Traquée de Ridley Scott ou encore le mari de la coiffeuse de Patrice Leconte), il laisse le souvenir d'un homme tourmenté et flamboyant, aussi horripilant qu'attachant. A l'époque scénariste, collaborant à plusieurs de ses projets, Thierry Clech remonte à travers ce récit intimiste, drôle et mélancolique, le fil des dernières années de sa vie et de leur travail en commun, parfois exalté mais le plus souvent houleux, tant le tempérament de ce producteur à l'ancienne était volcanique. Ces tribulations d'un scénariste sont aussi l'occasion d'une plongée dans les coulisses du 7e art, entre les ambitions, les jalousies, les trahisons et l'argent.
Ces cinq dernières années, l'histoire des lesbiennes, des gays, des bisexuel-le-s, des transgenres et des queers en Union soviétique et dans l'espace postsoviétique a suscité un intérêt sans précédent. Ce numéro spécial élargit notre compréhension de l'histoire de l'expérience queer à la fin de l'Union soviétique et dans les Etats issus de son éclatement. Ses huit articles portent aussi bien sur le "centre" russe de l'URSS que sur les républiques de sa "périphérie" telles que la Géorgie, le Kirghizstan ou la Lettonie. Et celui qui nous entraîne vers l'Italie en dépasse le cadre en s'intéressant aux campagnes transnationales des années 1970 que menèrent des homosexuel-le-s, des artistes et des socialistes pour libérer le réalisateur Sergej Paradjanov, dont la brillante carrière entremêlait ses trois patries soviétiques : l'Arménie, la Géorgie et l'Ukraine. Dans ce numéro, les articles examinent la manière dont les queers soviétiques appréhendèrent et imaginèrent le désir homosexuel ainsi que la fluidité des genres. Ils s'interrogent sur la manière dont les queers façonnèrent leur subjectivité, construisirent leurs relations, refusèrent ou entérinèrent l'étiquetage médical, juridique, mais aussi social dont elles ou ils faisaient l'objet. Il apparaît que tous les articles de ce numéro sont marqués par des identifications et des intersections plurielles, croisant nationalité, désir sexuel, genre, génération ou classe sociale. Ils révèlent également que les savoirs transnationaux sur la dissidence sexuelle et de genre n'ont pas fait irruption soudainement en Russie et en Eurasie en 1991 ni n'ont été un produit d'importation en provenance d'un "Occident victorieux" de la guerre froide.
L’auteur, ornithologue distingué, passionné par les oiseaux nocturnes nous propose un formidable voyage à travers les écrits et autres créations culturelles, d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. À parcourir ainsi fables, contes et autres histoires… le lecteur découvre ou approfondit l’histoire de ces animaux fascinants, mais aussi et peut être surtout… l’homme ! Proposer un ouvrage retraçant les relations entre l’homme et les rapaces nocturnes permet une formidable relecture de l’histoire humaine, dans cette lutte incessante vers une meilleure connaissance qui oppose l’esprit des lumières à celui des forces obscures. Des ténèbres et de la peur au symbole de l’érudition et de la sagesse, de la magie noire au porte-bonheur, les oiseaux de nuit nous invitent à nous pencher un moment sur le fascinant miroir qu’ils nous tendent.
Les moucherons relate un double bouleversement, collectif et personnel : la psychose des années covid et ma fréquentation inattendue des hôpitaux après la détection d'une tumeur. Les deux sont liées dans mon esprit non seulement par concomitance, mais aussi causalité. Evénement sans précédent, la crise covid demeure, plusieurs années après son déclenchement, un grand non-dit de la littérature, n'y apparaissant souvent qu'en arrière-plan, sans déroger à une doxa dans laquelle, pourtant, des millions de personnes traumatisées, dubitatives ou incrédules, ne se reconnaissent guère (et de moins en moins à mesure que se lézardent les certitudes d'hier), ayant bien souvent vécu douloureusement une tout autre histoire qu'il convient donc de raconter, faute de quoi ce point aveugle, si vertigineux, deviendra le creuset des pires rancoeurs et des plus cuisants tourments. Témoignage d'une expérience qui est peu ou prou celle d'innombrables Français, ce récit intime entend soulever, au gré des péripéties, le pansement appliqué à la hâte sur des blessures toujours à vif, dans l'espoir de les dissimuler, sinon de les nier. Une invasion de moucherons, survenue dans mon appartement durant cette même période, m'est apparue comme la parfaite métaphore du chaos et de la maladie, à partir de laquelle cheminent des réflexions tantôt graves, tantôt drolatiques, sur l'autoritarisme, le corps, les sentiments, la médecine et la mort.
Photographe et auteur Thierry Clech J'ai sillonné l'Ukraine en août 2013, soit trois mois avant les manifestations de Maïdan, sans bien sûr me douter que ce serait le dernier été que connaîtrait ce pays dans son intégrité territoriale. La chaleur alanguissait les villes. Les plages d'Odessa ou de Crimée étaient bondées de touristes russes et ukrainiens. Mais derrière l'insouciance estivale, se percevaient déjà les prémices du conflit à venir. J'en ai rapporté 73 films, soit plus de 2 600 vues, pour finalement sélectionner les 76 photographies qui composent ce livre. "Ma première image de l'Ukraine ressemble à ces petits mondes sphériques remplis d'un liquide translucide. Une simple secousse de la main suffit à répandre dans l'atmosphère des milliers de minuscules paillettes. Les flocons argentés fourmillent alors lentement dans le ciel confiné, puis finissent par recouvrir tout le paysage. J'avais dix ans. Comme tous les petits garçons de mon âge, me pâmant devant le poste de télévision, je suivais l'épopée stéphanoise qui, à la pointe de l'hiver 1976, transitait donc en Ukraine. A Kiev, selon mon souvenir erroné. Car je m'aperçois aujourd'hui que c'était à Simferopol, plus au sud, en terres de Crimée ". Le ciel y était sans doute identiquement bas et plombé, mais devait y régner une température plus clémente, propice à la tenue de ce quart de finale aller après que la neige qui recouvrait le terrain eut été chassée par le souffle de moteurs d'avions à réaction acheminés sur la pelouse pour l'occasion : Mig ou vieux Yak de l'armée soviétique, étoiles rouges sur leurs flancs". (...)
Dans Motherman, Pierre Astan explore la paternité, la souffrance et l'amour pour questionner le sens de la vie et de la mort. Chaque poème est une réflexion sur la complexité de l'être. Dans Un peu de grâce dans la moëlle des mots, l'auteur capte l'éphémère beauté du monde, où le silence et la lumière révèlent l'invisible. Sa poésie, contemplative, touche l'essence des choses à travers la fragilité et l'émerveillement de l'existence. Les deux recueils se rencontrent dans la quête d'une vérité au delà du quotidien, l'un explorant la profondeur de la vie familiale, sa beauté et ses douleurs, l'autre célébrant l'intimité du monde et du silence.