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Cahiers du Monde russe N° 62/2-3, avril-septembre 2021 : Dissidences sexuelles et de genre en URSS e
Clech Arthur ; Healey Dan ; Stella Francesca
EHESS
33,00 €
Épuisé
EAN :9782713228940
Ces cinq dernières années, l'histoire des lesbiennes, des gays, des bisexuel-le-s, des transgenres et des queers en Union soviétique et dans l'espace postsoviétique a suscité un intérêt sans précédent. Ce numéro spécial élargit notre compréhension de l'histoire de l'expérience queer à la fin de l'Union soviétique et dans les Etats issus de son éclatement. Ses huit articles portent aussi bien sur le "centre" russe de l'URSS que sur les républiques de sa "périphérie" telles que la Géorgie, le Kirghizstan ou la Lettonie. Et celui qui nous entraîne vers l'Italie en dépasse le cadre en s'intéressant aux campagnes transnationales des années 1970 que menèrent des homosexuel-le-s, des artistes et des socialistes pour libérer le réalisateur Sergej Paradjanov, dont la brillante carrière entremêlait ses trois patries soviétiques : l'Arménie, la Géorgie et l'Ukraine. Dans ce numéro, les articles examinent la manière dont les queers soviétiques appréhendèrent et imaginèrent le désir homosexuel ainsi que la fluidité des genres. Ils s'interrogent sur la manière dont les queers façonnèrent leur subjectivité, construisirent leurs relations, refusèrent ou entérinèrent l'étiquetage médical, juridique, mais aussi social dont elles ou ils faisaient l'objet. Il apparaît que tous les articles de ce numéro sont marqués par des identifications et des intersections plurielles, croisant nationalité, désir sexuel, genre, génération ou classe sociale. Ils révèlent également que les savoirs transnationaux sur la dissidence sexuelle et de genre n'ont pas fait irruption soudainement en Russie et en Eurasie en 1991 ni n'ont été un produit d'importation en provenance d'un "Occident victorieux" de la guerre froide.
Chaque année, on vient de très loin pour assister aux Grands Jeux de Gisacum, cité sanctuaire gallo-romaine. Clou du spectacle, sa course de chevaux qui oppose les quatre factions rivales de la ville dans un combat aus-si spectaculaire qu'impitoyable ! cette année, l'événement est plus que jamais attendu... en effet, le grand champion severus concourt pour sa 10ème victoire de suite et les factions rivales sont bien sûr prêtes à tout pour éviter ce qui serait une humiliation pu-blique. Et si Erakas, esclave sarmate fraIchement arrivé, changeait le cours de l'histoire ? les sarmates n'ont-ils pas la réputation d'être les meilleurs cavaliers du monde ?
Résumé : Un jour, l'amour l'a quitté sans espoir de retour. Mais, pendant un peu plus d'un an, Gérard Clech a continué à écrire des poèmes pour celle qu'il aimait. Qu'ils soient tristes ou joyeux, hommages ou reflets de scènes observées, relatées ou vécues, il a compilé ces textes. Mis bout à bout, ils ont fait sens et sont devenus une oeuvre. Et le miracle s'est produit... L'amour est revenu !
Après la Révolution française, la monarchie prépare secrètement sa revanche avec ce que l'on appellera la " Contre-Révolution ". Pour renverser le pouvoir en place, elle a bien sûr besoin d'énormément d'argent, notamment pour lever une armée... C'est là qu'entre en scène ou en Seine le Télémaque, un brick de 150 tonneaux, pour transporter l'or royal... Mais ce bateau n'arrivera jamais à destination, faisant mystérieusement naufrage au large de Quillebeuf-sur-Seine, en Normandie, dans la nuit du 3 janvier 1790. Que s'est-il passé ? Le trésor a-t-il été retrouvé depuis ? A travers cette histoire complète se passant à deux époques charnières, mêlant faits historiques et fiction, vous en saurez plus sur ce trésor méconnu, sans doute digne de celui des Templiers...
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".