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Ni Lang Lang, ni Glenn Gould. Interpréter la musique
Mollard Michel
LE CONDOTTIERE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782487468191
Pas un jour ne passe sans que paraissent un livre, un guide, une revue, un article vantant ou vilipendant tel musicien ou telle interprétation. On y apprend tout ou presque des goûts de ce que la France compte de passionnés, auteurs, journalistes, critiques chenus ou en herbe ; mais on y cherche en vain les prémisses d'une esthétique ; on sait tout de leurs goûts et on ignore tout de leur goût. La preuve ? on la trouve dans l'incohérence de leur contenu, souvent aléatoire dans le temps et dans l'espace. Malheureusement pour elle, la musique n'est pas comme les paroles de Socrate qui, aux dires d'Alcibiade, conservent leur pouvoir même rapportées par un pauvre sire ; transmise par un piètre interprète, elle peut perdre le sien. La question de son interprétation est donc décisive. Ce livre s'intéresse à l'esthétique de l'interprétation et s'attache à répondre à ces questions que tout le monde se pose : qu'est-ce qu'une grande interprétation ? qu'est-ce qu'un grand interprète ? Un livre qui intéressera tous ceux qui aiment la musique et cherchent à mieux la connaître, et qui sonnera aussi ocmme un appel à la liberté de pensée.
Très peu connu dans le monde francophone, Fei Xiaotong (1910-2005) est l'un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d'un Max Weber ou d'un Bergson dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, Fei Xiaotong est resté sa vie durant profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle. Tout au long de celle-ci, ses recherches n'auront qu'un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. "Du travail de la terre à l'industrie rurale, de l'industrie rurale à l'industrie nationale" : pour lui, seul ce chemin pouvait s'accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu'il allait devoir subir à l'époque maoïste, rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de Mao et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu'à sa mort de sillonner la Chine et d'élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l'on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l'Empire du Milieu qu'en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine primordiale à ses yeux. A ceux qui pensent que le développement de l'Empire du Milieu "vient du haut" et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connait la Chine. A ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d'y pénétrer au plus profond et de découvrir non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : "Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois".
Versailles, été 1889. Alors qu'il se trouve au piano chez son maître et mentor l'historien Gabriel Monod, Romain Rolland fait la connaissance de Malwida von Meysenbug de cinquante ans son ainée. Il n'imagine pas que cette rencontre va bouleverser sa vie. Aristocrate émancipée de son milieu d'origine, Malwida, une des premières apôtres du féminisme, a épousé les idéaux démocratiques de son temps, quitte à en payer le prix de l'exil. Personnalité remarquable, elle exerce une influence étonnante sur les esprits les plus élevés de l'époque. De son côté, Romain Rolland, alors tout jeune agrégé, traverse des années difficiles et connait de nombreux échecs dans les milieux littéraires. Nouant une amitié hors du commun, Malwida et Romain Rolland s'écriront pendant quatorze ans plus de mille cinq cents lettres. Au fil de cette abondante correspondance et de leurs fréquentes rencontres, Malwida va révéler le futur prix Nobel de littérature à lui-même. Après "Dernières notes" qui relatait la dernière soirée de Romain Rolland au crépuscule de son idéalisme, Malwida fait revivre une femme d'exception et le grand écrivain et musicien à l'orée d'une oeuvre amenée à faire le tour du monde
Mallard Michel ; Cotton Charlotte ; Harrison Marti
Résumé : Initialement vouée à illustrer les tendances, la photographie de mode a dépassé la simple figuration d'une silhouette, d'un look pour exposer une vision de la femme, témoigner de son évolution et devenir un art à part entière. Un art qui à travers l'oeil du photographe, sa sensibilité et son style pose un regard symptomatique de la société et de ses valeurs. Agencés du plus récent au plus ancien, près de deux cents clichés retracent ici une certaine histoire de la femme et de la photographie des années 1950 à nos jours. Mert Alas & Marcus Piggott, Henrv Clarke, Patrick Demarchelier, Steven Klein, Annie Leibovitz, Peter Lindbergh, Craig INIcDean, Steven Meisel, Helmut Newton, Juergen Teller, IMlario Testino, Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin... autant d'artistes majeurs qui ont su révéler l'esprit Louis Vuitton pour Vogue, Love, lPop et nombre de publications parmi les plus influentes de ces soixante dernières années.
Résumé : Espace naturel immense et totalement préservé, désormais classée, la Haute Vallée de la Clarée est un joyau des Alpes françaises. Eté comme hiver, elle accueille les amoureux des grands espaces vierges, de la lumière des Alpes du Sud et d'une montagne qui a su rester authentique. Riche de plus de deux cents photographies, ce livre - le premier du genre - présente la Haute Vallée de la Clarée dans toute sa diversité. A travers le parcours passionnant qu'il propose, il s'adresse à un public très large, des amoureux de la vallée aux randonneurs avides de découvertes, des visiteurs de passage à ceux qui rêvent de mieux la connaître ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire, à l'évolution des paysages et aux influences réciproques des hommes et de la nature.
En 1776, dans le premier tome de son Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, Edward Gibbon identifiait dans une homélie de Grégoire de Nysse, donnée à Constantinople en 383, un témoignage exemplaire de la passion des masses chrétiennes pour les disputes théologiques à la fin de l'antiquité, une passion que l'historien anglais jugeait, avec causticité et scepticisme, futile et dangereuse. Il citait le prédicateur : "Des hommes nés d'hier et d'avant-hier, des gens dédiés à de viles activités, des théologiens improvisés qui dogmatisent, peut-être des esclaves qui ont subi le fouet et qui ont fui le travail servile, se piquent de philosopher sur des choses incompréhensibles. Vous n'ignorez nullement de qui je veux parler. Partout, la ville est remplie de telles gens, les rues, les places, les avenues, les quartiers, les tailleurs, les changeurs, les épiciers. Demandez qu'on vous change de la monnaie, on vous entretiendra de l'engendré et de l'inengendré. Enquérez-vous du prix du pain, on vous répondra que le Père est le plus grand, et que le Fils est intérieur. Informez-vous si le bain est prêt, on vous montrera que le Fils a été créé de rien" . Cet ouvrage entend, tout en abandonnant résolument le terrain de la polémique idéologique ou confessionnelle, recapturer l'intuition historiographique de Gibbon pour explorer, avec toutes les ressources des sciences historiques d'aujourd'hui, les ressorts de cette capacité reconnue et revendiquée de mobilisation de tant d'énergies intellectuelles (autant que physiques) pour la défense de convictions dogmatiques. Il s'agit de réexaminer les controverses doctrinales entre chrétiens dans l'antiquité tardive comme un phénomène de masse, et non pas seulement, à l'instar de maintes histoires des dogmes, comme un affrontement de lettrés. Jamais sans doute dans le monde antique, en tout cas à une aussi large échelle, des débats que les contemporains pouvaient considérer comme relevant souvent de la sphère philosophique, quelle que soit l'appréciation portée sur leur niveau ou leur qualité, n'ont été autant popularisés. A ce titre les controverses doctrinales entre chrétiens tiennent une place d'importance dans ce que le grand historien italien Santo Mazzarino (1916-1987) a proposé de dénommer "la démocratisation de la culture" dans l'antiquité tardive.
Très peu connu dans le monde francophone, Fei Xiaotong (1910-2005) est l'un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d'un Max Weber ou d'un Bergson dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, Fei Xiaotong est resté sa vie durant profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle. Tout au long de celle-ci, ses recherches n'auront qu'un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. "Du travail de la terre à l'industrie rurale, de l'industrie rurale à l'industrie nationale" : pour lui, seul ce chemin pouvait s'accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu'il allait devoir subir à l'époque maoïste, rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de Mao et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu'à sa mort de sillonner la Chine et d'élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l'on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l'Empire du Milieu qu'en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine primordiale à ses yeux. A ceux qui pensent que le développement de l'Empire du Milieu "vient du haut" et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connait la Chine. A ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d'y pénétrer au plus profond et de découvrir non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : "Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois".
En 425 avant J. -C. , Athènes, contre toute attente, remporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l'enjeu d'un débat sur la guerre, l'impérialisme et la démocratie. Elle ajoute à la popularité d'un personnage singulier de la vie politique athénienne : le démagogue Cléon, détesté par Aristophane, Aristote, Plutarque et presque toute la postérité. Philippe Lafargue fait d'abord revivre au plus près une bataille qui marque l'évolution des techniques de combat à la fin du Ve siècle avant J. -C. On comprend alors mieux ce qui se joue chez les contemporains de l'exceptionnel événement, à commencer par Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404 avant J. -C. , il s'en fera l'historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique. La bataille de Pylos montre ainsi comment l'écriture de l'histoire et l'invention de l'événement sont indissociables du politique et d'une réflexion sur la démocratie.