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La bataille de Pylos. 425 av. J.-C., Athènes contre Sparte
Lafargue Philippe
LE CONDOTTIERE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782487468122
En 425 avant J. -C. , Athènes, contre toute attente, remporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l'enjeu d'un débat sur la guerre, l'impérialisme et la démocratie. Elle ajoute à la popularité d'un personnage singulier de la vie politique athénienne : le démagogue Cléon, détesté par Aristophane, Aristote, Plutarque et presque toute la postérité. Philippe Lafargue fait d'abord revivre au plus près une bataille qui marque l'évolution des techniques de combat à la fin du Ve siècle avant J. -C. On comprend alors mieux ce qui se joue chez les contemporains de l'exceptionnel événement, à commencer par Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404 avant J. -C. , il s'en fera l'historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique. La bataille de Pylos montre ainsi comment l'écriture de l'histoire et l'invention de l'événement sont indissociables du politique et d'une réflexion sur la démocratie.
Qui est S ? Une sensation aussi démesurée que l'univers en expansion ? Les atomes d'une joie retrouvée ? "Une Apocalypse heureuse qui vient sourire à ceux dont la bouche attend d'être fendue", comme le dit l'auteur ? Tout cela, mais aussi : la perception de la grâce. Car dans ces pages aux climats troubles et vivifiants, le narrateur donne à voir un Eden halluciné et traduit avec un humour pétulant la démence de lieux hantés par l'effondrement, l'oubli et la fuite hors du temps. Du sein du magma qu'agitent anges et diables, un verbe souverain fait surgir des archipels inattendus. On y joue la Messe en si. On y voit apparaître des grands hommes (Nestôr, Etienne Jodelle et Alexander von Humboldt, le Baron perché et le Chevalier inexistant de Calvino), des villes géantes coiffées d'un bol, des animaux fabuleux à côté de petits campagnols, l'Autorité des Marchés Financiers au bras de la Faillite, Rembrandt et Photoshop - parmi d'autres. Ce n'est qu'en quittant des ports devenus trop étroits qu'il est permis d'aborder de nouveaux rivages. Alors, embarquez !
Résumé : La France doit-elle vraiment continuer de maltraiter sa jeunesse, rejeter à la périphérie de ses villes les enfants d?immigrés, reléguer au fond de ses départements ses classes populaires, diaboliser l?islam, nourrir un antisémitisme de plus en plus menaçant ? Identifier les forces religieuses, familiales, économiques et politiques qui nous ont menés au bord du gouffre, indiquer les voies difficiles, incertaines, mais possibles d?un retour à la véritable République, telle est l?ambition qui anime ce livre.
Godard Philippe ; Vaneigem Raoul ; Lafargue Paul ;
Résumé : " La paresse est jouissance de soi ou n'est pas. N'espérez pas quelle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l'enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C'est une simplicité que l'âge adulte excelle à compliquer. " (Raoul Vaneigem) Pour que la vraie révolte soit une fête, celle de la vie et non de la mort, celle de la création et non de la destruction aveugle, L'or des fous et ses ami(e)s appellent à descendre dans la rue non pour mendier un emploi d'esclave sur le marché du travail mais pour exiger le droit de vivre, de réaliser ses désirs sans les sacrifier à l'argent et de révoquer la dictature du consommable en sorte que chacun fasse son bonheur en faisant solidairement le bonheur de tous. L'or des fous éditeur
24 décembre 1944. Romain Rolland est seul chez lui à Vézelay. Son épouse Macha l'a laissé, le temps d'assister à la messe de Minuit. Agé et malade, il va s'éteindre quelques jours plus tard, le 30 décembre. Le prix Nobel de littérature, conscience morale de toute une génération, s'en doute : cette veillée de Noël est pour lui la dernière. Assis non loin de son piano, son esprit vagabonde. Il revient sur toutes les questions qui l'ont hanté depuis sa jeunesse : le pacifisme, l'attitude à adopter face aux totalitarismes, le rôle des intellectuels dans la politique, l'avenir de la France et de l'Europe, la religion. Et la musique bien sûr qui s'entremêle à ses réflexions. De temps à autre, il se rend à son piano. Au moment où il sent que la vie va lui échapper, le grand écrivain qui est aussi un pianiste émérite a une dernière aspiration : jouer l'ultime sonate, l'opus 111, de celui à qui il a consacré une grande partie de son oeuvre et fi ni par s'identifier : Beethoven. Une pièce inspirée d'un fait réel qui fait revivre un des plus grands écrivains français
En 1776, dans le premier tome de son Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain, Edward Gibbon identifiait dans une homélie de Grégoire de Nysse, donnée à Constantinople en 383, un témoignage exemplaire de la passion des masses chrétiennes pour les disputes théologiques à la fin de l'antiquité, une passion que l'historien anglais jugeait, avec causticité et scepticisme, futile et dangereuse. Il citait le prédicateur : "Des hommes nés d'hier et d'avant-hier, des gens dédiés à de viles activités, des théologiens improvisés qui dogmatisent, peut-être des esclaves qui ont subi le fouet et qui ont fui le travail servile, se piquent de philosopher sur des choses incompréhensibles. Vous n'ignorez nullement de qui je veux parler. Partout, la ville est remplie de telles gens, les rues, les places, les avenues, les quartiers, les tailleurs, les changeurs, les épiciers. Demandez qu'on vous change de la monnaie, on vous entretiendra de l'engendré et de l'inengendré. Enquérez-vous du prix du pain, on vous répondra que le Père est le plus grand, et que le Fils est intérieur. Informez-vous si le bain est prêt, on vous montrera que le Fils a été créé de rien" . Cet ouvrage entend, tout en abandonnant résolument le terrain de la polémique idéologique ou confessionnelle, recapturer l'intuition historiographique de Gibbon pour explorer, avec toutes les ressources des sciences historiques d'aujourd'hui, les ressorts de cette capacité reconnue et revendiquée de mobilisation de tant d'énergies intellectuelles (autant que physiques) pour la défense de convictions dogmatiques. Il s'agit de réexaminer les controverses doctrinales entre chrétiens dans l'antiquité tardive comme un phénomène de masse, et non pas seulement, à l'instar de maintes histoires des dogmes, comme un affrontement de lettrés. Jamais sans doute dans le monde antique, en tout cas à une aussi large échelle, des débats que les contemporains pouvaient considérer comme relevant souvent de la sphère philosophique, quelle que soit l'appréciation portée sur leur niveau ou leur qualité, n'ont été autant popularisés. A ce titre les controverses doctrinales entre chrétiens tiennent une place d'importance dans ce que le grand historien italien Santo Mazzarino (1916-1987) a proposé de dénommer "la démocratisation de la culture" dans l'antiquité tardive.