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Dieu qui vient à l'homme. Tome 2, De l'apparition à la naissance de Dieu
Moingt Joseph
CERF
46,19 €
Épuisé
EAN :9782204079020
Après avoir scruté, dans un tome précédent, sous quelle identité Dieu se dévoile en Jésus de Nazareth à des hommes qui portaient le deuil de sa mort, nous envisageons de suivre, dans ce nouveau volume, l'itinéraire du Verbe de Dieu traversant, depuis le commencement des temps, l'opacité silencieuse de la "chair du monde" (l'expression est prise à Merleau-Ponty) jusqu'à devenir chair lui-même en Jésus. Cette traversée nous fera rencontrer les grands dogmes de la foi chrétienne: trinité et incarnation, création, péché originel et révélation de Dieu dans l'histoire. Notre objectif ne sera pas de les exposer dans le cadre des traités classiques de théologie, mais de rendre pensable, à des esprits qui ont suivi la formidable évolution des rationalités des temps modernes, ce qui a été pensé dans les tout premiers siècles de notre ère. La difficulté ne sera pas moindre de concilier la lecture actuelle des Ecritures, qui se plie obligatoirement aux nouvelles requêtes de l'étude historique et critique des textes, avec celle des Pères de l'Eglise, dont les visées et les méthodes étaient bien différentes. Il s'agira, notamment, de traduire l'apparition de Dieu dans le temps en termes d'être et d'éternité, de confronter le langage biblique de la création à celui des sciences de l'univers, ou le discours du péché au problème du mal étudié par les philosophes, et plus encore, au terme du parcours, de parler de l'humanisation du Verbe, que les anciens concevaient du point de vue métaphysique de l'union de l'âme au corps, dans les catégories actuelles de l'anthropologie, celles de l'être-au-monde et au temps et de la libre subjectivité. C'est donc une recherche qui fait appel au courage de la foi pour se penser et se dire, en fidélité retrouvée à son origine, dans la nouveauté où se cherchent les hommes de ce temps. Il restera à observer comment cette révélation se transmet aujourd'hui à travers l'Eglise, malgré les ombres de son passé et les incertitudes de son avenir: ce sera l'objet d'au troisième volume, à paraître en 2006.
Le récit de la venue de Dieu vers I'homme, commencé par l'affrontement de la révélation à la modernité (tome I, 2002), poursuivi (le la création à l'incarnation (tome 2/1, 2005), se prolonge ici à travers l'histoire de l'Église pour s'achever sur la vision finale de Dieu qui s'est fait "tout en tout". Si l'origine de l'Église ouvre sur son mystère, ses démêlés avec le monde occidental sécularisé débouchent sur une actualité pleine de dangers. Joseph Moingt aborde donc ici les questions les plus brûlantes: restructuration de l'Église, unité et diversité, défection des fidèles, tarissement du clergé, promotion (lu laïcat, autorité et partage des responsabilités, union des Églises, relations avec les autres religions et théologie du pluralisme religieux. Le souci de l'avenir de la mission invite à retrouver l'inspiration de l'humanisme évangélique pour rentrer en communion avec tin monde qui se ferme à l'appel de la foi.
Biographie de l'auteur Jésuite, théologien, Joseph Moingt a notamment écrit L'Homme qui venait de Dieu (Cerf) et collaboré au best-seller La plus belle histoire de Dieu (Seuil), qui a dépassé les 100 000 exemplaires et a été traduit en de nombreuses langues. Il a également publié Les trois visiteurs chez Desclée de Brouwer et Dieu qui vient à l'homme (Cerf, 2002)
Faut-il se résigner à voir l'Eglise catholique se replier sur elle-même, comme par un étrange effet de glaciation? Peut-elle toujours être coupée à ce point des hommes d'aujourd'hui? Non, répond le théologien Joseph Moingt, qui se livre ici à un plaidoyer sans complaisance pour que l'Eglise trouve un nouvel élan. Un élan qui passe nécessairement par une mutation profonde: promouvoir des vraies communautés d'Evangile, en allégeant l'institution, offrir aux femmes une place digne de ce nom, revenir aux grandes intuitions du concile Vatican II. N'est-ce pas le sens d'un authentique humanisme évangélique? Il y a urgence à aller de l'avant. Il y a urgence à inscrire une nouvelle espérance, loin des peurs ou des crispations du passé.
Le titre Figures de théologiens donné à ce volume ne doit pas faire illusion : il s'agira de portraits théologiques, non biographiques, ni psychologiques, ni littéraires ; j'y parle de théologiens disparus, uniquement, et ne m'intéresse qu'à leur théologie, et encore à leurs orientations et à leurs pratiques plus qu'à leurs idées. J'ai connu de très près plusieurs d'entre eux, mais il en est que j'ai seulement rencontrés ou lus. Le motif d'écrire sur celui-ci ou celui-là m'a le plus souvent été dicté par ma charge de responsable de la revue (les Recherches de science religieuse, pour saluer la mémoire d'un collaborateur disparu ou introduire un numéro spécial ; ou, plus occasionnellement, pour répondre à la demande d'une autre revue, préfacer un livre ou en rendre compte. Les textes ici reproduits sont donc loin de représenter mes affinités avec tel ou tel auteur ou les influences que j'ai subies de l'un ou de l'autre, comme si j'avais voulu retracer ma propre biographie intellectuelle à travers tous ces portraits. En espérant que les lecteurs d'aujourd'hui puissent y reconnaître le lointain cheminement des questions qu'ils trouvent encore, sous de nouvelles formes, à l'horizon de leurs propres recherches et dans l'espoir qu'ils parviennent à s'intéresser à la pensée de leurs devanciers comme à la trajectoire de la théologie dont l'avenir leur est désormais transmis. J Moingt
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.