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Dieu qui vient à l'homme. Tome 2, De l'apparition à la naissance de Dieu, 2e partie, Naissance
Moingt Joseph
CERF
57,20 €
Épuisé
EAN :9782204082204
Le récit de la venue de Dieu vers I'homme, commencé par l'affrontement de la révélation à la modernité (tome I, 2002), poursuivi (le la création à l'incarnation (tome 2/1, 2005), se prolonge ici à travers l'histoire de l'Église pour s'achever sur la vision finale de Dieu qui s'est fait "tout en tout". Si l'origine de l'Église ouvre sur son mystère, ses démêlés avec le monde occidental sécularisé débouchent sur une actualité pleine de dangers. Joseph Moingt aborde donc ici les questions les plus brûlantes: restructuration de l'Église, unité et diversité, défection des fidèles, tarissement du clergé, promotion (lu laïcat, autorité et partage des responsabilités, union des Églises, relations avec les autres religions et théologie du pluralisme religieux. Le souci de l'avenir de la mission invite à retrouver l'inspiration de l'humanisme évangélique pour rentrer en communion avec tin monde qui se ferme à l'appel de la foi.
Qui est Jésus de Nazareth ? Un homme devenu Fils de Dieu par sa résurrection des morts ? C'est ce que raconte la rumeur qui se répand après sa résurrection. Un Fils de Dieu descendu sur terre et devenu homme ? C'est ce que proclame très tôt la foi chrétienne. Analysant les fondements de cette rumeur, l'auteur cherche comment s'est opéré ce retournement et à travers quelles étapes et quelles hésitations s'est construit le dogme du Verbe incarné. L'interrogation critique de ce discours dévoile sa faille : il affirme sans dissimulation que le Christ est vrai homme, mais ne parvient pas à le penser vraiment comme un homme. La modernité a renvoyé la théologie à la véracité de l'histoire : qu'est-ce que les évangiles racontent de Jésus ? Renonçant désormais à partir " d'en haut ", des hauteurs d'une génération céleste, une " christologie " nouvelle est née en notre siècle, qui fonde la théologie sur l'histoire. La collection " Cogitatio Fidei " a publié nombre de ces essais, pour la plupart œuvres de théologiens étrangers. La présente étude s'inscrit dans leur sillage ; prenant acte de la " déconstruction " de la théologie du Verbe incarné, elle s'efforce de reconstituer l'identité de Jésus à partir des récits évangéliques. Quand on passe des récits de Pâques à ceux de la passion, le procès de Jésus, ouvert dès le début de son ministère, manifeste la nouveauté de Dieu lorsqu'il se rend présent dans un homme. La remontée finale aux récits de la naissance de Jésus semble ouvrir une porte dans l'épaisseur des temps. Mais le récit permet-il de remonter aussi haut que le fait le dogme de l'" Incarnation " ? C'est tout l'enjeu théologique de cette réflexion, elle-même relecture d'une recherche qui s'est poursuivie sur plusieurs décennies.
Biographie de l'auteur Jésuite, théologien, Joseph Moingt a notamment écrit L'Homme qui venait de Dieu (Cerf) et collaboré au best-seller La plus belle histoire de Dieu (Seuil), qui a dépassé les 100 000 exemplaires et a été traduit en de nombreuses langues. Il a également publié Les trois visiteurs chez Desclée de Brouwer et Dieu qui vient à l'homme (Cerf, 2002)
Résumé : Théologien jésuite de réputation mondiale, Joseph Moingt est, à 102 ans, une voix libre et très écoutée du monde catholique. Face au constat d'une Eglise en difficulté, qui doit affronter les scandales à répétition et le recul des vocations, Joseph Moingt se demande comment maintenir vivants son héritage et son message. La solution, selon lui, passe par l'émancipation de la foi et par le maintien du lien entre christianisme et raison. Il développe ses arguments autour de trois grandes questions fondamentales qui structurent son livre : la religion, la révélation et le salut. Un thème très actuel surgit au coeur de ces réflexions, celui du rapport aux autres. Comment, en tant que croyant, peut-on être habité parla foi en l'Autre, habillé d'une majuscule sacrée, et rejeter les autres, devenus ennemis parce que différents d'origine, de culture ou de religion ? Pour Joseph Moingt, on ne peut dissocier l'identité de l'Autre et celle des autres. Elles sont une seule et même question qui rebondit de majuscule en minuscule, et inversement, puisque l'Esprit de Dieu se découvre dans l'esprit de l'homme, et réciproquement. Dans cet ouvrage exceptionnellement écrit à la première personne, qu'il présente comme son "livre-testament", l'auteur n'hésite pas à interroger sa propre foi. Si Joseph Moingt, dont le nom est inscrit dans la liste des "dossiers sensibles" du Vatican, prend à nouveau le risque de bousculer son Eglise, c'est avant tout pour l'aider et la rendre audible du plus grand nombre. En quoi il se rapproche de son frère jésuite et lecteur attentif, le pape François.
Résumé : Un Dieu en trois personnes ! La célébration des 2 000 ans du christianisme est l'occasion de réfléchir sur le thème de la Trinité. Comment en est-on arrivé à ce concept théologique qui ne se trouve pas formulé dans les Evangiles ? Comment comprendre qu'on passe du Jésus du Nouveau Testament, qui dialogue avec Celui qu'il appelle son Père, à une Trinité qui inclut un troisième terme, le Saint-Esprit ? N'est-ce pas une manière de revenir au polythéisme du monde païen ? A travers ces entretiens avec Marc Leboucher, Joseph Moingt retourne aux sources de l'idée trinitaire et en retrace les développements ou les limites au cours des vingt derniers siècles. Il montre combien le contenu de la foi dépend aussi des termes du langage, des conflits politiques, des traditions philosophiques. Plus largement, il souligne combien, au fil des siècles, le christianisme insiste sur l'incarnation, le Dieu qui se fait histoire. Cette explication pédagogique sur la Trinité est tout à fait d'actualité au moment où les grandes traditions religieuses et le mouvement de sécularisation remettent en question de manière radicale l'avenir du christianisme.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.