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L'homme qui venait de Dieu
Moingt Joseph
CERF
53,00 €
Épuisé
EAN :9782204047821
Qui est Jésus de Nazareth ? Un homme devenu Fils de Dieu par sa résurrection des morts ? C'est ce que raconte la rumeur qui se répand après sa résurrection. Un Fils de Dieu descendu sur terre et devenu homme ? C'est ce que proclame très tôt la foi chrétienne. Analysant les fondements de cette rumeur, l'auteur cherche comment s'est opéré ce retournement et à travers quelles étapes et quelles hésitations s'est construit le dogme du Verbe incarné. L'interrogation critique de ce discours dévoile sa faille : il affirme sans dissimulation que le Christ est vrai homme, mais ne parvient pas à le penser vraiment comme un homme. La modernité a renvoyé la théologie à la véracité de l'histoire : qu'est-ce que les évangiles racontent de Jésus ? Renonçant désormais à partir " d'en haut ", des hauteurs d'une génération céleste, une " christologie " nouvelle est née en notre siècle, qui fonde la théologie sur l'histoire. La collection " Cogitatio Fidei " a publié nombre de ces essais, pour la plupart œuvres de théologiens étrangers. La présente étude s'inscrit dans leur sillage ; prenant acte de la " déconstruction " de la théologie du Verbe incarné, elle s'efforce de reconstituer l'identité de Jésus à partir des récits évangéliques. Quand on passe des récits de Pâques à ceux de la passion, le procès de Jésus, ouvert dès le début de son ministère, manifeste la nouveauté de Dieu lorsqu'il se rend présent dans un homme. La remontée finale aux récits de la naissance de Jésus semble ouvrir une porte dans l'épaisseur des temps. Mais le récit permet-il de remonter aussi haut que le fait le dogme de l'" Incarnation " ? C'est tout l'enjeu théologique de cette réflexion, elle-même relecture d'une recherche qui s'est poursuivie sur plusieurs décennies.
Biographie de l'auteur Jésuite, théologien, Joseph Moingt a notamment écrit L'Homme qui venait de Dieu (Cerf) et collaboré au best-seller La plus belle histoire de Dieu (Seuil), qui a dépassé les 100 000 exemplaires et a été traduit en de nombreuses langues. Il a également publié Les trois visiteurs chez Desclée de Brouwer et Dieu qui vient à l'homme (Cerf, 2002)
Le titre Figures de théologiens donné à ce volume ne doit pas faire illusion : il s'agira de portraits théologiques, non biographiques, ni psychologiques, ni littéraires ; j'y parle de théologiens disparus, uniquement, et ne m'intéresse qu'à leur théologie, et encore à leurs orientations et à leurs pratiques plus qu'à leurs idées. J'ai connu de très près plusieurs d'entre eux, mais il en est que j'ai seulement rencontrés ou lus. Le motif d'écrire sur celui-ci ou celui-là m'a le plus souvent été dicté par ma charge de responsable de la revue (les Recherches de science religieuse, pour saluer la mémoire d'un collaborateur disparu ou introduire un numéro spécial ; ou, plus occasionnellement, pour répondre à la demande d'une autre revue, préfacer un livre ou en rendre compte. Les textes ici reproduits sont donc loin de représenter mes affinités avec tel ou tel auteur ou les influences que j'ai subies de l'un ou de l'autre, comme si j'avais voulu retracer ma propre biographie intellectuelle à travers tous ces portraits. En espérant que les lecteurs d'aujourd'hui puissent y reconnaître le lointain cheminement des questions qu'ils trouvent encore, sous de nouvelles formes, à l'horizon de leurs propres recherches et dans l'espoir qu'ils parviennent à s'intéresser à la pensée de leurs devanciers comme à la trajectoire de la théologie dont l'avenir leur est désormais transmis. J Moingt
Ce livre cherche quelle identité de Dieu se donne à découvrir dans l'histoire de Jésus de Nazareth. La recherche est menée sous l'horizon de la « mort de Dieu » et de la « fin de la religion » qui surplombe notre temps et qui obscurcit le sens de l'homme autant que celui de Dieu. Le problème est constitutif de la pensée philosophique de la « modernité ». Avant d'interroger la révélation, la théologie doit se situer dans le champ de la raison et se demander pourquoi et comment la pensée de Dieu s'y est perdue. L'ouvrage commencera donc par une large exploration du problème de Dieu dans la philosophie, de Descartes à nos jours, aux fins de relever les cheminements par lesquels s'est répandue l'incroyance et d'observer les réactions de la théologie et ses tentatives nouvelles de conciliation entre la foi et la raison. Ayant affronté la négation de Dieu, la pensée croyante pourra quitter les voiles du deuil et aborder la révélation. Le second chapitre campera sur le terrain des évangiles, lieu privilégié de la christologie, mais sans s'y enfermer. Il devra, en effet, expliquer comment la tradition chrétienne a pu véhiculer un « bien-connu » de Dieu que rejettera la pensée moderne. Aussi son intérêt se fixera moins sur l'identité personnelle de l'homme de Nazareth que sur les signes de la présence de Dieu qui, à la fois, se dissimule et de dévoile en lui. Quand la pensée de la mort de Dieu est reportée dans l'événement de la croix de Jésus, la foi sait y reconnaître l'avènement trinitaire du Dieu-amour qui est-pour-nous. Le précédent ouvrage de christologie a suscité un très grand intérêt. On trouvera ici la poursuite de la recherche de l'auteur sur le mystère de Dieu.
Faut-il se résigner à voir l'Eglise catholique se replier sur elle-même, comme par un étrange effet de glaciation? Peut-elle toujours être coupée à ce point des hommes d'aujourd'hui? Non, répond le théologien Joseph Moingt, qui se livre ici à un plaidoyer sans complaisance pour que l'Eglise trouve un nouvel élan. Un élan qui passe nécessairement par une mutation profonde: promouvoir des vraies communautés d'Evangile, en allégeant l'institution, offrir aux femmes une place digne de ce nom, revenir aux grandes intuitions du concile Vatican II. N'est-ce pas le sens d'un authentique humanisme évangélique? Il y a urgence à aller de l'avant. Il y a urgence à inscrire une nouvelle espérance, loin des peurs ou des crispations du passé.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".