Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Soeurs
Miton Florence
JM LAFFONT ED
25,10 €
Épuisé
EAN :9782488325059
Soeurs est un roman à deux voix, deux corps, deux coeurs qui battent à l'unisson jusque dans la séparation. Danielle apprend qu'elle est condamnée : un cancer foudroyant et la certitude qu'il ne reste que peu de temps. Flavie, sa soeur cadette, vit à New York, retenue par les frontières closes de la pandémie. Entre elles, un océan, un travel ban, et l'absurde logique d'un monde administré. Mais aussi un amour inconditionnel, une intimité complice, et l'urgence de dire ce qui ne pourra plus l'être. Le roman entremêle les voix intérieures des deux soeurs : la narratrice mourante, qui observe la mort comme on contemple un paysage d'enfance ; et celle qui reste, celle qui pleure, celle qui ne pourra pas dire adieu. Florence Miton ne décrit pas la mort, elle raconte la vie jusque dans la mort, les souvenirs partagés comme des battements de coeur qui refusent de cesser. Ce qui se déploie ici est un récit de l'absence impossible, un chant à deux voix pour dire ce que l'on tait trop souvent. Il y a l'humour, la tendresse, la colère, l'attente et cette obstination à aimer, même quand le corps lâche, même quand les lois séparent, même quand le temps presse. Le texte ne cède jamais au pathos : il transcende la douleur en beauté lucide, en fragments de vie arrachés au silence. Roman du lien, Soeurs est aussi un roman de la parole. Parler, écrire, dire, même sans réponse, même pour conjurer. Florence Miton trace une voix qui lui est propre, charnelle, pudique et déchirante. Ce livre est une ode à toutes les soeurs et les frères de sang, de coeur, d'âme, et à ce qui, parfois, nous rend plus vivants que jamais. Soeurs est son premier roman.
Imaginez la projection constante de gigantesques boules incandescentes dans un ciel chauffé au rouge, des nappes de pétrole en combustion sur la mer Égée, l'air empuanti par une odeur nauséabonde, pendant que des nuages étouffants, des cendres et des étincelles passent au-dessus de nous ¿ et vous n'aurez encore qu'une petite idée de la grandiose et épouvantable scène de dévastation qui se déroule sous nos yeux." 1922. Smyrne, l'actuelle Izmir, conquise par la Grèce à la fin de la Première Guerre mondiale, est reprise par les Turcs qui se déchaînent contre la « ville infidèle », plongeant près de deux millions de personnes dans l'une des plus grandes catastrophes humaines du XXe siècle. Recourant à des récits de témoins et aux souvenirs de survivants, Giles Milton restitue l'ampleur de cet épisode tragique de l'histoire des relations entre l'Orient et l'Occident."4e de couverture : Imaginez la projection constante de gigantesques boules incandescentes dans un ciel chauffé au rouge, des nappes de pétrole en combustion sur la mer Égée, l'air empuanti par une odeur nauséabonde, pendant que des nuages étouffants, des cendres et des étincelles passent au-dessus de nous ¿ et vous n'aurez encore qu'une petite idée de la grandiose et épouvantable scène de dévastation qui se déroule sous nos yeux." 1922. Smyrne, l'actuelle Izmir, conquise par la Grèce à la fin de la Première Guerre mondiale, est reprise par les Turcs qui se déchaînent contre la « ville infidèle », plongeant près de deux millions de personnes dans l'une des plus grandes catastrophes humaines du XXe siècle. Recourant à des récits de témoins et aux souvenirs de survivants, Giles Milton restitue l'ampleur de cet épisode tragique de l'histoire des relations entre l'Orient et l'Occident."
Personne ne doit savoir où vous allez... pas même vos hommes. Il ne faut à aucun prix éveiller les soupçons sur vos activités, ni ici en Angleterre, ni pendant votre voyage". 1917. Au lendemain de la révolution russe, un groupe d'espions anglais entre clandestinement en Russie soviétique afin de déjouer les plans de Lénine. Le chef du Soviet suprême cherche à détruire l'hégémonie britannique en Inde, en faisant jouer ses appuis en Asie centrale ; il veut déstabiliser les démocraties occidentales et finalement les renverser. Commandés par l'excentrique Mansfield Cumming, ancien capitaine de marine unijambiste et amateur d'encres sympathiques, les espions ont toute liberté d'agir ; le seul mot d'ordre du Chef : "Évitez de vous faire descendre. " Infiltrant la Tcheka, l'Armée rouge et les cellules du Parti, ils manqueront de peu d'assassiner Lénine... Entre James Bond et Jules Verne, Giles Milton raconte les péripéties des précurseurs du Secret Intelligence Service, en se fondant sur des documents historiques peu exploités. Un livre palpitant, qui plonge le lecteur dans l'atmosphère bouillonnante de la Russie révolutionnaire.
Résumé : Au printemps 1939, une organisation secrète est fondée à Londres. Elle est surnommée "l'armée secrète de Churchill" et a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations que Churchill avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances.
1922, la cavalerie turque entre dans Smyrne (aujourd'hui Izmir), sur la côte ouest de la Turquie, et la détruit entièrement. Dans Le Paradis perdu, Giles Milton nous raconte comment la ville la plus riche et la plus cosmopolite de l'Empire ottoman a pu connaître ce sort terrible. Au cours des deux siècles précédents, Smyrne a prospéré ; les puissantes dynasties levantines ont contribué à en faire une ville majoritairement chrétienne, peuplée surtout de Grecs et d'Arméniens, mais aussi de Turcs et de Juifs, un cas unique dans le monde musulman. Après la Première Guerre mondiale, la Grèce envahit la Turquie, dans le but de restaurer un Empire chrétien en Asie Mineure ; cette attaque est soutenue par les grandes puissances. Échauffourées, escarmouches, provocations, incursions de bandits se succèdent. En 1922, les Grecs sont vaincus. Les armées turques se déchaînent contre la " ville infidèle " : les deux millions d'habitants de Smyrne sont jetés dans l'une des plus grandes catastrophes humaines du vingtième siècle. Avec son grand talent de conteur, émaillant son récit de témoignages et de détails colorés, Giles Milton nous restitue dans Le Paradis perdu toute l'ampleur de cet épisode tragique des relations Orient-Occident.
Héritier d'une lignée d'uniformes, élevé dans le respect du képi, des procédures et de la virilité silencieuse, Jean Barre entre dans la police comme on entre en religion. Fils unique d'un gardien de la paix et d'une inspectrice sanitaire obsessionnelle, Jean vit dans un pavillon baptisé Le Paradis des Hirondelles. Mais ce paradis a des murs. Et derrière les murs, une faille : le jeune homme, passionné d'art contemporain, sent croître en lui une dissonance. Une autre vie l'appelle, une vie plus incertaine, plus fragile, plus imprévisible. Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, affecté au commissariat du 6e arrondissement, Jean découvre un monde parallèle. Galeries, vernissages, oeuvres énigmatiques : il flâne, observe, tombe en amour. Puis un choc : la rencontre avec Arnaud de Charrette, galeriste dandy et magnétique, ouvre une brèche dans son existence verrouillée. Entre trouble amoureux, sidération esthétique et effondrement des repères, le jeune policier affronte une vérité qui le dépasse : celle de son désir, de sa singularité, de son droit à l'indocilité. Ce roman initiatique, au style incisif et tendre, trace le portrait d'un homme en métamorphose. C'est une plongée dans l'absurde, la violence symbolique de l'héritage familial, mais aussi dans les fulgurances du quotidien. Mêlant comédie sociale et découverte de la vie, Voyage éclair au paradis est une déclaration d'amour à l'art comme révélateur intime, et au courage qu'il faut pour devenir pleinement soi.
Berlin. Niklas, étudiant en médecine et militant écologiste, hérite d'une table pliante. Sous le bois, une inscription en yiddish et une adresse gravées : "1942, Paris, 209 rue Saint Maur" . Soudain, les questions qu'il fuyait réclament des réponses. Paris. En vidant l'appartement de sa grand mère, Léa découvre une photo au visage gratté et un dossier d'indemnisation pour spoliation. Elle met ses études entre parenthèses : comprendre avant d'avancer. Deux enquêtes intimes, deux jeunesses prises dans l'histoire : des archives d'ambassade à Berlin aux caves et combles du 209, leurs pas se rejoignent.
Instantanés atmosphériques avec Andrée Putman est un récit composé en tableaux, chacun centré sur un lieu, une scène, un objet ou une figure. Tout commence sur une piste de cailloux dans l'arrière pays varois, avec une maison posée sur un rocher comme point fixe d'une famille qui ne l'est pas. Puis le décor bascule vers Paris rive gauche, un appartement, une école, plus loin une abbaye bourguignonne et ses archives. La mère, tempérament visionnaire, devient une figure du design, invente des intérieurs, signe des hôtels, le Concorde, voyage autant qu'elle fait voyager ceux qui entrent dans ses créations. Cyrille Putman regarde d'abord cela de près, en enfant dans le cadre, puis de loin, en homme qui commence à voir les angles morts. Le livre s'avance enfin vers les dernières années de la mère, diagnostic de démence à corps de Lewy, téléphone qui sonne moins, amis historiques qui s'espacent, nouveaux venus qui s'installent pas toujours de manières respectueuses. Cyrille Putman tient le récit et termine par une lettre à celle qu'il a toujours appelée par son prénom. L'ouvrage montre une famille où se croisent vieille bourgeoisie industrielle, artistes, ministres, punks et drogués, autour d'une mère convaincue et convaincante, d'un enfant qui comprend très tôt que la beauté ne protège de rien mais laisse des traces tenaces. Ce rassemblement de textes questionne la manière d'élever des enfants, quand on passe sa vie à réorganiser celle des autres, ce que l'on doit à des parents qui vous offrent la curiosité plutôt qu'un mode d'emploi, ce que vaut le prestige d'un nom quand la maladie efface les repères, ce que devient une réussite publique quand la fin de vie se complique, comment parler d'addiction sans fabriquer ni alibi ni procès. Il refuse le règlement de comptes comme le panégyrique, avance par scènes, dialogues et trajets, et laisse au lecteur le soin de mesurer la part de chance, de faute et de nécessité. Il poursuit un travail de mémoire exigeant, au plus près des choses. La pudeur n'étouffe jamais la précision. On referme le livre en ayant appris deux ou trois vérités utiles, l'élégance n'est pas un effet, c'est une méthode, la simplicité n'est pas un renoncement, c'est une décision, les oeuvres comptent, mais ce sont les manières qui durent.
Dans cet essai, Christine Bretonnier-Andreani part d'un paradoxe fondamental chez Jean Giono : un écrivain souvent perçu comme chantre de la nature, de la simplicité paysanne, mais dont les textes regorgent de figures monstrueuses, de récits transgressifs, de pulsions primaires. En prenant appui sur les grands interdits anthropologiques, l'autrice éclaire avec précision l'imaginaire gionien. Articulé autour de quatre notions, le Nom-du-Père, le monstre, le secret, la transgression, l'essai construit une lecture à la fois structurale, psychanalytique et littéraire. Il s'agit de remonter les strates du récit jusqu'au coeur du fantasme, là où le langage de Giono devient matière vive, corps d'encre et de chair. L'ouvrage traverse les oeuvres majeures, Un roi sans divertissement, Le Moulin de Pologne, Noé, Ennemonde, Dragoon, pour faire émerger une typologie du monstrueux, non comme figure de l'Autre, mais comme surgissement du soi. Les figures féminines, centrales et ambivalentes, incarnent la mère archaïque, la femme dévorante, la sibylle prophétique, renvoyant l'homme à son impuissance, à son désir et à son effroi. Le monstre, chez Giono, n'est jamais totalement extérieur : il naît du clivage, de la confusion des frontières, du refus du refoulement. Cet acte d'interprétation est une descente au plus profond d'un imaginaire littéraire où le sublime se mêle à l'abject.