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Bergson ou l'imagination métaphysique
Miquel Paul-Antoine
KIME
20,30 €
Épuisé
EAN :9782841744329
La philosophie d'Henri Bergson procède par images. L'intuition n'est donc pas seulement une méthode, mais aussi un langage qui ne parle au propre que lorsqu'il parle au figuré. Elle est une lanterne obscure qui dispense partout de la lumière. Dans L'évolution créatrice, l'intuition n'est pas une simple métaphysique qui se ferait sans la science. Elle est aussi une dialectique qui chevauche l'intelligence, une pensée en durée qui se nourrit de la pensée spatiale. La science et l'art viennent en premier. Ils sont les prolongements du sens commun. La philosophie ne peut rien faire sans eux. Comme Prométhée, comme le voleur de feu, elle se nourrit de ce qui n'est pas fait pour elle. Comme Hermès, comme le messager, elle en fait un langage et un univers que tous doivent pouvoir comprendre et dans lequel tous doivent pouvoir se retrouver. Cette philosophie n'est pas la phénoménologie. Ce n'est pas non plus la métaphysique scientiste de l'intelligence. C'est une attitude spécifique qui ouvre à une pensée de la durée qui n'a plus simplement un sens pour la conscience, mais qui relève et exprime l'incomplétude de l'univers.
Cet ouvrage présente plus de 50 montres, les plus rares du monde, y compris celles dont il n'existe qu'un seul exemplaire. Qu'elles doivent leur caractère exceptionnel à leur complexité mécanique, à leur design, à leur prix astronomique ou à leur histoire, toutes témoignent du génie de cet art de haute précision qu'est la belle horlogerie. Des montres ayant battu tous les records aux enchères ces dernières années aux " pépites " de technicité et de complication, en passant par les garde-temps uniques des héros d'hier et d'aujourd'hui, ce livre passionnera professionnels, collectionneurs et amateurs, mais aussi tous ceux que l'univers de la haute horlogerie fascine.
Résumé : Le vieillissement n'est pas une maladie. Il atteint tout animal dépassant Un certain âge et il concerne presque toutes les espèces vivantes. Pourtant les tumeurs malignes et les maladies neurodégénératives augmentent avec l'âge. On ne meurt pas de vieillesse. On meurt de poly-pathologies. Alors, où est la poule, où est l'?uf ? Où est le vieillissement, où est la maladie ? Le vieillissement, ce sont les atrophies musculaires et digestives. Mais est-ce l'atrophie digestive qui provoque la dénutrition ou la dénutrition qui la produit ? Il y a des cercles vicieux du vieillissement. Le cercle vicieux n'est pas un cycle. C'est un phénomène irréversible qui est propre à un système d'objets agissant sur lui-même. Le vieillissement n'est pas une simple destruction. C'est une autodestruction. On se souvient que certains tissus peuvent régénérer leurs cellules. Mais ce mécanisme fonctionne de moins en moins bien. Les tissus fonctionnels sont peu à peu remplacés par des tissus conjonctifs. N'est-il pas surprenant alors de retrouver, au c?ur de cette dynamique de destruction des cercles vicieux moléculaires ? Nous défendons ici une double hypothèse. Scientifiquement, tout d'abord, nous souhaitons montrer que ces processus d'autodestruction ne sont ni stochastiques, ni génétiques. Ils sont épigénétiques. Philosophiquement ensuite, nous les considérons comme des processus émergents. Un système d'objets qui agit sur lui-même n'est pas pourvu d'une âme ou d'un esprit frappeur. Il est simplement caractérisé par le fait que son action vient compléter sa description. C'est cela qui détermine le sens qu'il faut donner selon nous, au concept d'émergence et qui n'est pas son sens usuel. L'autodestruction n'est donc pas là au commencement. Elle n'est pas programmée génétiquement. Elle résulte de la destruction de certaines molécules et ces effets que cette destruction entraîne. Mais cette résultante est autre chose qu'une simple déduction. Et cette bio-logique du vieillissement est autre chose qu'une simple logique.
Résumé : Faire de la biologie et penser la biologie constituent deux activités indispensables l'une à l'autre. L'exemple de la " métaphore du programme génétique " nous montre, qu'entre l'explication atomique des physiciens et l'explication vitaliste, il peut y avoir un niveau moléculaire spécifique d'analyse des propriétés du vivant. Cet ouvrage a pour double ambition de montrer comment cette métaphore s'est constituée et quels en sont les éléments discutables. Il se propose d'analyser le processus à travers lequel elle est passée historiquement de l'état de concept dynamique et opératoire à celui d'une image figée de plus en plus décalée de la réalité de la connaissance biologique.
Cet ouvrage, destiné aux futurs biologistes et aux philosophes de la vie, a pour but de fournir des outils de réflexion pour comprendre l'origine des représentations et des métaphores explicatives des phénomènes biologiques utilisées quotidiennement dans les laboratoires, mais également pour questionner leur pertinence et leurs limites. Au-delà d'une simple description historique de l'évolution des concepts sur le vivant, il s'agit de soulever les limites des concepts, hérités des sciences de la nature, dans leur utilisation en biologie actuelle, et notamment en génétique moléculaire. Une argumentation de qualité, basée sur des données expérimentales, montre les limitations de ces concepts et de ces métaphores, notamment dans la compréhension dynamique et interactive des processus biologiques.Cette démarche est d'autant plus essentielle aujourd'hui dans une période où la biologie, et plus précisément la génétique, questionne ses concepts (limites du déterminisme) et repense ses cadres de pensée.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.