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Lakant
Miller Jacques-Alain
HUYSMANS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782905040435
Des psychanalystes se sont réunis à l'Université Centrale de Barcelone pour étudier, sous la direction de Jacques-Alain Miller, les réponses de Freud et de Lacan aux trois questions de Kant: Que puis-je savoir?, Que puis faire?, Que m'est-il permis d'espérer? Une passion inédite les a gagnés. Le volume des travaux de ce séminaire en porte la trace dans son titre. Peut-être, était-ce la même passion qui animait les discussions des berlinois sur le problème de la définition des Lumières par Kant, ou sur sa Critique de la raison pratique. Le programme était osé: sous le titre « Lacan avec Kant », faire sourdre une vérité de Kant qui puisse éclairer notre orientation lacanienne, en termes cliniques comme en termes de discours. La méthode avait fait ses preuves, le temps son ?uvre, depuis que Lacan s'était servi, en 1963, de Sade pour révéler une vérité de Kant intéressant éminemment la psychanalyse. « Kant avec Sade » avait rendu possible à Lacan, pour celui qui s'engage dans l'expérience d'une psychanalyse, d'ouvrir l'accès à l'axiome de son fantasme qui dirige ses conduites et sa vie Quelle vérité de Kant a été recueillie à Barcelone, qui mérite que les travaux de ce séminaire soient traduits en français et diffusés au-delà de notre petit cercle de psychanalystes? Il n'y a pas de meilleure réponse que celle de Kant: Accéder aux Lumières consiste pour l'homme à sortir de la minorité où il se trouve par sa faute. Ainsi, après Freud, qui a osé identifier l'instance critique du surmoi à la conscience morale; après Lacan, qui a situé la jouissance à la racine du sujet moral; des psychanalystes ont osé faire le pas de commencer à construire l'avenir de la psychanalyse. Kant est encore leur point d'appui pour lutter contre l'objectivation du sujet par les neurosciences et résister à l'engloutissement de leur discipline par le discours capitaliste. Le sujet autonome de Kant, soumis à la loi qu'il se donne à lui-même, éclaire un point capital, et constitutif de l'expérience analytique: La division du sujet. Le sujet en psychanalyse se divise entre signifiant et jouissance. Dans chacune des trois questions de Kant, il s'agit bien de la psychanalyse: Que puis-je savoir dans une analyse?, Que puis-je faire sinon une analyse?, Que m'est-il permis d'espérer d'une analyse? La réponse de Barcelone est: « Sapere aude! », Ose savoir et décider.
Résumé : Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scannériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, " vivre trois secondes en une ", argumenter (" tout bon raisonnement offense "), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi - telles furent quelques-unes des pulsions et ambitions du jeune Jacques Miller, fils d'un radiologue parisien. Névrose ordinaire, ravalement de la vie amoureuse, caractère insolent sadico-anal, humeur maniaco-dépressive, modestie foncière. Ce recueil de textes de jeunesse donne un aperçu des années d'apprentissage d'un personnage qui défraya la petite chronique du Quartier latin dans les années 60, et qui s'était éclipsé de la scène publique depuis près de vingt ans, avant de solliciter à nouveau l'attention du public cultivé par une polémique passionnée. On trouve ici son entretien avec Jean-Paul Sartre en 1960, ses " réflexions intempestives " de lycéen, son premier exposé au Séminaire de Jacques Lacan, ses premières tentatives logico-philosophiques, son essai sur l'Utile. Le volume s'achève avec son retour auprès de Lacan et son entrée en analyse.
Il sagit dune Conversation. Cest là un art retrouvé, une discipline véritable : les textes présentés sont lus un mois à lavance par ses participants ; ce temps de la réflexion débouche sur une discussion dense, animée par deux dentre eux, où sécouter les uns les autres féconde le propos de chacun. Aucun bla-bla-bla, aucune infatuation. Un souffle passe, des hypothèses sont émises, retenues pour les unes, suspendues pour dautres, développées pour les troisièmes. Lobjet de cette Conversation relève presque de la provocation : effets thérapeutiques rapides en psychanalyse . On sait que Freud ne se réjouissait pas des effets parfois fulgurants de lentrée en analyse. On sait que Lacan dit que la guérison vient "de surcroît" , sans constituer la fin dune cure analytique. Enfin, la durée des analyses va toujours croissant. Alors ? Alors, se rappeler aussi quil y a de lincurable selon Freud, quune analyse se termine néanmoins, selon Lacan, que la clinique analytique est une clinique sous transfert, quune interprétation a des incidences, et que léthique de la psychanalyse est à soutenir, sans compromis, face aux récentes agressions, aussi violentes que piteuses, à son endroit. Ici six psychanalystes privilégient pour la première fois ce dont habituellement aucun ne rend compte et qui fait pourtant leur quotidien : des cures allant de trois séances à quelques mois, dont les analysants ont pris acte, quils reprendront ou pas. Ces analystes découvrent, et nous avec eux, quune "théorie des cycles" , avancée par Jacques-Alain Miller, peut être mise à lépreuve. Un cycle, sil ne constitue pas une analyse terminée, nen a pas moins sa complétude : un pas y est franchi. De ce pas, il y a lieu de rendre raison, de dire en quoi il consiste, cas par cas. Cest ce quentreprend cette Conversation : sa lecture captive, qui porte à conséquences.
Navarin éditeur inaugure une nouvelle collection, La Bibliothèque lacanienne, avec un ensemble de textes cliniques sur lhumeur, suivis dune "conversation" animée par Jacques-Alain Miller. Il sagit des travaux de la Journées des Sections cliniques (UFORCA) 2007 ; ils ont été relus et sont édités par Christiane Alberti. Ce volume doit être achevé dimprimer aujourdhui même, vendredi 10 octobre, et il est prévu quil sera mis en vente dès demain au Palais des Congrès, à loccasion des Journées de lECF. Variétés de lhumeur Les six cas présentés et commentés dans ce volume furent médités, questionnés, confrontés, un à un, dans un cénacle de praticiens dorientation lacanienne, soucieux de déployer le plus cliniquement délicat. En mettant en question le terme dhumeur, sagissait-il de se mettre au goût du jour des mood disorders ? Plus raisonnablement, on a voulu donner une interprétation nouvelle de ce phénomène à partir des questions les plus sensibles suscitées par la pratique. Située au joint le plus intime du sentiment de la vie (Lacan), lhumeur se démontre ici aisément déchiffrable par le corpus psychanalytique. Dans un contexte où les formes imprécises du trouble (dépressif, bipolaire) sont préférées au concept plus strict de symptôme, cette Conversation nous livre des outils précieux pour nous orienter dans la structure, et mieux savoir y faire avec les phénomènes de lhumeur. Christiane Alberti
L'oracle s'est trompé : le déclin du Nom-du-Père n'éteint pas la psychanalyse. Pourquoi cet entêtement à annoncer sa fin inéluctable ? A l'époque du réel sans loi, où les discours dominants veulent résorber toute singularité dans des normes pour tous, la psychanalyse lacanienne reste vive et garde sa puissance de subversion. Ainsi, notre contemporain s'adresse toujours au psychanalyste. Sa demande initiale s'est infléchie : plus prompt à interroger l'analyste qu'à questionner sa propre responsabilité de sujet. /lddict au bonheur en kit, il y croit. Cette sensibilité marque son transfert et son rapport au dispositif analytique. Sa quête trouvera d'autres ressorts dans l'intimité de cette expérience inédite. Contingence, imprévisibilité, rupture, inconscient réel et transférentiel, résistance, démontage de la défense, marque sur le corps sont quelques-uns des mots qui parlent des cures d'aujourd'hui. L'analysant est aux prises avec des bouts de réels désarrimés, effilochés, qui suscitent angoisse, mal-être, phénomènes de corps, etc. Comment inventer sutures et épissures singulières à chaque parcours analytique ? Il est moins question, dans la direction de la cure, de dénouer les conflits que de considérer d'autres nouages, qui permettent un savoir y faire avec ce réel. Dans ce livre, des psychanalystes de l'Association mondiale de psychanalyse parlent des cures qu'ils conduisent, et de leur propre parcours, à partir d'un aggiornamento de leur pratique au xxie siècle.
L'aphorisme Tout le monde est fou ne concerne pas tous les êtres de la Terre, mais uniquement les êtres parlants qui obéissent tant bien que mal au code du langage et qui sont plongés dans un discours qui fait lien social. Certes, quand on parle, on irréalise les choses, on les rend inexistantes - c'est le sens même de la formule "le mot est le meurtre de la chose" . Mais, ce qui fait de celui qui parle un fou tient précisément à ce qu'en parlant et en rendant ainsi la chose inexistante, il lui procure un être. Nous connaissons l'exemple de madame Bovary, qui n'existe pas et n'a jamais existé, mais dont l'être est pourtant bien assuré par une oeuvre qui lui donne corps. Prenons un autre exemple chez Russell : dire que le roi de France est chauve, est une folie, car le roi de France n'existe pas. Par ailleurs, "il convient de remarquer que si un homme qui se croit un roi est fou, un roi qui se croit un roi ne l'est pas moins" .
Résumé : Quelles conséquences la modernité a-t-elle sur la psychanalyse ? Si le rapport au symbolique est en déclin, et si les hommes et les femmes attendent plus que jamais d'être satisfaits dans leur vie, comment les psychanalystes peuvent répondre tout en préservant les principes de celle-ci ? Que devient l'interprétation si la cause et la vérité ne sont plus une urgence pour les patients ? De même quel transfert est alors possible ? Existe-t-il un nouvel analyste ? Un Congrès a eu lieu sur ces questions à Buenos Aires, en avril de cette année. Ce livre en expose les interrogations et proposent des solutions, en donnant la parole à des analystes qui parlent de leur propre analyse, et à d'autres qui débattent de leur pratique quotidienne. On découvre quel destin précis la cure réserve à ceux qui aujourd'hui y recourent. On apprend aussi avec quels nouveaux instruments les analystes procèdent, et quelle formation propose désormais une Ecole lacanienne ? Sept Ecoles en effet comparent ici leurs expériences. La science occupe une place particulière dans un tel débat, car la modernité en fait un dieu. La médecine et la psychanalyse ont à prendre parti face au devoir d'efficacité et de rentabilité que les techno-sciences veulent imposer. Aussi, l'enjeu éthique ressort nettement de cette confrontation dans ce recueil. Dominique Miller.