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Michel-Ange. Les Esclaves
Gaborit Jean-René ; Jugie Sophie
EL VISO
9,70 €
Épuisé
EAN :9788412084689
Enchaînés, les deux captifs s'opposent par tous les sentiments qu'ils expriment. L'un, superbement jeune et beau, semble s'abandonner à un sommeil peut-être éternel. On l'a surnommé l'esclave mourant. L'autre, plus brutal, se débat dans une torsion vibrante de tout son être. Il est dit l'esclave rebelle. Tous deux ont été conçus par Michel-Ange pour le somptueux monument funéraire que le pape Jules II rêvait de se faire élever et qui connut bien des vicissitudes. Enchaînés, les deux captifs s'opposent par tous les sentiments qu'ils expriment. L'un, superbement jeune et beau, semble s'abandonner à un sommeil peut-être éternel. On l'a surnommé l'esclave mourant. L'autre, plus brutal, se débat dans une torsion vibrante de tout son être. Il est dit l'esclave rebelle. Tous deux ont été conçus par Michel-Ange pour le somptueux monument funéraire que le pape Jules II rêvait de se faire élever et qui connut bien des vicissitudes, pendant quarante années de programmes successifs. Michel-Ange donna les deux grands marbres inachevés, considérés très tôt comme se suffisant à eux-mêmes, à l'exilé florentin Roberto Strozzi, lequel en fit hommage au roi de France. Les esclaves gagnèrent donc la France du vivant du sculpteur et ont successivement été placés dans deux niches du château d'Ecouen, construit par le connétable Anne de Montmorency, puis prélevés par le cardinal de Richelieu pour son château en Poitou. Ils purent enfin être vus et admirés à partir de 1814, date de leur entrée au Louvre. Ils sont présentés depuis 1994 dans la galerie qui, au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu relie le pavillon Denon au pavillon Mollien et qui a pris le nom de galerie Michel Ange. Peu d'éléments permettent d'apprécier le thème iconographique. Symbolisent-ils les provinces soumises ? Les arts réduits en esclavage par la mort du pontife ? Participent-ils à son triomphe éternel ? Peut-on y voir les passions asservies, ou, selon le thème platonicien qui animait Michel-Ange, représentent-ils l'âme humaine enchaînée par la pesanteur du corps ? Jean René Gaborit, conservateur général honoraire, autrefois chargé du département des Sculptures, et spécialiste de Michel Ange, nous soumet dans cet ouvrage ses propres réflexions nourries des nombreuses recherches qu'ont suscitées ces chefs-d'oeuvre. C'est un véritable travail de retour aux sources et d'investigation qu'il nous propose, rapprochant des analyses, comparant des techniques, délaissant des hypothèses par trop ambiguës : un travail de chercheur au service de l'amateur
Schommer Pierre ; Landais Hubert ; Gaborit Jean-Re
Pierre Schommer joua un rôle déterminant dans la protection des monuments et oeuvres d'art. Lors de la guerre d'Espagne, il participa au sauvetage des trésors du Prado. Dès 1939, il fut chargé de l'évacuation des oeuvres d'art des collections nationales françaises. Responsable du dépôt du château de Chambord, véritable gare de triage pour l'ensemble des convois, il protégea de nombreux chefs-d'oeuvre : il ne s'agissait pas seulement de "sauver la Joconde", mais de préserver le patrimoine artistique d'un pays et de le soustraire à la convoitise de dignitaires nazis. Ses carnets, publiés à titre posthume, témoignent, non sans humour et causticité, de la "drôle de guerre", de l'invasion et de l'exode, de la vie quotidienne en zone occupée dans un château prestigieux qui échappa de justesse à la catastrophe absolue.
L'intérêt de l'oeuvre sculpté de Michel-Ange est souvent éclipsé par celui de ses fresques, peintures et dessins. Si les "Esclaves", le "David", la "Pietà" du Vatican, le "Moïse" et, peut-être, la "Pietà" de Milan sont présents dans l'esprit du grand public, d'autres sculptures du Maître sont, en revanche, négligées ou ignorées : le fait que Michel-Ange, sculpteur, a souvent fait appel à des collaborateurs, la "redécouverte" très médiatisée d'oeuvres perdues ou ignorées, les attributions hypothétiques ou justifiées déconcertent et découragent trop souvent les amateurs, chercheurs ou passionnés d'Histoire de l'art... Ce livre, somme de cinquante années de recherches et d'observations, tente de répondre à leurs questions, en abordant sous un nouvel angle les sculptures de Michel- Ange. Il s'attache à rappeler l'historique de chacune, sa genèse et ses avatars, ses particularités techniques, en précisant ce que l'on sait des interventions des collaborateurs, mais aussi en signalant l'emprise exercée au cours des siècles sur d'autres sculpteurs, suscitant copies, démarquages, imitations inconscientes ou délibérées et il permet une nouvelle approche, plus concrète et plus claire, du génie de Michelangelo Buonarroti, qui se disait avant tout sculpteur.
Même si la définition de l?art roman et, plus encore peut-être, sa dénomination, font l?objet de contestations, le phénomène que recouvre ce terme, c'est-à-dire le profond renouvellement qui se manifeste, dans toute l?Europe occidentale, entre la fin du Xe siècle et le milieu du XIIe siècle, tant dans l?architecture que dans les autres domaines de la création artistique, apparaît comme une évidence. L?une des caractéristiques de ce renouvellement est incontestablement l?importance croissante donnée à la sculpture, avec en particulier l?extraordinaire essor de la sculpture monumentale dont on peut voir des témoignages jusque dans les édifices les plus modestes. Après divers essais, parfois assez timides, durant la période dite du « premier art roman », la sculpture connaît, dès les dernières décennies du XIe siècle, un soudain épanouissement qui culmine dans la première moitié du XIIe siècle avec un grand nombre de réalisations majeures : portails et façades, cloîtres, décors intérieurs. Mais la recherche constante de nouvelles formules et, sans doute aussi, la volonté d?accompagner les innovations dans l?art de bâtir ont amené les sculpteurs à multiplier les expériences ; les rapports entre sculpture et architecture sont ainsi pensés de différentes façons ; le traitement de la figure humaine évolue et l?ornement se diversifie. De nombreux ouvrages ont été consacrés, partiellement ou totalement, à la sculpture romane ; parce qu?il est bien difficile de dresser un tableau chronologique cohérent d?un art dont l?évolution, sur une période relativement brève, n?a rien de linéaire, l?approche choisie a été essentiellement régionale, mettant l?accent sur la diversité, bien réelle qui caractérise les principales « provinces » de l?art roman. Le présent ouvrage tente une autre démarche : mettre en valeur, par une analyse plus typologique, ce qui fait l?unité de la sculpture romane : sources d?inspirations communes, recours aux mêmes modèles (même si l?interprétation en est très variée), adaptation aux mêmes schémas iconographiques, solutions parallèles adoptées pour répondre aux mêmes nécessités. La connaissance de la sculpture romane permet sans doute, du fait de ce mélange d?unité et de diversité, de mieux comprendre la culture de la société des XIe et XIIe siècles, société marquée par la violence, que les structures de la féodalité divisent et cloisonnent mais à laquelle, en dépit de crises profondes, un certain renouveau économique et l?omniprésence de l?Église, à travers la constitution du réseau paroissial, l?action des ordres monastiques et les pèlerinages, ont donné une réelle unité.
Lambert Jean-Clarence ; Brunet Jean-Marc ; Py Fran
Jean-Clarence Lambert s'attache aux vrais artistes. On lui doit des monographies de André Masson, Marta Pan, Botero, Pedersen, Erro parmi bien d'autres. Depuis dix ans, il s'est intéressé à l'oeuvre discrète mais si profonde et subtile de Jean-Marc Brunet, qu'il considère comme l'un des plus importants et authentiques artistes contemporains. Cet ouvrage les réunit. Avec plus de 300 livres d'artistes ou " livres -objet ", Jean-Marc Brunet a toujours aimé dialoguer avec les poètes : Bernard Noël, Michel Butor, Tita Reut, Yves Bonnefoy, Natanaële Chatelain, Jean-Clarence Lambert, Dominique Sampiero, Michel Ragon se sont prêtés au jeu avec lui, éditant des ouvrages précieux, rares, à tirages très limités, enrichis de gravures. Aujourd'hui, deux textes de Jean-Clarence Lambert font écho à une sélection de récents pastels de Jean-Marc Brunet. Ils donnent un magnifique aperçu de l'oeuvre de l'artiste. Peinture abstraite mais en réalité presque figurative, pour qui sait regarder. Elle introduit la lumière réelle, suggère des espaces, traduit rythmes et mouvements. Ou montre l'éclatement de la matière et la fusion, dans une alchimie qui permet au poète et au peintre d'opérer sur une double poétique liée au feu, celle de l'or et du Phénix.
Ce précieux volume de la collection Solo était épuisé depuis des années. A l'occasion de l'immense événement que constitue la prochaine exposition du Louvre consacrée à Léonard de Vinci (24 octobre 2019 - 24 février 2020), le voici réédité, augmenté d'une postface qui confirme toutes les pistes, recherches et intuitions du formidable travail de Cécile Scailliérez. Quelle est l'histoire du tableau - et du modèle - le plus célèbre au monde ? En quelque sorte, comment devient-on la Joconde ? On peut être aujourd'hui le chef-d'oeuvre le plus célébré de toute la peinture et rester mal connu, être admiré par des millions et des millions de visiteurs mais avoir été, en d'autres temps, considéré comme un tableau de maître presque " comme les autres ". D'ailleurs, quand elle entre au Louvre, en 1797, la Joconde n'arrive pas en grande pompe mais quatre ans après l'inauguration du nouveau musée, pour compléter un accrochage ! Une manière de " bouche-trou " ... Peinte entre 1503 et 1507, la Joconde n'a donc pas toujours été regardée comme l'oeuvre incomparable que les visiteurs du monde entier se pressent d'admirer à présent derrière sa vitre blindée. Cécile Scailliérez, conservateur général au département des peintures du musée du Louvre, a mené l'enquête autant sur l'histoire de la Joconde, son commanditaire, son modèle, ses acheteurs et son prix que sur la façon dont elle fut " reçue ", admirée mais aussi, un temps, presque oubliée. Ce précieux volume de la collection Solo était épuisé depuis des années. A l'occasion de l'immense événement que constitue la prochaine exposition du Louvre consacrée à Léonard de Vinci (24 octobre 2019 - 24 février 2020), le voici réédité, augmenté d'une postface qui confirme toutes les pistes, recherches et intuitions du formidable travail de Cécile Scailliérez. Voici une nouvelle Joconde révélée afin que, mieux connue, elle cesse un peu, ce livre refermé, non pas d'être célèbre mais opaque à force de trop de gloire. C'est bien elle, toute neuve, " comme jamais encore vue ", à qui " il ne manque que la parole ", que nous découvrons de nouveau. La collection Solo, créée par le musée du Louvre, en présente les chefs-d'oeuvre incontournables. La collection est désormais confiée en coédition aux Editions El Viso. Elle publie trois à cinq nouveaux titres par an.
Georges Folmer, avec constance et acharnement, abandonne toute trace de figuration pour devenir l'un des maîtres de l'abstraction géométrique des années 1950-1960. La grande historienne de l'art Lydia Harambourg, passionnée par l'oeuvre de Folmer, revient sur ce cheminement qui a marqué l'histoire de l'art du XXe siècle. "En art, il n'y a pas de hasard, tout est réflexion, tout est démarche pensée." Cette affirmation de Georges Folmer (1895-1977) résume à merveille la ligne de conduite qu'il n'aura cessé de suivre, avec constance, rigueur et acharnement, pour s'extraire de toute figuration et devenir l'un des maîtres de l'abstraction géométrique, qui s'épanouit en France dans les années 1950-1960. Peintre et dessinateur, mais aussi sculpteur, créateur d'affiches, de meuble, d'objets d'art décoratif, Folmer explore tous les supports. S'imprégnant des grands courants de l'abstraction - le cubisme et le néoplasticisme en particulier -, trouvant aussi l'inspiration dans la poésie, la musique, les mathématiques, il élabore peu à peu un nouveau langage plastique, une forme d'expression" non figurative et non objective". De Nancy à Paris, Lydia Harambourg retrace le parcours riche et complexe de Folmer, à la conquête de l'abstraction la plus pure.
Pierre-Yves Trémois (1921 - 2020) est l'un des plus grands artistes français, un créateur protéiforme, surdoué, peintre, dessinateur, graveur, sculpteur mais aussi céramiste, orfèvre, créateurs de bijoux. Un luxueux coffret de 4 volumes rend hommage à cette personnalité hors du commun, l'une des plus populaires au meilleur sens du terme. Pierre-Yves Trémois naît dans une époque marquée par les conflits et les dévastations, d'une guerre à l'autre, mais aussi les progrès techniques et scientifiques et l'espoir d'une humanité meilleure. Cette ambivalence marquera l'esprit et l'oeuvre de cet artiste qui oscillera entre la représentation de la folie des hommes et de leur violence mais aussi une confiance en un avenir ou l'homme retrouverait une place centrale, comme à la Renaissance, éclairé par les grandes découvertes. Cet humanisme lucide caractérise son oeuvre virtuose qui l'amena à rencontrer et sympathiser avec les plus brillantes personnalités du siècle, Montherlant, Dali, Rostand, Claudel ou encore Fellini. Une oeuvre épurée qui va d'un trait à l'essentiel et couvre les domaines les plus variés, peinture, dessin, gravure, sculpture, orfèvrerie, céramique. Grand prix de Rome en 1943, élu à l'Académie des Beaux-Arts en 1978, Pierre-Yves Trémois est l'un des artistes les plus doué et toujours surprenant. 4 volumes réunis sous coffret permettent de le redécouvrir de façon magistrale : Trémois et la littérature ; Trémois, la science et la métaphysique ; Trémois, le monde des Arts ; Trémois, l'Histoire et la religion