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La crise de l'art contemporain. Utopie, démocratie et comédie, 3e édition
Michaud Yves
PUF
17,00 €
Épuisé
EAN :9782130729617
La prétendue crise de l'art contemporain est donc une crise de la représentation de l'art et une crise de la représentation de sa fonction. La démocratisation culturelle se poursuivra. La diversité des groupes sociaux sera encore plus lisible dans la diversité culturelle et artistique. Il n'y a ni à s'opposer à cette évolution, ni à l'accompagner, elle se fait. En même temps, c'est de cette diversité qu'on peut attendre vitalité et surtout, désir, ces deux éléments essentiels à toute création. " Publié pour la première fois en 1997, cet ouvrage est paru dans un contexte de polémique virulente sur la "valeur" de l'art contemporain en France. Sa réception a favorisé, pour le public, une prise de conscience générale que les idées pouvaient être discutées et analysées. "Le débat a eu un effet positif, ne serait-ce qu'en dédramatisant les choses, au moins on a pu commencer d'en parler" et comprendre que nous avons vécu "la fin de l'utopie de l'art et que nous sommes entrés dans un autre paradigme de production et de représentation".
Les hommes ont toujours agi sur le monde pour le relier à leur environnement. Aujourd'hui, deux nouveaux facteurs interviennent : déséquilibre de la domestication de l'homme par lui-même et de l'environnement par la mobilisation des ressources. Faut-il changer la vie, en faisant fi de tout principe de précaution et en inventant le surhomme ? Ou faut-il penser la nature humaine dans sa finitude ?
LA nouveauté la plus importante du projet de science de la nature humaine consiste à inscrire la philosophie parmi les productions de cette nature. La démarche est désormais sans point fixe. La philosophie n'est pas ce lien hors lieu d'où les activités humaines peuvent être analysées, jugées, évaluées ; c'est une activité comme les autres, et du coup la science de la nature humaine est condamnée à devenir tôt ou tard son propre objet : la réflexion philosophique qui opère, analyse, évalue, distingue, est elle-même régie par les mécanismes qu'elle découvre. Il n'est donc pas étonnant que Hume ne puisse distinguer sans appel entre les différents degrés de validité des "opérations de l'entendement". Une telle distinction supposerait quelque lieu inquestionnable d'où l'effectuer. A cet égard, la déception humienne et son aboutissement sceptique sont inscrits dans le projet lui-même.
Des fractures fortes sur fond d'unité nationale à base d'associations, de symboles et de traditions, un Service public hypertrophié que tous critiquent mais dont personne ne souhaite se passer, un système institutionnel à bout de souffle mais dont les hommes politiques sont habitués à jouer et auquel nous sommes résignés, des élites bien à l'abri derrière leurs corporatismes et leurs réseaux d'influence, un capitalisme dans lequel même ses grands patrons n'ont pas confiance, l'obsession des grands refus fondateurs et la nostalgie de la grandeur, un mélange d'arrogance et de doute qui alimente un esprit critique qui ne va jamais jusqu'à la lucidité, autant de traits qui font la particularité française, son caractère horripilant et parfois en partie son charme. A la manière dont il avait déjà exercé sur Jacques Chirac sa lucidité ironique, Yves Michaud décrit avec un regard distancié la vie politique, sociale et culturelle d'un pays qui n'est pas en déclin mais succombe aux incivismes. En même temps, il dessine les contours de solutions. Car la recomposition n'est pas loin quand la situation est si caricaturale. Beaucoup de solutions simples sont à portée de main - encore faut-il regarder la situation en face sans se payer de mots. Loin de toutes les étiquettes et grilles de lecture idéologiques, dans ces textes limpides et allègres, Yves Michaud sait éclairer les chemins d'une pensée politique à la fois noire, lucide et... constructive.
Notes Biographiques : Yves Michaud a enseigné la philosophie dans de nombreuses universités françaises et étrangères. Il a été directeur de l'École des beaux-arts à Paris de 1989 à 1997.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.