Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Précis de recomposition politique. Des incisives à la française, et de quelques manières d'y remédie
Michaud Yves
CLIMATS
18,30 €
Épuisé
EAN :9782082105613
Des fractures fortes sur fond d'unité nationale à base d'associations, de symboles et de traditions, un Service public hypertrophié que tous critiquent mais dont personne ne souhaite se passer, un système institutionnel à bout de souffle mais dont les hommes politiques sont habitués à jouer et auquel nous sommes résignés, des élites bien à l'abri derrière leurs corporatismes et leurs réseaux d'influence, un capitalisme dans lequel même ses grands patrons n'ont pas confiance, l'obsession des grands refus fondateurs et la nostalgie de la grandeur, un mélange d'arrogance et de doute qui alimente un esprit critique qui ne va jamais jusqu'à la lucidité, autant de traits qui font la particularité française, son caractère horripilant et parfois en partie son charme. A la manière dont il avait déjà exercé sur Jacques Chirac sa lucidité ironique, Yves Michaud décrit avec un regard distancié la vie politique, sociale et culturelle d'un pays qui n'est pas en déclin mais succombe aux incivismes. En même temps, il dessine les contours de solutions. Car la recomposition n'est pas loin quand la situation est si caricaturale. Beaucoup de solutions simples sont à portée de main - encore faut-il regarder la situation en face sans se payer de mots. Loin de toutes les étiquettes et grilles de lecture idéologiques, dans ces textes limpides et allègres, Yves Michaud sait éclairer les chemins d'une pensée politique à la fois noire, lucide et... constructive.
Philosophe, professeur à l'université de Rouen et membre de l'Institut universitaire de France, Yves Michaud dirige l'Université de tous les savoirs. Auteur de nombreux ouvrages d'esthétique et de philosophie politique, il a notamment publié en "Pluriel" Critères esthétiques et jugement de goût.
A quoi servent vraiment les satellites? Comment connaît-on l'activité cérébrale? Qu'est-ce qu'un VLT? Quelles sont les dernières avancées en astronomie? Quels progrès le séquençage du génome humain laisse-t-il espérer? Dans ce volume inédit de l'Université de tous les savoirs, les plus grands spécialistes nous éclaire sur l'évolution des techniques d'observation scientifique les plus actuelles, que ce soit en médecine, en astrophysique. en climatologie ou encore en histoire de l'art
Le mérite, le travail, l?effort ont fait retour dans le discours politique et dans l?opinion. Il fautmériter son salaire ou sa promotion; les rémunérations doivent être fixées au mérite et l?onpromet aux élèves méritants des décorations sur le modèle des croix d?honneur du passé. Mais ce retour est ambigu, pour le moins. Non seulement il se produit au milieu de revendications égalitaires toujours fortes, mais c?est aussi un drôle de mérite qui revient. Pas question de valeur morale, d?accomplissements humains, de bonnes actions, de vertu. On parle de travail, d?efforts, et surtout de rémunération. Le mérite semble une sorte de droit à récompense financière, en tout cas quelque chose qui doit payer.
La violence est de tous les temps, mais elle paraît aujourd'hui partout. Pourquoi nos sociétés éprouvent-elles le besoin de se rapporter à elles-mêmes par le biais de cette catégorie fourre-tout, de cette notion vague et précise à la fois, bien réelle et pourtant illusoire, masque et révélateur d'une vérité plus profonde ? Et comment lutter contre la violence s'il est vrai qu'elle est intrinsèquement liée à la division du travail et au développement technologique des sociétés modernes ? Questions urgentes, et à poser à neuf. C'est dans l'aveuglement au rapport des faits de la violence et de leurs conditions d'apparition comme violence qu'opèrent les différents " discours " sur la violence que l'auteur analyse successivement : fantasmes de l'insécurité, théories de l'agressivité, discours du réalisme politique et de la porno-politique, incantations à la révolte et à la non-violence. Yves Michaud conduit une réflexion en profondeur sur la nature du social moderne : la " déréliction politique " dont parlait déjà Hannah Arendt, l'apparition d'un social divisé qui survit à sa propre division, la faille au coeur du consensus perdu, l'illusion évanouie du contrat social dont la reconstitution autoritaire suppose et implique la pire des violences : le totalitarisme.
On n'a jamais tant parlé de l'Iran et pourtant le mystère demeure. La révolution islamique de 1979 est une date bien plus importante que tous les évènements liés à l'islamisme depuis, 1 1 septembre 2001 inclus. Elle seule a mis sur pied un modèle qui n'a renoncé à aucune de ses ambitions et trouve dans le désordre croissant de son environnement régional les conditions d'une nouvelle expansion. Les crises ponctuelles qui défrayent la chronique - soutien au terrorisme, programme nucléaire aujourd'hui - nous éloignent toutefois de la seule question qui importe, celle de la nature et des fins poursuivies par le régime islamique. Force est de constater que, depuis 1979, rien n'a été fait pour le mettre en question. L'université, dans sa majorité aussi complaisante à son égard qu'elle le fut il y a trente ans à l'égard du maoïsme, réclame la maîtrise de la version officielle de l'histoire: la révolution islamique répondrait peu ou prou à l'attente des Iraniens. Aux yeux de Ramine Kamrane et de Frédéric Tellier, rien n'est plus faux. Malgré ses spécificités, le système islamique relève de l'emprise d'un totalitarisme qui doit être pensé dans le sillage de ses deux premières vagues, nazie et soviétique. Le fait totalitaire n'est pas mort. Nous en sommes les contemporains. La pensée anti-totalitaire que l'on croyait remisée avec son objet est bien la seule à même de nous aider à percer ce "mystère islamiste" presque trentenaire et toujours entier.Inscrire la question iranienne dans la généalogie du fait totalitaire revient à souligner que la situation actuelle de l'Iran n'est pas de l'ordre de la fatalité. La rupture, qui viendra des profondeurs de la société iranienne, menace le régime.
Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse: en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part: jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.
Résumé : Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
Le 28 juin 1914, à Sarajevo, l'archiduc François-Joseph, héritier de l'empire austro-hongrois, est assassiné. Cet évènement est le coup d'envoi du XXe siècle et de ses horreurs, et est aussi à l'origine de la création de la Yougoslavie. Et c'est avec la disparition de cette dernière, quatre-vingts ans plus tard, que se termine ce même siècle. Stanko Cerovic raconte la vie et la mort de son pays, si emblématique de ce temps de ténèbres, les passions et désillusions politiques, la participation de sa famille, celle de Milovan Djilas, le meilleur ennemi de Tito, aux grands événements qui façonnèrent l'Est du continent. Où est la source de la révolte dans l'homme? Obsédé par cette question, l'auteur revient sur les rebellions du siècle - le communisme, l'anticommunisme, la dissidence, leur échec, et leur sens, si elles en ont un. Cerovic le croit, et pense qu'elles méritent d'être expliquées, et parfois même justifiées malgré la terrible impasse à laquelle elles aboutirent toutes. Marchant sur les traces de l'homme révolté de Camus, il peut, à l'issue de cet itinéraire spirituel singulier, faire sienne la célèbre phrase d'Ulysse de Joyce: "L'Histoire est un cauchemar dont j'essaie de m'éveiller". Stanko Cerovic s'est mis à écrire dans le no man's land de l'exil parisien, non pour retrouver une patrie mais pour justifier sa propre survie. Il nous offre avec cette odyssée européenne singulière une philosophie de l'histoire, un récit épique, politique et intimiste à la fois. Biographie de l'auteur Stanko Cerovic est né au Monténégro en 1951 et vit et travaille à Paris depuis 1979. Il est l'auteur aux éditions Climats de deux ouvrages, dont un essai remarqué, Dans les griffes des humanistes, paru en 2001.