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LA COMMUNE DE CRONSTADT
METT IDA
SPARTACUS
6,00 €
Épuisé
EAN :9782902963973
L'insurrection de Cronstadt, présentée à l'époque par le pouvoir bolchevik comme un complot fomenté de l'étranger par des forces contre-révolutionnaires pas vraiment identifiées, a ses racines dans le mécontentement des marins, y compris des marins communistes, vis-à-vis des méthodes du commandement politique de la flotte baltique. Mais elle trouve sa cause immédiate dans la répression militaire du mouvement de grève déclenché à la fin de février 1921 par les ouvriers de Petrograd pour protester contre les énormes difficultés de ravitaillement dont ils souffraient ; cette protestation s'était étendue dans certaines usines à la revendication de libertés politiques et à la contestation du monopole du Parti communiste. C'est en appui de cette protestation que, le 28 février, les marins de Cronstadt adoptent une série de 15 résolutions dont voici la première : "Etant donné que les soviets actuels n'expriment pas la volonté des ouvriers et des paysans, organiser immédiatement des réélections aux soviets au vote secret en ayant soin d'organiser une libre propagande électorale". On est à la veille de l'ouverture du 10e congrès du Parti communiste, les armées blanches ont été vaincues. Depuis près de trois ans, aucune organisation politique autre que le Parti communiste n'a droit de cité. Mais la famine menace, et Lénine va faire mettre en oeuvre la Nouvelle politique économique (NEP), rétablissant une certaine liberté du commerce. Au même congrès, pour mettre fin à l'intérieur du parti lui-même aux contestations, dont celle de l'Opposition ouvrière, les fractions sont interdites. L'heure n'est donc pas à la négociation avec les marins revendicatifs de Cronstadt. L'écrasement sanglant de leur mouvement, dénoncé comme contre-révolutionnaire, aura lieu pendant le congrès lui-même. En écrivant ce livre en 1938, Ida Mett s'est donné pour but "de servir, par une analyse objective des évènements historiques, les intérêts vitaux du mouvement ouvrier... (d') examiner ces thèses opposées à la lumière des faits et documents, ainsi que sous l'angle des évènements qui suivirent presque immédiatement l'écrasement de Cronstadt".
Quelle vie incroyable que la mienne! Fille d'un petit tailleur juif arrivé de Russie à pied et sans le sou, j'ai été l'une des dernières femmes à entrer dans le cercle très fermé de la Haute Couture parisienne. Pendant quarante ans, j'ai habillé les stars internationales et les femmes politiques, promenant mes collections de New York à Tokyo en passant par Beyrouth et Moscou. Moi, qui voulais embellir toutes les femmes, voir leurs yeux briller de plaisir pendant que ceux des hommes s'allument de désir sur leur passage, je vais tout vous raconter. Car, il n'est pas si frivole qu'on veut bien le dire, le plaisir qu'éprouve une femme qui se sent belle, ni celui que ressent l'homme qui l'admire. C'est l'élan même de la vie, sublimé par l'élégance. Quelques secondes d'harmonie, sauvées du chaos, volées à la violence du monde. Suivez-moi donc dans les coulisses des défilés et découvrez les dessous de la mode, l'exaltation de la création, la gloire des podiums et les coups d'épingle du destin...
Hampden Louise ; Bermond-Gettle Virginie de ; Mett
Tout le savoir de nos grand-mères et les astuces transmises de génération en génération sont rassemblés dans cet ouvrage pour que même les jardiniers débutants aient la main verte ! Des conseils inestimables qui permettent aussi bien de faire fuir les insectes grâce à du café et de l'ail, que de connaître les vivaces indispensables à mettre dans un jardin en été.
Vaughan Brian K. ; Harris Tony ; Clarks Jim ; Mett
Résumé : Après avoir servi la ville de New York en tant que super-héros, Mitchell Hundred s'est donné pour mission de la sauver, mais cette fois-ci en tant que Maire. Convoqué à Rome pour une audience avec le Pape, il ignore encore qu'une cible est en ce moment-même braquée sur son front et qu'un ancien admirateur prévoit de fortement perturber la Conférence Nationale Républicaine à venir. Parviendra-t-il à gérer de front tant de situations critiques ?
Curés rouges" : cette expression a été inventée plus d'un siècle après la Révolution française pour désigner des prêtres qui prenaient parti aux côtés des couches les plus pauvres de la société. Dans la France de la fin du 18e siècle, les curés, ces moellons d'un des piliers de l'édifice féodal, adoptèrent des positions très variées. Maurice Dommanget s'intéresse ici à deux d'entre eux qui, dans les intenses luttes de classes de la Révolution, se sont placés dans le camp des opprimés et des affamés. Pierre Dolivier, curé d'un village de la région d'Etampes, prend part aux débats sur l'organisation politique et le régime de la propriété. Dans l'un de ses textes les plus importants, l'Essai sur la justice primitive (1793), il y défend les principes de la propriété communale des terres et de leur attribution égalitaire entre les paysans, à une époque où une telle attaque contre la propriété privée pouvait être punie de mort. C'est à Paris qu'un autre curé, Jacques Roux, membre d'une des sections de citoyens les plus importantes par le nombre, mènera en 1792 et 1793 l'action contre la hausse des prix des subsistances et ceux qui en profitent. A la Commune, lors des débats sur la nouvelle constitution, il cherchera à y faire inclure des restrictions à la liberté du commerce lorsque celle-ci aboutit au monopole et à la spéculation sur les produits de première nécessité. Robespierre qualifia d' "incendiaire" le fond de la pétition qu'il présenta à la Convention, et assimila son auteur aux étrangers ennemis de la Révolution. Jacques Roux n'en persista pas moins dans ses attaques, et, durant l'été, dénonça l'action néfaste des administrations marchandes, ces services qui avaient pour tâche d'acheter le blé et de le vendre aux boulangers. On l'arrêta en septembre 1793 et il se suicida en janvier 1794.
Il y a maintenant plus de trente ans que la contraception est libre en France. Moins longtemps pour l'avortement, qui conserve des adversaires acharnés. On en viendrait à oublier qu'au cours du demi-siècle précédent les partisans du contrôle des naissances ont été fréquemment emprisonnés. Cette répression était d'autant plus dure que ces militants faisaient de la limitation volontaire des naissances une arme contre la misère et l'exploitation, le militarisme et la guerre. Née en 1890, Jeanne Humbert est entraînée par sa mère, qui abandonna son mari et ses autres enfants pour vivre avec un militant anarchiste. Sa longue vie a été celle de cent combats : pour l'anarchisme, la limitation volontaire des naissances, la liberté sexuelle, le pacifisme... En 1909, elle devient la collaboratrice d'Etienne Humbert, dont elle sera l'une des compagnes, puis l'épouse. Aux côtés de grandes figures de l'anarchisme, des féministes radicales et de nombreuses personnalités rebelles, elle mène le combat des néo-malthusiens de Génération consciente pour la liberté de la contraception et de l'avortement. Comme à Eugène Humbert, ce combat lui vaudra procès et séjours en prison, car la République voulait des enfants, toujours plus d'enfants, pour en faire des ouvriers et des soldats ! La loi de 1920 livra les néo-malthusiens à leurs ennemis : moralistes cléricaux, laïques ou rouges, populationnistes, nationalistes... sans parvenir à les faire céder ni, d'ailleurs, à freiner la baisse de la natalité. Aujourd'hui encore, en France, la propagande pour la limitation des naissances reste interdite par la loi. Jeanne Humbert n'abandonna jamais le combat libertaire, rejoignant par exemple May Picqueray lorsque celle-ci fonda Le Réfractaire en 1974 pour poursuivre l'action de Louis Lecoin. Un combat, comme sa vie nous le rappelle, qui vise à libérer femmes et hommes de l'empire de la nécessité et de la tutelle des puissants.
L'anarchisme n'est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons ; il est aussi un acte de foi dans l'homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. Jean Barrué Ni le besoin de domination, ni l'ambition personnelle, ni l'arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. Tous ceux qui seraient tentés de grimper sur les épaules du prolétariat pour accéder à la couche supérieure préfèrent s'en tenir éloignés. Erich Mühsam Sans figures de proue, sans propagande électorale, sans bastions syndicaux, l'anarchisme attire continuellement à lui ceux qui se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous.
L'Histoire, très généralement, est écrite par les, vainqueurs. C'est d'autant plus vrai lorsque les vaincus ne constituent pas un Etat, mais la couche la plus dominée de la société, dépourvue des moyens de transmettre son propre récit et le sens qu'elle a donné à son combat. Pourtant, la relation des grandes révoltes serviles des dernières décennies de la république romaine que nous ont transmise les historiens n'a pu masquer les conditions effroyables d'existence qui leur ont donné naissance, ni la portée de ces combats pour la liberté et la dignité. Inspiration de romans-fleuves et de films à grand spectacle, la révolte dirigée par Spartacus de 73 à 71 avant J.-C. est d'abord l'expression d'une situation historique et sociale particulière, et Marcel Ollivier l'y replace pleinement dans ce texte publié pour la première fois en 1929 et qu'il a revu et augmenté. Elle prend ainsi toute sa signification et contribue à la réflexion au plus haut point actuelle sur les conditions dans lesquelles la révolte des opprimés peut déboucher sur la transformation radicale de la société.