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L'anarchisme aujourd'hui
Barrue Jean
SPARTACUS
9,15 €
Épuisé
EAN :9782902963393
L'anarchisme n'est pas seulement la négation et le refus du monde dans lequel nous vivons ; il est aussi un acte de foi dans l'homme qui peut et qui doit se libérer de la servitude économique, et aussi de toutes ces autorités hiérarchiques qui étouffent en lui la personnalité et le rendent esclave des machines dont il devrait être le maître. Jean Barrué Ni le besoin de domination, ni l'ambition personnelle, ni l'arrivisme ne trouvent leur compte dans le mouvement anarchiste. Tous ceux qui seraient tentés de grimper sur les épaules du prolétariat pour accéder à la couche supérieure préfèrent s'en tenir éloignés. Erich Mühsam Sans figures de proue, sans propagande électorale, sans bastions syndicaux, l'anarchisme attire continuellement à lui ceux qui se battent pour le plus élevé des projets politiques, une société où la liberté de chacun est la condition de la liberté de tous.
Résumé : François Mauriac est un des écrivains les plus engagés dans l'histoire littéraire, spirituelle et politique du XXe siècle. Mais sa véritable destinée s'est jouée sur un tout autre plan : celui d'une vie intime qu'il s'est employé, jusqu'à sa mort, à dissimuler, refusant de "tout dire" sur lui-même par crainte d'être incompris ou réprouvé par son milieu. Se fondant sur quantité de sources inédites et sur des documents personnels restés inexploités, Jean-Luc Barré révèle la personnalité d'un chrétien tourmenté, marqué par une éducation rigoriste et hanté depuis son adolescence par le sentiment aigu de sa différence. François Mauriac apparaît ici pour la première fois dans toute sa complexité. Saluée par la critique comme une oeuvre magistrale, cette biographie brosse le portrait fascinant d'un éternel adolescent aux jugements d'une ironie implacable et celui d'un chrétien animé par une exigence de justice qui a fait de lui le défenseur fraternel des exclus et des marginaux. Ecrivain et historien, Jean-Luc Barré est l'auteur, entre autres, chez Fayard, d'une biographie croisée de Jacques et Raïssa Maritain, Les Mendiants du ciel, ainsi que d'un livre d'entretiens avec Jean Mauriac, Le Général et le journaliste (2008). Il est aujourd'hui directeur de la collection "Bouquins" chez Robert Laffont.
L'aventure de Jacques et Raïssa Maritain constitue un parcours unique par son ampleur et son rayonnement. Centre de gravité de la vie spirituelle et littéraire pendant l'entre-deux-guerres, point de ralliement des générations perdues et refuge des poètes maudits, le couple tissa autour de lui le réseau d'influence le plus riche et foisonnant de l'histoire du xxe siècle. Disciples de Bergson et de Léon Bloy, confidents de François Mauriac, de Julien Green et de Jean Cocteau, amis de Péguy, de Mounier et de Paul VI, Jacques et Raïssa Maritain, convertis au catholicisme à vingt ans, se firent tous deux messagers de Dieu sur les routes du monde, "mendiants du ciel" au nom d'un nouvel humanisme chrétien. Cette première biographie du couple révèle la trame même d'une réflexion touchant aux multiples domaines de la connaissance: une destinée d'errance et d'exil, de grandes amitiés et de combats souvent âpres contre l'injustice et les dérives du monde moderne, notamment celles de l'Église. C'est aussi la face secrète de la vie d'un couple qui nous est ici dévoilée. Unis par un amour fou et liés par un voeu de chasteté, les Maritain livrèrent leur existence à Dieu sans partage, au prix, pour Raïssa, de "la plus dure mort à soi-même', et, pour tous deux, d'une bouleversante solitude. Unanimement saluée par la critique, cette biographie a reçu, lors de sa parution en 1995, le Prix de la biographie de l'Académie française et le Grand Prix catholique de littérature. Elle a été traduite en Italie et aux États-Unis. Biographie de l'auteur Écrivain et historien, Jean-Luc Barré est l'auteur, entre autres, de François Mauriac, biographie intime, 1885-1940 (tome 1, 2009), ainsi que d'un livre d'entretiens avec Jean Mauriac, Le Général et le journaliste(2008). Fondateur de la collection" Témoignages pour l'Histoire "aux Éditions Fayard, il est aujourd'hui directeur de la collection" Bouquins "chez Robert Laffont."
Ce livre a été écrit et publié peu après l?assassinat des moines de Tibhirine. Bouleversé par le sacrifice de ces chrétiens qui ont cru jusqu?au bout à la possibilité de préserver en Algérie leur coexistence, enracinée de longue date, avec les populations musulmanes, Jean-Luc Barré a voulu comprendre le sens de leur message et la raison de leur engagement « à perte de vie », selon la formule du prieur de Tibhirine, Christian de Chergé.Parti à la rencontre des derniers chrétiens d?Algérie, il a recueilli leur témoignage, ainsi que celui d?Algériens restés proches de leur communauté et trouvant dans cette fraternité devenue suspecte un refuge contre le fanatisme et toutes les formes d?intolérance. Un espoir qui n?a rien perdu de sa force ni de son actualité. Directeur de la collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont, Jean-Luc Barré est auteur de nombreuses biographies, dont celle de François Mauriac. Il a reçu pour le présent ouvrage le prix Albert Camus en 1997.
Confident des dernières années de Jacques Chirac, Jean-Luc Barré livre ici un témoignage émouvant et savoureux sur le plus secret de nos chefs d'Etat contemporains. De 2007 à 2011, il l'a accompagné dans la préparation de ses Mémoires, nouant avec lui des liens complices et amicaux. Ensemble, ils ont revisité une destinée politique exceptionnelle, évoqué les combats qui ont jalonné ce parcours, les relations avec ses proches ou ses rivaux, de Georges Pompidou à François Mitterrand, d'Edouard Balladur à Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Ils ont aussi abordé des sujets plus intimes : sa vie familiale, sa passion des arts premiers, sa philosophie de l'existence. Plus libre de ses propos qu'il l'était dans la vie publique, Jacques Chirac se révèle tel qu'en lui-même, dans son humanité profonde, avec ses contradictions et ses rêves inassouvis. A la fois rebelle et conformiste, solitaire et fraternel, pudique et provocateur. Ce livre est aussi l'histoire d'un clan. L'auteur y décrypte les codes d'une tribu hors normes, soudée dans l'épreuve, mais aux rapports de plus en plus passionnels à l'heure où le vieux chef se replie sur lui-même. Biographe et spectateur, il était sans doute le mieux placé pour brosser le portrait du vrai Chirac.
Il y a plus d'un demi-siècle que le nazisme a été écrasé militairement. Pourtant, les fascismes italien et, surtout, allemand, continuent à susciter débats et interprétations qui ne se limitent pas à l'établissement des faits historiques. Aujourd'hui encore, l'antifascisme affirme la nécessité d'une mobilisation constante contre ce qui resterait un danger suprême. Alors, le nazisme est-il le fruit d'une période historique particulière, ou s'exprime-t-il, partout dans le monde, dans chaque manifestation de la terreur d'État ? Partant du constat que les classes dirigeantes durent mettre fin précipitamment à la Première Guerre mondiale sous la menace de la révolution, l'auteur évalue la validité des différentes thèses en présence à la lumière de cet événement fondamental et de ses conséquences. Il passe ainsi en revue tous les thèmes en débat, des origines idéologiques du fascisme au rôle qu'a joué la petite-bourgeoisie dans son avènement, des particularités du système économique nazi à l'extermination des juifs d'Europe, de la Guerre d'Espagne à l'antifascisme d'aujourd'hui. Car l'enjeu de cette histoire sans cesse réécrite, c'est le jugement qu'on peut porter sur la société actuelle, sur les menaces qu'elle renferme et sur les conditions de sa transformation radicale. Celui qui cherche à relier le nazisme et ses séquelles aux combats d'aujourd'hui trouvera ici un guide critique extrêmement riche, avec pour fil conducteur l'échec de la révolution communiste.
Dans les mois qui suivirent la révolution d'Octobre, Lénine et les plus lucides des bolcheviks l'affirmèrent avec force: si la Russie restait isolée, si les pays les plus industrialisés, et en premier lieu l'Allemagne, n'étaient pas gagnés par la révolution socialiste, alors celle-ci périrait. C'est dans cette perspective qu'ils créèrent l'Internationale communiste au début de 1919. Même si celle-ci et sa subordination au parti bolchevik furent contestées dès sa fondation, même si, très vite, des révolutionnaires dénoncèrent la dictature du parti russe sur le prolétariat, elle représenta pendant des années encore pour de nombreux militants la lumière qui s'était allumée à l'Est, la perspective toute proche d'un monde libéré du capitalisme et des immenses massacres impérialistes. Pour Hippolyte Etchebehere, dit Rustico, l'Allemagne en crise du début des années 1930 restait le champ de bataille où se jouait l'avenir de la révolution, aussi bien par la puissance de son industrie que par celle de ses organisations ouvrières. A Berlin, aux côtés de ces communistes qui sont pour lui des révolutionnaires, il va vivre ces semaines de l'hiver 1932-1933 dont on s'apercevra que s'y décida le sort d'au moins une génération. Mobilisation des militants, immobilisme des partis et des syndicats, alliance des nazis et de l'appareil d'Etat: Rustico les vit jour après jour et témoigne que le nazisme fut d'abord une contre-révolution, avec, parmi ses premières victimes, une social-démocratie pourtant devenue un rouage de l'Etat allemand et un parti communiste instrument dévoué de l'Etat soviétique.
Il y a maintenant plus de trente ans que la contraception est libre en France. Moins longtemps pour l'avortement, qui conserve des adversaires acharnés. On en viendrait à oublier qu'au cours du demi-siècle précédent les partisans du contrôle des naissances ont été fréquemment emprisonnés. Cette répression était d'autant plus dure que ces militants faisaient de la limitation volontaire des naissances une arme contre la misère et l'exploitation, le militarisme et la guerre. Née en 1890, Jeanne Humbert est entraînée par sa mère, qui abandonna son mari et ses autres enfants pour vivre avec un militant anarchiste. Sa longue vie a été celle de cent combats : pour l'anarchisme, la limitation volontaire des naissances, la liberté sexuelle, le pacifisme... En 1909, elle devient la collaboratrice d'Etienne Humbert, dont elle sera l'une des compagnes, puis l'épouse. Aux côtés de grandes figures de l'anarchisme, des féministes radicales et de nombreuses personnalités rebelles, elle mène le combat des néo-malthusiens de Génération consciente pour la liberté de la contraception et de l'avortement. Comme à Eugène Humbert, ce combat lui vaudra procès et séjours en prison, car la République voulait des enfants, toujours plus d'enfants, pour en faire des ouvriers et des soldats ! La loi de 1920 livra les néo-malthusiens à leurs ennemis : moralistes cléricaux, laïques ou rouges, populationnistes, nationalistes... sans parvenir à les faire céder ni, d'ailleurs, à freiner la baisse de la natalité. Aujourd'hui encore, en France, la propagande pour la limitation des naissances reste interdite par la loi. Jeanne Humbert n'abandonna jamais le combat libertaire, rejoignant par exemple May Picqueray lorsque celle-ci fonda Le Réfractaire en 1974 pour poursuivre l'action de Louis Lecoin. Un combat, comme sa vie nous le rappelle, qui vise à libérer femmes et hommes de l'empire de la nécessité et de la tutelle des puissants.
L'Histoire, très généralement, est écrite par les, vainqueurs. C'est d'autant plus vrai lorsque les vaincus ne constituent pas un Etat, mais la couche la plus dominée de la société, dépourvue des moyens de transmettre son propre récit et le sens qu'elle a donné à son combat. Pourtant, la relation des grandes révoltes serviles des dernières décennies de la république romaine que nous ont transmise les historiens n'a pu masquer les conditions effroyables d'existence qui leur ont donné naissance, ni la portée de ces combats pour la liberté et la dignité. Inspiration de romans-fleuves et de films à grand spectacle, la révolte dirigée par Spartacus de 73 à 71 avant J.-C. est d'abord l'expression d'une situation historique et sociale particulière, et Marcel Ollivier l'y replace pleinement dans ce texte publié pour la première fois en 1929 et qu'il a revu et augmenté. Elle prend ainsi toute sa signification et contribue à la réflexion au plus haut point actuelle sur les conditions dans lesquelles la révolte des opprimés peut déboucher sur la transformation radicale de la société.