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La voix de Papageno
Metiba Brahim
MAUCONDUIT
9,81 €
Épuisé
EAN :9791090566224
Théâtre de la ville de Stipra : le jeune Papageno est éperdu d'admiration pour son grand frère Tamino qui se trouve sur scène. Toutes les filles en sont amoureuses, en particulier Nadja, la fiancée de Tamino, pour laquelle palpite également le coeur de Papageno. Mais le père de cette dernière, archéologue, a été décapité par des guerriers fanatiques et destructeurs de civilisation. Ils vont conduire les trois héros au Temple et les soumettre à une série d'épreuves. En s'inspirant de La Flûte enchantée de Mozart, Brahim Metiba compose un chant polyphonique qui met en scène une société oppressante au discours religieux intolérant. Au coeur de ce chant, une voix mélancolique tente de se faire entendre : la voix de Papageno, à moins qu'il ne s'agisse de celle de l'auteur lui-même. Après le succès de ses deux premiers livres, Ma mère et moi et Je n'ai pas eu le temps de bavarder avec toi, Brahim Metiba nous livre ici le troisième volet de sa trilogie familiale. Un texte majestueux, un conte fantasmagorique où nous retrouvons les thèmes chers à l'écrivain : la construction de soi, l'incommunicabilité, la mère toute-puissante, le père absent, la différence, et toujours la musique.
Résumé : "Ca s'est passé durant une séance au cabinet du psy, en juin, mon mois de naissance. C'était une évidence. Mon absence avait trop duré, je ne pouvais plus fuir éternellement, il fallait revenir et affronter la situation." Un homme, qui vit à Paris, décide de retourner parmi les siens, après dix ans d'absence. L'Algérie lui manque, la mort de son père est imminente. Les relations sont rompues depuis l'annonce de son homosexualité. L'idée lui vient de consigner son voyage dans un journal. Ecrire dans un souffle l'histoire d'un retour, pour conjurer les tourments et ne rien oublier.
Résumé : C'est une histoire d'amour et de dialogue impossible entre un fils et sa mère. Lui, 37 ans, né en Algérie, habite en France depuis quatorze ans. Elle, vit en Algérie. Il est intellectuel. Elle ne sait ni lire ni écrire. Il est homosexuel. Elle aimerait qu'il se marie avec une musulmane. Comme elle aime les histoires, il lui raconte, jour après jour, Le Livre de ma mère d'Albert Cohen. Il espère que les questions abordées dans le livre de cet écrivain juif, qu'il admire, susciteront un échange avec sa mère. Ma mère et moi, merveilleux texte à la langue épurée, s'adresse à la fois au coeur et à la raison. C'est une mélopée lancinante et mélancolique qui vous prend à la gorge. Une fable moderne sur des sujets brûlants de notre société actuelle : la confrontation des cultures, la sexualité, la judéité et l'islam, le vivre-ensemble...
Coffret Brahim Metiba . Après Ma mère et moi, accueilli avec succès ce printemps 2015, Mauconduit publie le 13 octobre un deuxième récit de Brahim Metiba : le livre de son père. À offrir en cadeau : les deux livres assemblés dans un étui en couleurs.
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?
Paris douzième, génération spontanée, un peu court. Manquent des racines, des liens, des souvenirs de famille, un bric-à-brac avec des odeurs et des saveurs sentimentales. Du rance, du rouillé, du périmé, du kitsch, du joli. Un arrière-pays affectueux, peuplé de gens chair et os. Une saga familiale, légitime, universelle. À la place, je possède les riches heures des magazines internationaux : Life, and death. Photos de corps décharnés et nus, en tas ou épars, hommes en pyjamas rayés, crânes rasés, femmes aux yeux sans regard. Parfois je me surprends à dévisager les êtres sur la photo, morts ou vifs, tremblant d'y reconnaître l'un des nôtres. Manquent désespérément mes grands-mères et leurs pâtisseries. Dans la famille de Nénesse et Lili, je réclame les grands-parents. Mais où se trouve le bureau des réclamations ? A qui adresser la lettre ? Je supplie Livia de remettre la chair autour des os. De substituer sa mémoire à celle des magazines, de me refaire un arbre généalogique feuillu, avec bruit du vent qui passe et racines noueuses. Finalement, quarante-cinq ans après ma naissance, quarante-neuf après Auschwitz, elle promet de parler.
Frappier Alain ; Frappier Désirée ; Stora Benjamin
Résumé : Maryse, une jeune lycéenne de 17 ans, décide de participer avec ses copains de lycée à une manifestation contre le fascisme et pour la paix en Algérie. Nous sommes à Paris, en 1962. Après 8 ans de guerre, l'indépendance de l'Algérie devient inéluctable. L'OAS, regroupant dans ses rangs les fervents défenseurs du dernier bastion d'un empire colonial agonisant, multiplie les attentats à la bombe sur la capitale. Le 8 février, après 14 attentats, dont un blessant grièvement une petite fille de quatre ans, des manifestants se regroupent dans Paris aux cris de " OAS assassins ", " Paix en Algérie ". La manifestation organisée par les syndicats est interdite par le préfet Maurice Papon. La répression est terrible. La police charge avec une violence extrême. Prise de panique, Maryse se retrouve projetée dans les marches du métro Charonne, ensevelie sous un magma humain, tandis que des policiers enragés frappent et jettent des grilles de fonte sur cet amoncellement de corps réduits à l'impuissance. Bilan de la manifestation : 9 morts, dont un jeune apprenti, et 250 blessés. 50 ans plus tard, Maryse Douek-Tripier, devenue sociologue, profondément marquée par ce drame dont elle est sortie miraculeusement indemne, livre son témoignage à Désirée Frappier. C'est une véritable histoire dans l'Histoire à laquelle nous invite l'auteur, restituant ce témoignage intime dans son contexte historique et tragique, tout en nous immergeant dans l'ambiance des années soixante : flippers, pick-ups, surboums, Nouvelle Vague, irruption de la société de consommation.