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Un 27 janvier
Gehler Monique
MAUCONDUIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9791090566019
Paris douzième, génération spontanée, un peu court. Manquent des racines, des liens, des souvenirs de famille, un bric-à-brac avec des odeurs et des saveurs sentimentales. Du rance, du rouillé, du périmé, du kitsch, du joli. Un arrière-pays affectueux, peuplé de gens chair et os. Une saga familiale, légitime, universelle. À la place, je possède les riches heures des magazines internationaux : Life, and death. Photos de corps décharnés et nus, en tas ou épars, hommes en pyjamas rayés, crânes rasés, femmes aux yeux sans regard. Parfois je me surprends à dévisager les êtres sur la photo, morts ou vifs, tremblant d'y reconnaître l'un des nôtres. Manquent désespérément mes grands-mères et leurs pâtisseries. Dans la famille de Nénesse et Lili, je réclame les grands-parents. Mais où se trouve le bureau des réclamations ? A qui adresser la lettre ? Je supplie Livia de remettre la chair autour des os. De substituer sa mémoire à celle des magazines, de me refaire un arbre généalogique feuillu, avec bruit du vent qui passe et racines noueuses. Finalement, quarante-cinq ans après ma naissance, quarante-neuf après Auschwitz, elle promet de parler.
Geiler de Kaysersberg Jean ; Rapp Francis ; Koch C
Extrait Sermon sur l'arche d'alliance et l'indulgence plénière En l'an 1509 le docteur Kaysersberg prêcha pour-la Présentation de la Vierge, et après le prêche tous les couvents et fondations vinrent et l'on institua les indulgences. Le docteur parla de notre Dame et de l'indulgence, et frère Johannes Pauli mit le sermon par écrit pour qu'il ne soit pas perdu, telle une miette de pain. Thème : ils ramenèrent l'arche de Dieu avec joie. Nous lisons que Dieu parla à Moïse, lui demandant de lui construire une arche en bois d'acacia, imputrescible, recouverte d'or à l'intérieur et à l'extérieur; il devait déposer à l'intérieur de l'arche les deux tables de la loi, les verges d'Aaron, et un récipient contenant le pain du ciel. Ils devaient utiliser l'arche pour leur besoin et pour leur profit. L'arche signifie notre Dame bien-aimée, qui fut amenée par son père et sa mère pour la présentation dans le temple de Dieu, nous en avons lu le récit aujourd'hui, vous l'avez entendu dans les paroisses. Marie était l'arche de Dieu, sans pourriture ni par le péché originel, ni par les péchés quotidiens ou mortels ; elle était dorée à l'intérieur et à l'extérieur, ce qui veut dire qu'elle brillait au dedans et au dehors par sa chasteté et sa virginité. L'arche, mère de Dieu, nous en avons grandement besoin ; nous pouvons trouver refuge auprès d'elle dans tous nos soucis, et nous obtenons par elle l'aide de Dieu. Deuxièmement, l'arche signifie le Seigneur Jésus, et il n'est pas faux de dire qu'une chose de l'Ancien Testament peut signifier plusieurs choses dans le Nouveau Testament. Donc l'arche signifiait Marie, mère de Dieu, et aussi le Seigneur Jésus, puisqu'elle contenait le pain du ciel et le bâton de Moïse. L'arche était recouverte et personne ne la voyait. Comme elle faillit tomber, Ouzza la toucha ; il mourut aussitôt. Devant elle, David dansa avec joie, mais Mikal, sa femme, la fille de Saül, se moqua de lui.
Geller Shari M. ; Siegel Daniel J. ; Tricot Pierre
La présence thérapeutique est une façon d'être avec les patients qui optimise le déroulement d'une thérapie. Cet état d'esprit fondamental est trop souvent perturbé par le stress et les distractions qui rendent difficile pour le thérapeute de maintenir sa présence. Cet ouvrage expose une revue des données sur la présence thérapeutique, ses composants (manière d'être, écoute, empathie), son histoire (psychanalyse, approches corporelles et cognitives), et son approche physiologique (neuroplasticité, théorie polyvagale). Elle propose un protocole pratique qui permet de développer ses capacités de présence ainsi qu'un ensemble d'exercices pour approfondir cette présence relationnelle thérapeutique. Cet ouvrage qui s'adresse à tous les thérapeutes, intéressera particulièrement tous ceux qui oeuvrent dans le domaine des psychothérapies ou des thérapies manuelles et corporelles. Shari M. Geller, est docteur en psychologie clinique, enseignante à l'Université de York à Toronto. La présence thérapeutique est une façon d'être avec les patients qui optimise le déroulement d'une thérapie. Cet état d'esprit fondamental est trop souvent perturbé par le stress et les distractions qui rendent difficile pour le thérapeute de maintenir sa présence. Cet ouvrage expose une revue des données sur la présence thérapeutique, ses composants (manière d'être, écoute, empathie), son histoire (psychanalyse, approches corporelles et cognitives), et son approche physiologique (neuroplasticité, théorie polyvagale). Elle propose un protocole pratique qui permet de développer ses capacités de présence ainsi qu'un ensemble d'exercices pour approfondir cette présence relationnelle thérapeutique. Cet ouvrage qui s'adresse à tous les thérapeutes, intéressera particulièrement tous ceux qui oeuvrent dans le domaine des psychothérapies ou des thérapies manuelles et corporelles.
Extrait de l'avant-propos de Jean-Pierre Grallet Archevêque de StrasbourgParmi les prédicateurs dont la voix a résonne depuis sa construction sous les voûtes de la belle cathédrale de Strasbourg, Geiler de Kaysersberg occupe assurément la place la plus illustre. La chaire de la nef, merveille de l'art gothique, a d'ailleurs été construite spécialement à son intention.Je me réjouis de tout ce qui contribue à faire connaître non seulement la vie de ce personnage, mais encore sa prédication, comme c'est le cas du présent ouvrage.Le lecteur sera assurément, saisi par les propos de Geiler, peut-être étonné par la vigueur de certains d'entre eux. Ce prédicateur s'était en effet donné pour mission de dénoncer les errements de la société et de l'Église de son temps. En cela, il ne faisait que reprendre la mission d'un Jean-Baptiste, appelant les foules à la conversion.***Extrait de la préface de Francis RappAu XIVe siècle déjà, le cistercien Guillaume de Digulleville avait décrit dans son Roman des trois pèlerinages le fidèle pèlerinant à la suite du Christ. Gerson reprit à sa façon la même idée dans le Testament du Pèlerin. Que Geiler, son fidèle disciple, ait voulu écrire à sa suite ne nous surprendra pas. Il savait qu'en parlant du pèlerinage il traiterait d'un sujet porteur.Dans la piété populaire, la place de la peregrinatio religiosa n'avait rien perdu de son importance, mais pour beaucoup de fidèles partir loin et longtemps était quasiment impossible. Le désir de pèleriner était bridé par le devoir d'état du père ou de la mère de famille, sans parler de la religieuse cloîtrée. Cette contradiction pouvait être particulièrement pénible lorsqu'elle s'opposait à la réalisation d'une démarche jugée particulièrement salutaire, en l'occurrence le jubilé.Pour en bénéficier, c'est-à-dire obtenir l'indulgence plénière, il fallait se rendre à Rome, un déplacement long, pénible et coûteux. Mais quel gain au bout de la route!
La poésie est parfois mielleuse, douce, elle peut attendrir ou soigner. Ici, elle est vitale, décisive, parce qu'elle vient vous montrer ce qu'il vaudrait mieux ne pas voir, mais que vous savez tous, intuitivement. Ce recueil a l'intention de viser en pleine tête, mais son auteur connaît déjà la fin de l'histoire et il sait qu'il n'y aura que des dégâts collatéraux et des blessés que la vie s'acharnera à préserver. Il serait préférable de lire cet ouvrage en étant équipé de protections : vous allez traverser les torrents du quotidien et la banalité du désespoir. Il n'y aura pas d'arrêt ni de pause pipi. Prenez vos précautions.
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?
Dans un récit foisonnant qui met en scène trois générations, Anne-Marie Sandrini évoque la famille de danseurs dont elle est l'héritière : sa grand-mère, Emma, célèbre danseuse étoile de l'Opéra de Paris, son père, Pierre Sandrini, qui étudie la danse à Garnier avant de bifurquer vers le music-hall et de créer le Bal Tabarin - cabaret qui attira le Tout-Paris des années trente -, mais aussi sa mère, Andrée Rapo, magnifique danseuse classique convertie au cancan, ou encore son mystérieux grand-père... A travers ce témoignage émouvant, la "petite Sandrini" fait bien plus que raconter une saga familiale : en allant à la recherche de ses "racines dansantes", elle analyse son propre parcours de danseuse, sa démission de l'Opéra Garnier où son nom devenait trop lourd à porter, et son engagement passionné, des années plus tard, pour l'enseignement et la transmission de la danse auprès des jeunes générations.
Résumé : Il s'agit d'un autoportrait où, pour la première fois, le romancier Serge Filippini se livre à un exercice personnel. Né à Pontarlier en 1950, dans un milieu modeste aux origines italiennes et espagnoles, il tire les fils qui continuent de le rattacher à cet univers- le père projectionniste, la mère ouvreuse, la famille italienne sur laquelle le vingtième siècle semble n'avoir pas prise... Il essaie d'y distinguer les linéaments de l'être qu'il est devenu : pourquoi les livres sont entrés dans sa vie par le truchement de romans d'espionnage et d'une bible oubliée un jour par des visiteurs ? Quelle vision du cinéma se forge un enfant qui baigne dans les salles obscures depuis l'âge de sept ans ? quelle géographie, quels événements, parfois fugaces, souvent ordinaires, ont formé le futur écrivain ? Ce texte littéraire s'accompagne d'images qui ne sont pas des illustrations mais un contrepoint visuel renvoyant à des thèmes présents dans le livre. Ce choix renvoie plus ou moins au Nadja d'André Breton - un " roman " avec images dont l'incipit bien connu est : Qui suis-je ?