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Une Eau-Forte
Métellus Jean
GALLIMARD
17,00 €
Épuisé
EAN :9782070267323
Dans le village de Môtiers - du canton de Neuchâtel en Suisse - meurt en 1980 Hermann von Doreckstein âgé de quatre-vingt-dix ans. Ce peintre célèbre s'était retiré là soixante ans plus tôt pour y vivre en farouche solitaire, loin de son épouse Hanna et de ses quatre fils devenus pharmacien, éditeur, ingénieur et pasteur. Comment cet homme a-t-il vécu ? A-t-il fait des rencontres ? A-t-il aimé ? Et surtout qu'a-t-il fait de son génie pendant près d'un demi-siècle ? Car, au cours de l'inventaire fait dans la misérable demeure de l'exilé, on ne trouve trace d'aucune de ses oeuvres à l'exception d'une eau-forte - magnifiquement belle - représentant Jean-Jacques Rousseau astronome. Alors chacun essaie de percer l'énigme de ce que fut l'existence d'un reclus volontaire en menant son enquête personnelle auprès de ses rares amis et de quelques villageois : commerçants, médecins, policiers, prêtres. Si petit à petit, par touches fugacement éclairées, on essaie de reconstruire le destin d'un homme exceptionnel, sa vérité profonde - faite d'angoisses, d'élans, de dons, de doutes et finalement de désespoirs - restera enfouie dans le mystère qu'un très vieil homme a su préserver jusqu'au bout.
Présentation de l'éditeur Les années de feu qui, en Haïti, préparèrent l'avènement (en 1804) de la première République noire de l'histoire : voilà le temps d'effervescence dans lequel Jean Métellus, romancier, poète, essayiste haïtien, nous entraîne sur les traces du grand Toussaint Louverture. L'imagination poétique de Métellus s'allie à une connaissance approfondie de l'histoire d'Haïti, et nous découvrons comment Toussaint - jeune esclave grandissant dans une île somptueuse mais dont la colonisation avait fait une terre de larmes et de sang - put se construire peu à peu jusqu'à devenir, par passion de la liberté, l'homme qui devait faire trembler les puissances du monde. Tour à tour croyant et pourfendeur de Dieu, chef de guerre impitoyable et généreux, impérieux mais vulnérable, politicien aussi redoutable que passionnément attaché à la justice, aussi complexe qu'imprévisible, Toussaint est riche d'une forte, d'une rare humanité. Ce récit luxuriant est à l'image d'un pays au destin exceptionnel mais cruel, et dont on voudrait croire, avec Toussaint et Jean Métellus, qu'il est promis à un autre avenir.
Résumé : Dans Voix nègres, voix rebelles, voix fraternelles, republié aujourd'hui dans une édition augmentée, Jean Métellus rend hommage, à travers une série de longs poèmes narratifs au souffle épique, à quelques figures marquantes du combat émancipateur des Noirs et, au-delà, de tous les êtres humains : Léon Gontran Damas, Martin Luther King, Albert Luthuli, Patrice Lumunba, Louis Armstrong, Cassius Clay, Steve Biko, Nelson Mandela, Ernesto Che Guevara, Mumia Abu-Jamal. Ces poèmes, d'une grande simplicité, renouent avec la tradition un peu perdue de la poésie historique et didactique.
La revue Les Lettres Nouvelles consacrait en 1975 la presque totalité d'une de ses livraisons au poème d'un inconnu, un Haïtien exilé, médecin en banlieue parisienne, Jean Métellus. Ce numéro de revue, on l'a retrouvé au chevet d'André Malraux après sa mort. Au pipirite chantant, le poème de Métellus, avait été soigneusement annoté par l'auteur de La Condition humaine. Trois ans plus tard, en 1978, Maurice Nadeau éditait ce poème en volume (en coédition avec Robert Laffont) dans sa collection "Les Lettres Nouvelles", avec une préface de Claude Mouchard. Depuis, tandis que Jean Métellus faisait une carrière de romancier, Au pipirite chantant devenait un classique. On en trouve des extraits dans toutes les anthologies de poètes contemporains, français ou antillais, et jusque dans des recueils scolaires. Le présent volume reprend l'édition de 1978, avec la préface de Claude Mouchard. Nous lui avons adjoint de nouveaux poèmes, choisis pour les rapports qu'ils entretiennent avec Haïti. "Si nous le suivons dans l'élan de ses plus longs poèmes, écrivait Claude Mouchard, d'étranges turbulences se développent autour de nous, en nous. Le sang nous bat aux oreilles. Ce qui se voulait simple et englobant se démultiplie en pulsations arythmiques. Fièvre de l'universel." Cette même fièvre saisit le lecteur aujourd'hui.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.