Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
AU PIPIRITE CHANTANT ET AUTRE POEMES
Métellus Jean
MAURICE NADEAU
16,00 €
Épuisé
EAN :9782862311289
La revue Les Lettres Nouvelles consacrait en 1975 la presque totalité d'une de ses livraisons au poème d'un inconnu, un Haïtien exilé, médecin en banlieue parisienne, Jean Métellus. Ce numéro de revue, on l'a retrouvé au chevet d'André Malraux après sa mort. Au pipirite chantant, le poème de Métellus, avait été soigneusement annoté par l'auteur de La Condition humaine. Trois ans plus tard, en 1978, Maurice Nadeau éditait ce poème en volume (en coédition avec Robert Laffont) dans sa collection "Les Lettres Nouvelles", avec une préface de Claude Mouchard. Depuis, tandis que Jean Métellus faisait une carrière de romancier, Au pipirite chantant devenait un classique. On en trouve des extraits dans toutes les anthologies de poètes contemporains, français ou antillais, et jusque dans des recueils scolaires. Le présent volume reprend l'édition de 1978, avec la préface de Claude Mouchard. Nous lui avons adjoint de nouveaux poèmes, choisis pour les rapports qu'ils entretiennent avec Haïti. "Si nous le suivons dans l'élan de ses plus longs poèmes, écrivait Claude Mouchard, d'étranges turbulences se développent autour de nous, en nous. Le sang nous bat aux oreilles. Ce qui se voulait simple et englobant se démultiplie en pulsations arythmiques. Fièvre de l'universel." Cette même fièvre saisit le lecteur aujourd'hui.
Résumé : Dans Voix nègres, voix rebelles, voix fraternelles, republié aujourd'hui dans une édition augmentée, Jean Métellus rend hommage, à travers une série de longs poèmes narratifs au souffle épique, à quelques figures marquantes du combat émancipateur des Noirs et, au-delà, de tous les êtres humains : Léon Gontran Damas, Martin Luther King, Albert Luthuli, Patrice Lumunba, Louis Armstrong, Cassius Clay, Steve Biko, Nelson Mandela, Ernesto Che Guevara, Mumia Abu-Jamal. Ces poèmes, d'une grande simplicité, renouent avec la tradition un peu perdue de la poésie historique et didactique.
C'est au moment où il prend sa retraite que nous faisons la connaissance de Charles-Honoré Bonnefoy, grand neurologue, professeur à la Salpêtrière. Le roman semble donc s'ouvrir, mélancoliquement, quand s'achève une carrière exemplaire. Cette vie va-t-elle, sous l'effet d'un simple décret social, sombrer dans le crépuscule ? Il n'en est rien. A voir Bonnefoy préparer un repas, savourer un mets délicat ou, simplement, se laisser éblouir par la couleur de quelques fleurs, on aurait pu le deviner : son ardeur de vivre n'en restera pas là.
Présentation de l'éditeur Les années de feu qui, en Haïti, préparèrent l'avènement (en 1804) de la première République noire de l'histoire : voilà le temps d'effervescence dans lequel Jean Métellus, romancier, poète, essayiste haïtien, nous entraîne sur les traces du grand Toussaint Louverture. L'imagination poétique de Métellus s'allie à une connaissance approfondie de l'histoire d'Haïti, et nous découvrons comment Toussaint - jeune esclave grandissant dans une île somptueuse mais dont la colonisation avait fait une terre de larmes et de sang - put se construire peu à peu jusqu'à devenir, par passion de la liberté, l'homme qui devait faire trembler les puissances du monde. Tour à tour croyant et pourfendeur de Dieu, chef de guerre impitoyable et généreux, impérieux mais vulnérable, politicien aussi redoutable que passionnément attaché à la justice, aussi complexe qu'imprévisible, Toussaint est riche d'une forte, d'une rare humanité. Ce récit luxuriant est à l'image d'un pays au destin exceptionnel mais cruel, et dont on voudrait croire, avec Toussaint et Jean Métellus, qu'il est promis à un autre avenir.
Dans le village de Môtiers - du canton de Neuchâtel en Suisse - meurt en 1980 Hermann von Doreckstein âgé de quatre-vingt-dix ans. Ce peintre célèbre s'était retiré là soixante ans plus tôt pour y vivre en farouche solitaire, loin de son épouse Hanna et de ses quatre fils devenus pharmacien, éditeur, ingénieur et pasteur. Comment cet homme a-t-il vécu ? A-t-il fait des rencontres ? A-t-il aimé ? Et surtout qu'a-t-il fait de son génie pendant près d'un demi-siècle ? Car, au cours de l'inventaire fait dans la misérable demeure de l'exilé, on ne trouve trace d'aucune de ses oeuvres à l'exception d'une eau-forte - magnifiquement belle - représentant Jean-Jacques Rousseau astronome. Alors chacun essaie de percer l'énigme de ce que fut l'existence d'un reclus volontaire en menant son enquête personnelle auprès de ses rares amis et de quelques villageois : commerçants, médecins, policiers, prêtres. Si petit à petit, par touches fugacement éclairées, on essaie de reconstruire le destin d'un homme exceptionnel, sa vérité profonde - faite d'angoisses, d'élans, de dons, de doutes et finalement de désespoirs - restera enfouie dans le mystère qu'un très vieil homme a su préserver jusqu'au bout.
Résumé : "Ah, mes tendres coeurs, mes chers frères et soeurs en névrosie ! Comme je vous plains et vous comprends, ayant moi aussi usé mes plus belles années sur un divan à ressasser les "Et pourquoi je prends toujours les mauvaises décisions ? ", "Et quand je prends les bonnes, pourquoi je ne vais pas jusqu'au bout ? ", "Et c'est quand qu'on arrive ? ", toutes ces promesses de future vigueur jamais tenues, ou pire, une fois terminée l'ultime séance, vous laissent en rade sur le trottoir : guéri ? Pantelant oui ! Ramené à la case départ, vidé - je n'insiste pas, vous m'avez compris. Eh bien, mes tendres coeurs, moi qui vous aime comme si je vous avais faits, moi, Chtarbov, qui ai mis des décennies à édifier ma Psychanalyse en double aveugle, cette révolution en matière de cure (mot bien inapproprié, vous verrez) je vous en présente ici quelques appetizers pour parler sinon penser (Dieu m'en garde) comme le Maître viennois. Si vous voulez me joindre, ne me cherchez ni sur Facebook, ni nulle part : c'est moi qui vous reconnaîtrai, d'emblée, où que vous soyez, sur un atoll, une banquise, un désert, dans un bar, un wagon, une manif, une aire de repos, un parloir, et vous tendrai alors la main. Comment je ferai ? Ca c'est mon affaire et, quant à vous, borgne de votre propre royaume que vous êtes, ouvrez déjà l'oeil et lisez... " Professeur Tybor Chtarbovski, dit Chtarbov.
Au début des années 2000, La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau a ouvert ses colonnes à une rubrique régulière d'Alain Joubert, intitulée La Boîte noire. Il y relatait une lecture particulière de certains romans noirs, ? le plus souvent oubliés par la critique, s'interrogeant sur les liens avec d'autres oeuvres ou situations, sachant que chaque événement contient par nature sa boîte noire, révélatrice du "masqué", du "dissimulé" ou de "l'inconscient" qui ont provoqué son existence. Pour l'auteur, une vérité non exprimée s'y dissimule et un nouvel éclairage pouvait donc en dessiner les contours. Aux quinze chroniques ici réunies (2002-2004), se sont ajoutés deux textes également publiés par La Quinzaine littéraire dans ses numéros spéciaux d'été de "l'écrivain en colère" (été 2002) et du "roman policier" (été 2003). 17 photos de Nicole Espagnol accompagnent, dans une sorte d'écho visuel, chaque début de texte.
Joubert Alain ; Ciment Michel ; Sauvageot Pierre-a
Résumé : Bunuel, Ferreri, Fields, Forman, Greenaway, Hitchcok, Kubrick, Polanski, Prévert, Renoir, Sternberg, pour ne citer que ceux-là... S'il n'y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, ces réalisateurs ont reflété cependant l'état d'esprit des surréalistes. Alain Joubert a choisi de présenter dans cet ouvrage cent soixante-deux oeuvres des années vingt du siècle dernier à 2015, célèbres ou moins connues, où perce le désir de révolutionner l'entendement humain. Les 29 photocollages en noir et blanc de PierreAndré Sauvageot interprètent en les illustrant, les thèmes de la révolte, la subversion, l'amour fou, la passion, le merveilleux, l'onirisme, la force du mythe, l'exaltation du sacré, éros et thanatos, l'humour noir ou le non-sens, tout ce sur quoi se fondent les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.
Résumé : La Poupée russe, traduit du roumain par Gabrielle Danoux, retrace la vie de Leontina Guran, femme fatale, sportive de haut niveau, dans les années soixante, jusqu'à ses quarante ans lors de la Révolution de 1989. Une vie qui se termine par une mort violente trois ans plus tard, dans un hôtel au bord de la mer Noire. L'auteur construit une récit épique complexe, associant le plan historique-social de la Roumanie communiste avec l'histoire intime de l'héroïne.